Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes

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Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes
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Charles-Pierre-Paul, Marquis de Savalette de Langes par Jacques Louis David
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
Nationalité
Activités
Franc-maçon, aristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père

Charles-Pierre-Paul, marquis de Savalette de Langes, né à Tours le et mort le , est une personnalité de la franc-maçonnerie française. Fils aîné de Charles-Pierre Savalette de Magnanville (1713-1790), il reçoit en 1756, la charge héréditaire de gardien du trésor royal, qu'il détient sous les règnes de Louis XV et Louis XVI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chevalier baron de Langes et marquis de Savalette, il est conseiller au Parlement de Paris en . Lors de la réforme des caisses du Trésor royal en 1788, il devient l'un des quatre administrateurs chargés d'un caisse auxiliaire. La fortune de son père favorise ses goûts de faste et de vie sentimentale désordonnée sans l’empêcher d’être l'un des francs-maçons les plus actifs et généreux de son temps. Avant de soutenir les idées de la Révolution française, il est capitaine des gardes nationales du bataillon de Saint-Roch et aide de camp de La Fayette. Il fréquente les clubs réformistes comme le club de Valois et reste l'ami d'hommes proches du pouvoir[1].

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Initié dans la loge des « Amis indissolubles » à Lille le , il est membre et cofondateur de la loge « les Amis réunis » en 1773[2], qui réunit des membres de hautes fonctions de la monarchie française[3] et qui compte entre autres le Vicomte de Tavannes, Antoine Court de Gébelin, Claude Baudard de Saint-James, le président d’Hericourt, et le Prince Charles de Hesse-Rheinfels-Rotenburg[4]. Il fonde le régime des Philalèthes, dont le martinisme constitue un des fondements. Après la création de ce nouveau régime, des contacts avec des personnalités comme Cagliostro, Mesmer, et Louis-Claude de Saint-Martin sont établis, qui ne sont pas toujours suivis de relation plus approfondies. Il préside également le congrès philosophique et maçonnique de Paris qui se réunit en 1785 et 1787[2].

Les histoires du maçons Savalette, du Grand orient, et des « Amis réunis » se mêlent de 1773 à 1793. Cofondateur et officier de 1783 à la révolution de la loge « L'olympique de la Parfaite Estime », fondateur et commissaire du comité de la Maçonnerie et la Société Olympique qui compte en 1786 plus de 400 membres. Cofondateur le la société para-maçonnique d'entraide et de bienfaisance dont il est plusieurs fois président : « La Maison Philanthropique ». Député et officier du Grand Orient de France pendant de nombreuses années, premier surveillant de la Chambre des Grades en 1782, il participe à la codification des grades et ordres du Rite français. Il est jusqu’à la dispersion des philalèthes et des événements de la capitale un infatigable animateur de la maçonnerie française. Au sortir de la terreur, l’échec relatif du dernier convent philosophique des philalèthes en 1787, ses activités profanes et ses amours avec Geneviève-Louise Hatry (1767-1832) dont il a plusieurs enfants naturels qu'il reconnait[5], ne lui laissent ni l'envie, ni le loisirs de s'intéresser au redressement d'une franc-maçonnerie qui l'a tour à tour enchanté et désabusé, par indifférence ou incompréhension[1].

Mlle Jenny Savalette de Lange[modifier | modifier le code]

Une certaine Mlle Jenny Savalette de Lange, que certains disent née hors mariage en 1786 de Charles-Pierre-Paul Savalette qui ne l'a pas reconnue (à moins qu'elle ne soit sa sœur ou demi-sœur[6]), est un personnage qui s'est forgé une naissance, une enfance malheureuse et un réseau d’amis complaisants pour s'intégrer à la Cour de France où elle est pensionnée par Louis XVIII et Charles X. Les enfants de son quartier intrigué par son amorce de moustache la surnomment « Tante Barbe ».

La nièce de Mlle Savalette de Lange et une de ses voisines découvrent lors de la toilette mortuaire de cette Jenny Savalette de Lange décédée en 1858, qu'il s'agit en fait d'un homme s'étant travesti toute sa vie et qui est désormais surnommé « l'homme-femme »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Ligou 1998, p. 1115.
  2. a et b Daniel Ligou 1998, p. 940.
  3. Pierre Yves Beaurepaire 2008, Article : Barruel, p. 67.
  4. (en) « Le rite des Philalèthes », sur www.encyclopediaoffreemasonry.com (consulté le 28 juillet 2014) via Archive.is.
  5. « Dictionnaire historique, généalogique et biographique (1807-1947) », sur ccomptes.fr (consulté le 12 novembre 2018).
  6. Franck Ferrand, « Les travestis », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 27 septembre 2012
  7. Herail, Sur l’homme-femme connu sous le nom de mademoiselle Savalette de Lange, Paris, Dilecta Eds, , 110 p. (ISBN 2-916275-09-6).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]