Cinémathèque française

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la Cinémathèque française
Logo de la Cinémathèque française
Situation
Création 1948
Type Cinémathèque
Siège 51, rue de Bercy
75012 Paris
(Parc de Bercy - Paris)
Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 50′ 13″ N, 2° 22′ 57″ E

Site web cinematheque.fr
Fichier:Cinematheque francaise.jpg
La Cinémathèque française dans son emplacement actuel, au parc de Bercy à Paris.

La Cinémathèque française est un organisme privé français (association de type loi 1901) en grande partie financé par l'État. Les missions de la Cinémathèque française sont la préservation, la restauration et la diffusion du patrimoine cinématographique. Avec plus de 40 000 films et des milliers de documents et d'objets liés au cinéma, elle constitue la plus grande base de données mondiale sur le septième art[réf. nécessaire].

Origine

Fichier:Cinematheque-Langlois.jpg
Entrée du précédent emplacement de la Cinémathèque Française, au Palais de Chaillot.

L'origine de la Cinémathèque remonte à 1935 lorsque Henri Langlois et Georges Franju qui, depuis des années, récupéraient et sauvaient de vieilles copies de films, créèrent un ciné-club intitulé le Cercle du cinéma, pour montrer et faire connaître les œuvres du passé.

L'année suivante, le , avec le soutien moral et financier de Paul-Auguste Harlé, naissait la Cinémathèque française qui avait pour mission, sous la direction d'Henri Langlois, de conserver les films, de les restaurer, de les montrer et de donner aux générations nouvelles, un enseignement cinématographique. En plus des films, la Cinémathèque se mit à collecter tout ce qui avait trait au cinéma : caméras, affiches, publications, costumes et même décors de films.

Quelques dates

Le , une salle de projection de 60 places ainsi que le premier musée du cinéma d'Henri Langlois sont inaugurés sur trois étages au 7, avenue de Messine, dans le 8e arrondissement de Paris. C'est dans cette salle que se rencontrent notamment François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jacques Rivette, Éric Rohmer et Suzanne Schiffman.

Le , la Cinémathèque déménage et s'installe dans une nouvelle salle (260 places) au 29 de la rue d'Ulm, dans le 5e. Le , la Cinémathèque s'installe dans la salle du Palais de Chaillot grâce aux crédits alloués par André Malraux, ministre de la Culture, et devient liée aux pouvoirs publics.

En février 1968, André Malraux, sous la pression du ministère des Finances, exige des changements dans la gestion de la Cinémathèque française et renvoie Henri Langlois. Un comité de défense se constitue, les cinéastes français (dont Abel Gance, François Truffaut, Alain Resnais, Georges Franju, Jean-Luc Godard, Chris Marker, Jacques Rivette, Alexandre Astruc, Claude Chabrol, Pierre Kast, Claude Berri, Jacques Doniol-Valcroze, Jean Eustache, André Cayatte, Éric Rohmer, Jean Rouch, Joris Ivens, Robert Bresson, les acteurs Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Françoise Rosay et Jean Marais) se mobilisent, des manifestations de protestation sont organisées, et Henri Langlois est réintégré à la tête de la Cinémathèque le 22 avril.

Le , c'est l'inauguration du premier grand musée de cinéma, place du Trocadéro. Le 2 avril 1974, Henri Langlois reçoit un Oscar d'honneur, puis un César. Il décède le .

En 1980, on inaugure une salle de projection de la Cinémathèque française au Centre Pompidou. Costa-Gavras est nommé président de la Cinémathèque en 1981. À partir de 1984 et jusqu'en 1996, Jack Lang, ministre de la Culture, initie le projet, repris par ses successeurs, d'installer une grande institution cinématographique au sein du Palais de Tokyo, près du Trocadéro. Jean Saint-Geours devient président en 1991.

De grandes rétrospectives sont alors organisées, permettant aux cinéphiles d'apprécier l'œuvre d'un cinéaste dans son intégralité : Ingmar Bergman, Ernst Lubitsch, Fritz Lang, Robert Bresson. S'y ajoutent des programmations thématiques (western...).

La Cinémathèque est un temps transférée au Palais de Tokyo.

Le , un incendie embrase le toit du Palais de Chaillot. Les œuvres du musée du cinéma, évacuées en une nuit, sont intactes mais la Cinémathèque française doit quitter Chaillot. La salle de projection est fermée pendant plus d'un an. Le 7 novembre de la même année, on inaugure la salle des Grands Boulevards.

Dans cette dernière salle, la Cinémathèque explore des "territoires" cinématographiques nouveaux, avec des films "à la marge", comme les séries B.

L'entrée de la Cinémathèque française

Le , ayant décidé l'abandon du projet de réaménagement du Palais de Tokyo, Catherine Trautmann, ministre de la Culture, annonce sa décision d'installer la « Maison du cinéma » dans l'ancien Centre Culturel Américain au 51, rue de Bercy, dans le 12e. Jean-Charles Tacchella est élu à la présidence de la Cinémathèque en juin 2000. Le , Jean-Jacques Aillagon, ministre de la Culture, annonce que la Cinémathèque française et la Bibliothèque du Film (BiFi) seront les deux institutions qui cohabiteront, puis fusionneront, dans le bâtiment du 51, rue de Bercy sous l'appellation « Cinémathèque française ». En 2003, Serge Toubiana présente son rapport Toute la mémoire du monde et devient directeur général de la Cinémathèque en avril.

En septembre 2003, le producteur et réalisateur Claude Berri a été nommé président de la Cinémathèque. Le , les salles du Palais de Chaillot et des Grands Boulevards ont été fermées et le nouveau site de la Cinémathèque Française, au 51 rue de Bercy à Paris, dans l'ancien bâtiment de « l'Américan Center » de l'architecte Frank Gehry, a ouvert au public le .

Depuis le 1er janvier 2007, la Cinémathèque française a fusionné avec la BiFi - Bibliothèque du film et depuis le mois de juin 2007, la Cinémathèque française est présidée par Costa-Gavras.

Le conseil d'administration[1]

Président: Costa-Gavras
Président d'honneur: Jean-Charles Tacchella
Directeur général: Serge Toubiana
Vice-président: Jean-Paul Rappeneau
Secrétaire général: Jean-Michel Arnold (depuis 1981)
Commissaire du gouvernement: Véronique Cayla Directrice générale du CNC

Anciens Présidents de la Cinémathèque :

Citations

« Je me souviens de la Cinémathèque de l'avenue de Messine. », Georges Perec, Je me souviens, 34.

« Les réalisateurs du monde entier connaissent la Cinémathèque française, c'est notre demeure spirituelle. » Martin Scorsese

Notes et références

  1. [1] “Informations Institutionelles”

Liens externes