Claude Baudard de Saint-James

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Claude Baudard de Saint-James
Folie Saint-James.jpg

Folie Saint-James à Neuilly-sur-Seine.

Biographie
Naissance
Décès

Claude Baudard de Saint-James[1] est un financier français du XVIIIe siècle, né en 1738 et mort en 1787.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Georges Nicolas Baudard de Vaudésir (cousin de Louis Baudard de Fontaine), receveur des tailles de l'élection d'Angers devenu trésorier général des Colonies, il lui succède en 1758 dans les fonctions de trésorier général de la Marine et développe de manière extraordinaire les affaires de son père. Il est associé à toutes les grandes entreprises industrielles et financières de son temps : la Compagnie du Nord, la Compagnie du Creusot, la Compagnie des eaux de Paris, les mines de Baigorri et de Decize ou le grand contrat pour approvisionner la marine de 150 000 à 300 000 pieds cubes de bois[2], associé au négociant malouin Marion-Brillantais.

Il fut baron de Sainte Gemmes (l'actuelle Sainte Gemmes-sur-Loire) en Anjou (et non pas en Touraine), nom transformé en Sainte James par anglophilie (mais cette paroisse et seigneurie fut orthographiée ainsi au XIVe siècle).

L'ensemble de ses investissements sont évalués à un total de sept millions de livres, sans compter ses plantations de Saint-Domingue.

Le cabinet de curiosités du parc de la folie Saint-James, rue du général Henrion Berthier.

Baudard de Sainte-James vit fastueusement. Il acquiert un hôtel au 12 place Vendôme et crée la folie Saint-James à Neuilly-sur-Seine. Dans son jardin anglais, il fait transporter de Fontainebleau les blocs nécessaires à l'édification d'un énorme rocher de 43 mètres de haut. Louis XVI, qui a vu un jour passer le charroi de blocs de pierre, ne l'appelle plus que « l'homme au rocher ». Ce n'est que la plus imposante des nombreuses fabriques de ce jardin conçu pour lui par l'architecte François-Joseph Bélanger.

Il est le principal associé d'Antoine Mégret, comte de Sérilly (époux d'Anne-Louise de Domangeville) qui sera guillotiné avec la sœur du roi en 1794.

Franc-maçon, il est membre de la loge « les Amis réunis », qui réunit des membres de hautes fonctions de la monarchie française[3] et qui compte entre autres le Vicomte de Tavannes, Antoine Court de Gébelin, Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes, le président d’Hericourt, et le Prince Charles de Hesse-Rheinfels-Rotenburg[4].

Baudard de Saint-James fait banqueroute le 2 février 1787 . Charles Alexandre de Calonne refuse d'approuver les comptes de la Compagnie du Nord, qui avait obtenu un privilège du Roi en 1785. Il passe trois mois à la Bastille et meurt peu après à Puteaux, chez son beau-frère Jean-Maurice de Faventine.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • D. Ozanam, Claude Baudard de Sainte-James, trésorier général de la Marine et brasseur d'affaires (1738-1787), Genève, Droz, 1969
  • Philippe et Nicole Baudard de Fontaine Ces messieurs Baudard de Sainte-James trésoriers de la marine, Versailles, Mémoires & documents, 2007 (ISBN 978-2-914611-55-8) http://www.memodoc.com
  • Baudard de Fontaine, Philippe (1927-....), La famille, ce n'est pas simple [Texte imprimé] : essai généalogique / Philippe et Nicole Baudard de Fontaine. - [Le Kremlin-Bicêtre] : Éd. de Villiers, 2005. - 3 vol. (foliotation multiple) : ill., couv. ill. ; 30 cm.
  • Marc Baudard de Fontaine

Index. - DLE-20050422-19733. - DLE-20050422-19736. - DLE-20050422-19734. - 929.74 (21)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouve également les orthographes Baudart et Sainte-James. Cette dernière est la plus correcte, le nom provenant de l'anglicisation de Sainte-Gemmes en Touraine, baronnie acquise en 1755 par le père de Claude Baudard de Saint-James.
  2. "Forêt et marine", par Andrée Corvol, Groupe d'histoire des forêts françaises, page 111
  3. Pierre Yves Beaurepaire 2008, p. 67 Article : Barruel.
  4. (en) « Le rite des Philalèthes », sur www.encyclopediaoffreemasonry.com.