Jean-Gabriel Peltier

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Jean-Gabriel Peltier[1], né le à Gonnord, et mort le à Paris, est un homme d'affaires et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Travail pour son père[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean Peltier Dudoyer, un armateur et négrier de Nantes qui, s'il a pratiqué le commerce des esclaves, a aussi demandé au Directoire d'être désigné pour abolir l'esclavage à l'Isle de France (Île Maurice aujourd'hui), et a aidé la révolution américaine[2]. Jean-Gabriel Peltier est aussi le frère du capitaine corsaire Marie-Étienne Peltier.

De 1778 à 1782[3], il aide son père Jean Peltier Dudoyer à Nantes à l'armement de bateaux dont Jean-Joseph Carrier de Montieu[4] et Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais sont le plus souvent les propriétaires. Le , il signe un accord de réciprocité avec la maison Meschinet de Richemond et Garnault, de La Rochelle, en attendant de créer une commandite sous seing-privé[5]. En se rapprochant des protestants rochelais, Jean Peltier Dudoyer espère s'introduire dans l'Europe du Nord.

En 1785, Peltier est envoyé à Paris par son père pour créer une banque avec son associé Étienne Carrier (neveu de Jean-Joseph Carrier de Montieu). Jean Peltier Dudoyer est caution et répondeur de son fils pour la création de cette banque. Il donne « une hypothèque générale de ses biens présents et futurs et s’engage au payement, tant en principal qu’intérêts », des sommes qui sont prêtées par Messieurs J. B. de La Valette et Baudard de Sainte-James, trésorier de la Marine et des colonies. Jean Peltier Dudoyer garantit ainsi le prêt de trois cent mille (300 000) livres fait à Jean-Gabriel, remboursable dans 10 ans [6].

À la suite de mauvais paiements des colons de Saint-Domingue, Jean-Gabriel doit se rendre sur place. Il part de Bordeaux en pour les Cayes-Saint-Louis. Au cours de son séjour, il rencontre Toussaint Louverture pas encore lancé dans la politique. Il est de retour à Nantes le , pour finalement déposer le bilan de la banque. Ceci malgré deux surséances de 6 mois qui lui avaient été accordées.

La liquidation de Jean-Joseph Carrier de Montieu et l'emprisonnement de Baudard de Saint-James sont également liés à sa faillite. Les créancier de Carrier de Montieu nommeront pour syndics et directeurs de leurs droits Beaumarchais, J.-G. Peltier, Tallon, et Milange pour notaire sequestre.

Partisan puis opposant de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il s'enflamme pour les idées nouvelles et aurait assisté à la prise de la Bastille le [réf. nécessaire]. Assidu des réunions du Palais-Royal il rédige des pétitions au côté de Camille Desmoulins.

Vote des motions au Palais-Royal.

D'abord observateur de la politique, les événements parisiens l'incitent à l'action. Il incorpore, avec le grade de grenadier, la Garde Nationale du district des Filles-Saint-Thomas, et écrit un pamphlet adressé aux députés bretons, "Sauvez-nous ou Sauvez-vous". Vite découvert, il décoche deux nouveaux pamphlets, la Trompette du jugement et le Coup d'équinoxe, dédié "à M. CER*** (Joseph-Antoine Cerutti)[7]. Puis son admiration devient plus restrictive, il croit encore en Necker et La Fayette. Prémonition, il évoque "le nuage de sang qui nous menace…"  Avec Domine salvum fac regem (septembre 1789) il dénonce la cabale qui veut faire du duc d'Orléans le lieutenant-général du royaume et de Mirabeau le maire de Paris. Dans la même « veine liturgique » et sur le même sujet, il publie Pange lingua (novembre 1789).

Tome V des Actes des Apôtres

Devant les excès de la Révolution, il prend ses distances et devient résolument opposant à la Révolution française, il co-fonde un journal qui paraît le , Les Actes des Apôtres. C'est un pamphlet périodique, édité par Gattey, auquel collaborent des écrivains royalistes comme Rivarol, Champcenetz, Mirabeau cadet, Alexandre de Tilly et surtout François-Louis Suleau. Le ton polémique excite les ennemis qui pénètrent le dans la librairie Gattey, ils commencent par "purifier cet antre de l'aristocratie, infecté du souffle des mauvais citoyens" , au moyen de fumigation de vinaigre et de sucre. Les Actes des Apôtres sont brûlés par la foule sur le parvis de Notre-Dame. En partant, les manifestants ont promis de plonger le premier aristocrate qu'ils rencontreraient chez le libraire dans le bassin du Palais-Royal, pour y recevoir un "baptême patriotique", tout en indiquant qu'il ne lui serait fait "aucun mal"[réf. nécessaire].

