Crachat

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Crachat de mucus, tel qu'il s'en produit lors d'un rhume en voie de guérison.

Un crachat est un mélange de matières corporelles expectorées depuis les voies respiratoires (notamment le mucus) et de salive qui est éjecté de la bouche.

Un crachat est le terme désignant le mucus venant des voies aériennes basses pouvant être utilisé pour des examens cyto-bactériologiques (ECBC) lors de pathologies respiratoires. Dans l'idéal, le crachat ne contient qu'un minimum de salive afin d'éviter toute contamination avec des bactéries de la flore orale.

Les ECBC sont utilisés habituellement pour rechercher Moraxella catarrhalis, Mycobacterium tuberculosis, Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae bien que d'autres pathogènes puissent aussi être trouvés.

Différents types de crachats[modifier | modifier le code]

Les crachats peuvent être[1] :

  1. muqueux
  2. Hemoptoïques (sanglants)
  3. De couleur rouille ou rosée
  4. Purulents (en cas d'infection par exemple)

Hygiénisme[modifier | modifier le code]

Plaque émaillée interdisant de fumer et de cracher.

Courant de pensée né au milieu du XIXe siècle dans une société où la tuberculose et l'alcoolisme étaient endémiques, l'hygiénisme recommandait de placer dans les rues des plaques émaillées invitant la population à s'abstenir de cracher sur les trottoirs afin de lutter contre la tuberculose, les crachats constituant un véhicule de la maladie. Les tuberculeux des classes aisées possédaient en effet d'élégants crachoirs en porcelaine et de petits crachoirs de poche mais les phtisiques miséreux continuaient à cracher au sol[2].

Cette interdiction concernait également les cafés et estaminets lorsque la présence des femmes y était autorisée, les fumeurs ayant, aux dires des hygiénistes, une curieuse conception d'hygiène individuelle qui commandait de cracher en fumant[3].

Normes sociales[modifier | modifier le code]

Suivant les normes sociales, au passage de quelqu'un ou à son visage, le crachat constitue une marque de mépris ou une grave insulte. En 2007, à Pékin (Chine), le crachat dans la rue était si habituel qu'a été lancée par les autorités une campagne anti crachat, avant les jeux olympiques d'été de 2008[4],[5]. En 2015, à Amsterdam (Pays-Bas), les contrôleurs du réseau de transports publics de la GVB ont été fournis en kits ADN afin que face à un usager ayant cette réaction lors d'un contrôle, un échantillon soit prélevé et envoyé au parquet judiciaire pour analyse et convocation au tribunal si une correspondance est trouvée dans la banque de données[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fernand Bezançon, Samuel Israëls de Jong, Traité de l'examen des crachats, Masson et cie, , p. 68.
  2. Jacques Le Goff, Jean-Charles Sournia, Les maladies ont une histoire, Seuil, , p. 98.
  3. Henry-Melchior de Langle, Le petit monde des cafés et débits parisiens au XIXe siècle, Presses Universitaires de France, , p. 215.
  4. Il sera interdit de cracher par terre aux JO de Pékin Cyberpresse.ca 2007
  5. En Chine, le crachat résiste avant les jeux Olympiques de Pékin (2007)
  6. Pays-Bas. Kits ADN dans les transports en commun pour analyser les crachats, 20 minutes, Consulté le 21 octobre 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]