Malgré tout, le libraire terrorisé renonce à éditer les Actes des Apôtres ; cela ne devait pas le sauver, il est condamné à mort le 25 germinal an II [] par le tribunal révolutionnaire de Paris comme complice d'une conspiration tendant à troubler l'État et les colonies... Il avait alors 38 ans. En conséquences, le journal va être édité par "Dudoyer" (Jean-Gabriel Peltier Dudoyer).

L'aventure des Actes des Apôtres s'étant interrompue en 1791. Peltier en 1792 fonde avec ses amis un nouveau journal, la Correspondance politique, puis après une brouille avec ses amis il récidive, seul, avec la Nouvelle correspondance politique... qu'il suspend à temps pour ne pas être atteint par les mesures de répression réservées aux journaux "aristocrates".

L'exil[modifier | modifier le code]

La journée du 10 août 1792 oblige Jean-Gabriel Peltier à émigrer en Grande-Bretagne. Depuis Londres, il poursuit ses publications antirévolutionnaires, notamment dans l'Ambigu[8].

Napoléon extrait du Procès de Jean Gabriel Peltier, Londres, 1803.
The Trial of John Peltier, London, 1803. Napoléon.

Sa position au Foreign Office l'a aidé à faire libérer son frère, Marie-Étienne, corsaire de la République, capturé 4 fois. Il a même été relâché une fois sans échange.

Le , Jean-Gabriel épouse à Londres, chapelle des Saints Anges, Anne Andoe (fille d'un distillateur irlandais établi à Bordeaux avant la Révolution)[9]. Sa maîtrise de l'anglais lui permet d'être reçu chez les jacobites irlandais comme les Walsh, émigrés à Londres.

Ses publications se tournent contre le premier consul, Bonaparte. Profitant de la Paix d'Amiens, Napoléon intentera un procès[10] à Londres contre J.-G. Peltier, le roi d'Angleterre laissant faire. Bien que défendu par Maître James Mackintosh, il est condamné à une amende que le peuple anglais réglera par souscription. Pendant tout l'Empire J.-G. Peltier va continuer à critiquer Napoléon dans l'Ambigu et à donner une autre version de ses campagnes, comme la Campagne de Portugal en 1810-1811[11], ou Fragments sur la Campagne de Russie.

<Portrait du roi Henri I d'Haïti
Henri Ier roi d'Haïti.

Sollicité par Pétion, il préfère être nommé par le général Henri Christophe lorsque celui-ci fonde la République haïtienne, comme chargé d'affaires auprès de George III d'Angleterre[réf. nécessaire]. C'est ainsi que Peltier est mêlé aux négociations sur la reconnaissance d'Haïti par l'Angleterre fin . Il a pour correspondant haïtien le comte de Limonade. Malgré la confiance dont jouit Peltier auprès du cabinet anglais, et la qualité de ses rapports, toutes ses démarches pour faire reconnaître Haïti n'aboutirent jamais. L'Angleterre désirait seulement commercer avec l'île considérée comme la plus riche des Antilles, mais reconnaître des esclaves révoltés l'inquiétait pour ses propres possessions. Un décret a été émis par sa Majesté déclarant que Saint-Domingue n'est plus une possession française et qu'il n'y a donc plus d'hostilité entre la Grande-Bretagne et Haïti, ses sujets pourront y commercer librement comme dans les ports neutres. L'information paraît dans "The National Register".

Louis XVIII aurait aimé qu'il s'implique dans la négociation des indemnités dues aux colons de Saint-Domingue, mais avec raison Jean-Gabriel Peltier refuse de participer à ce qui provoquera la ruine d'Haïti[réf. nécessaire]. Louis XVIII désire faire valoir ses "droits dormants", aussi le ministre de la Marine Pierre-Victor Malouet veut-il confier à Peltier une mission exploratoire en Haïti, qu'il refuse. Bien lui en prend : l'un des envoyés est emprisonné par Christophe et meurt assassiné[réf. nécessaire].

Ayant perdu son poste de chargé d'affaires d'Haïti, en 1816, Jean-Gabriel sollicite auprès de son ami Jacob-Gustav de La Gardie[12] un poste d'attaché à la délégation suédoise de Londres. Il n'obtint pas la fonction, mais la décoration de l'Étoile Polaire.

Le retour en France[modifier | modifier le code]

Louis XVIII

La chute de Napoléon le voit se précipiter à Paris, mais la reconnaissance de Louis XVIII ne lui est pas acquise : malgré l'appui de Fontanes, il n'est pas reçu par le roi. Il dira de Louis XVIII : « Allez à Paris, mes enfants, allez voir un dindon qui se plume lui-même ».

Ses anciens créanciers se manifestant, Peltier préfère prudemment regagner Londres où il retrouve d'autres déçus de la monarchie, mais il s'agit d'une minorité. Faute de lecteurs, pour partie retournés en France, l'Ambigu, toujours dans l'opposition, cesse de paraître en 1818.

Il rentre finalement en France en 1820, et s'établit à Paris chez une amie anglaise, chez qui il meurt le . Son épouse Anne préfère renoncer à sa succession, craignant les créanciers. Sitôt son décès connu, une malle pleine de correspondances anciennes est transportée à la Préfecture de la Seine, où l'on a perdu sa trace, cela arrangeait beaucoup de gens ; d'autant que Jean-Gabriel Peltier préparait des "Mémoires privées et anecdotiques sur la Révolution française et sur l'état de la société en France pendant les quinze années qui l'ont précédée"[13].        

François-René de Chateaubriand, que Peltier a rencontré à Londres en 1793 et poussé à écrire son Essai sur les Révolutions, a laissé de lui, dans ses Mémoires d'outre-tombe, un portrait généralement peu flatteur : « Il n’avait pas précisément de vices ; mais il était rongé d’une vermine de petits défauts dont on ne pouvait l’épurer : libertin, mauvais sujet, gagnant beaucoup d’argent et le mangeant de même […] grand, maigre, escalabreux, les cheveux poudrés, le front chauve, toujours criant et rigolant ». Les deux hommes s’étaient brouillés au moment de la publication par Chateaubriand du Génie du christianisme. Mais malgré cela, il lui accordait « une place distinguée dans notre littérature ». Chateaubriand devait pourtant beaucoup à Peltier dont ce dernier conserva l'amitié même s'il égratigna lui-même l'Enchanteur pendant sa période napoléonienne[14].

Louis de Fontanes, grand maître de l'université de Napoléon, et ami, écrira à la fin de sa vie à Jean-Gabriel Peltier : « Je suis vaincu par le temps… mais mon vieux cœur sera toujours sensible et n'oubliera jamais les moments heureux passés près de vous dans les jours d'exil »[15]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Sauvez-nous ou sauvez-vous, Paris, . Puis deux nouveaux pamphlets la Trompette du jugement le et le 22 Coup d'équinoxe. Lettre de Monsieur P. de Paris à son ami, M. M... , Paris, oct. 1789[16].
  • Le cri de la douleur ou Journée du , Paris chez Senneville, 1792.
  • Dernier tableau de Paris ou Histoire de la Révolution du 10 aoust 1792,..., Londres, . 2 volumes.
  • La campagne de Portugal en 1810 et 1811. Édité à Londres puis à Paris en 1814.

Publications périodiques dont il a été le rédacteur ou l'un des principaux rédacteurs :

  • Les Actes des Apôtres (J. Peltier édit. et coll.) Paris [2 novembre 1789-janvier 1792]. Les Petits Paquets [supplément aux Actes des Apôtres, 1791], 6 nos.
  • La Correspondance politique des véritables amis du Roi et de la Patrie, Paris, 1792 (18 janvier-9 août, n o 1-84). La rédaction de Peltier s'arrête au numéro 52, et continue par la Nouvelle Correspondance politique, ou Tableau de Paris, Paris, 31 mai-9 août 1792.
  • La Correspondance française ou Tableau de l'Europe, Londres, 2 novembre 1793-5 novembre 1793. Devenue : La Correspondance politique ou Tableau de l'Europe, 5 novembre 1793-2 août 1794. Puis Le Tableau de l'Europe, 12 vol., 1794-1795.
  • Paris pendant l'année... [millésime], Londres, 6 juin 1795-15 juin 1802, 35 vol. n os 1-250.
  • L'Ambigu, Variétés atroces et amusantes, journal dans le genre Egyptien... - L'Ambigu ou les Mystères d'Isis... - L'Ambigu ou le Nouveau don Quichotte de la Manche - L'Ambigu ou Variétés Littéraires et Politiques..., publié par M. Peltier, Londres, (en tout 59 vol.), Londres [1802 - 1818] n o 1 — [526].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A également signé ses écrits « M. Peltier » pour l'Ambigu, John Peltier, Esq. concernant son procès à Londres et Dudoyer, après la mise à sac de la librairie Gattey à Paris.
  2. « Il a acheté HMS Drake  », Seacoast, (consulté le ).
  3. Il signe alors Peltier Dudoyer fils.
  4. Jean-Joseph Carrier de Montieu, propriétaire de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne. Ayant été impliqué dans des fraudes lors de la réforme de l'armement par le général de Gribeauval, il a été condamné lors du procès des Invalides. Finalement libéré, il se lance dans la traite négrière, puis dans l'aide aux Insurgents américains. Il confie le plus souvent l'armement de ses bateaux à Jean Peltier Dudoyer.
  5. Médiathèque de La Rochelle, Fonds de Richemond, MS 2296, F° 217-218
  6. Thierry Clayes, "Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle", Tome 2, Kronos, SPM, p. 427
  7. Également une autre version adressée par M. P… [Peltier], de Paris, adressé à M. M…[Michaud] son ami, négociant à Nantes, en fait son beau-frère. Paris le 7 octobre 1789. Bibliothèque de Nantes, No 50423*, Catalogue méthodique, de la Bibliothèque Municipale de Nantes, Vol. 5.
  8. Hélène Maspero-Clerc, Un journaliste contre-révolutionnaire, Jean-Gabriel Peltier (1760-1825).
  9. Archives Diplomatiques de Nantes, Catholicité, bobine 2 MI 1840. 16 juillet 1799. Ils n'auront pas d'enfant.
  10. The trial of John Peltier, Esq, London, 1803, Printed for tjhe Booksellors.
  11. La Campagne du Portugal, éditée d'abord à Londres, "qu'il était défendu de laisser pénétrer en France SOUS PEINE DE MORT", puis à Paris en 1814.
  12. Son Excellence Jacob Gustave de La Gardie 1768 – 1842), né le 16 juin 1768 à Stockholm et décédé dans cette ville le 26 avril 1842. Issu d'une famille d'origine française, a rempli les plus hautes fonctions en Suède.
  13. Archives Municipales de Paris, archives fiscales, biens nationaux ref.DQ10/1429 : succession de Jean Gabriel Peltier, homme de lettres, décédé le 30 mars 1825, rue Montmartre n°182.
  14. Cité par Tugdual de Langlais.
  15. Tugdual de Langlais, op. cit..
  16. Les lettres P et M signifient sans aucun doute Peltier et Michaud. Il est le frère de Charles François Jean Marie Michaud, curé de Bomy, député suppléant de l'Artois, guillotiné à Arras le 17 avril 1794. Et de Louis Michaud, maire de Calais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Jean-Gabriel Peltier », Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, Paris, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1987, 1998 [détail des éditions] (ISBN 978-2-221-08850-0), p. 1025
  • Hélène Maspero-Clerc, Un journaliste contre-révolutionnaire, Jean-Gabriel Peltier (1760-1825), Paris, SER, coll. « Bibliothèque d'histoire révolutionnaire » (no série 3,13), , 360 p. (ISBN 2-908327-17-1).
  • Compte-rendu : Louis Trénard, « Chronique — Kroniek : Histoire moderne et contemporaine — Moderne en hedendaagse geschiedenis », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 61, no 4,‎ , p. 1022-1024 (ISSN 0035-0818, lire en ligne).
  • Tugdual de Langlais, L'armateur préféré de Beaumarchais, Jean Peltier Dudoyer, de Nantes à l'Isle de France, Éd. Coiffard, 2015, 340 p. (ISBN 9782919339280)
  • Tugdual de Langlais, Marie-Étienne Peltier, Capitaine corsaire de la République, Éd. Coiffard, 2017, 240 p. (ISBN 9782919339471))
  • Thierry Clayes, Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle, 2 volumes : Tome I de la lettre A à K, Tome 2 de la lettre L à Z, Éd. L'Harmatan, Paris, 2011.
  • Karl-Heinz Kuhn (Éd.), La campagne de Portugal, en 1810 et 1811 ; Massena et Buonaparte ; Le guide des historiens : trois pamphlets contre Napoléon, parus en 1814 et 1815 / édités et introduits par Karl-Heinz Kuhn. Stuttgart : ibidem-Verlag, 2010. (ISBN 978-3-8382-0168-9)
  • Thomas Madiou, Histoire d'Haïti, tome IV 1807-1811, Éditions Henri Deschamps, Port-au-Prince, pp. 119-120, 168-170. 1987.
  • B. Ardouin, Études sur l'Histoire d'Haïti, tome VIII, Dezobry et E. Magdeleine, Lib.-Éditeurs, Paris, 1853. pp. 75, 87, 128.
  • E. Leterrier, Jean-Gabriel Peltier, Journaliste français, "Les Contemporains", N° 987, Paris, 10 septembre 1911.
  • Simon Burrows, French Exile Journalisme and European Politics, 1792-1841, Woodbridge, Boydell Press & The Royal Historical Society. 2000. 1 vol. gr. in-8° de XVI+272pp, portr. front., 6 ill. (5 sur 6 concernent Peltier et son Ambigu),

Liens externes[modifier | modifier le code]