Roy Andersson

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Roy Andersson
Description de cette image, également commentée ci-après
Roy Andersson en 2008.
Nom de naissance Roy Arne Lennart Andersson
Naissance (75 ans)
Drapeau de la Suède Göteborg, Suède
Nationalité Drapeau de la Suède Suédoise
Profession Réalisateur
Films notables Une histoire d'amour suédoise
Chansons du deuxième étage
Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence

Roy Andersson est un réalisateur suédois, né le à Göteborg.

Il est reconnu pour ses cadrages fixes et ses plans séquences tournés en studio, comparables à des tableaux vivants. Ses films sont principalement froids, lugubres et emplis d'humour noir. Il n'a réalisé que cinq longs-métrages en quarante ans, dont deux ont été récompensés à Cannes et Venise. La majeure partie de son travail a été consacrée à la publicité et à l'élaboration de sa propre maison de production.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roy Andersson naît à Göteborg, le . Après des études de cinéma à Stockholm, il réalise son premier long métrage, Une histoire d'amour suédoise, qui décrit la relation amoureuse entre deux adolescents et lui vaut un succès d'estime. Cinq ans plus tard, son film Giliap est mal reçu, ce qui l'amène à fonder sa propre maison de production, le Studio 24. Dès lors, il se consacre essentiellement à la publicité. Andersson met 25 ans à écrire, produire et réaliser le premier volet d'une trilogie à l'aide de ses revenus publicitaire, Chansons du deuxième étage, composé d'une quarantaine de plans fixes. Ce film le propulse sur la scène internationale et révèle son style singulier, mêlant poésie, burlesque, ambiance cafardeuse et noirceur dans la critique du mode de vie moderne. L'œuvre reçoit le Prix du jury au Festival de Cannes 2000. Sélectionné et récompensé dans plusieurs festivals, le deuxième opus de la trilogie, Nous, les vivants (2007), dépeint le quotidien tourmenté, fait de joies, de peines et de déceptions, de plusieurs individus à travers une succession de vignettes dramatico-bouffonnes. En 2014, le cinéaste remporte le Lion d'or à la 71e Mostra de Venise pour Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence, le dernier film de la trilogie. Il s'agit d'une série de sketchs humoristiques ayant pour thèmes l'absurdité et le sens de la vie[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Roy Andersson est le scénariste de tous ses films.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Visite chez le fils (Besöka sin son)
  • 1968 : Hämta en cykel
  • 1968 : Samedi le 5.10 (Lördagen den 5.10)
  • 1968 : Den vita sporten (documentaire)
  • 1987 : Quelque chose est arrivé (Någonting har hänt)
  • 1991 : Monde de gloire (Härlig är jorden)

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publicités[modifier | modifier le code]

La publicité a été un moyen pour Roy Andersson de financer ses films. « C'est ainsi, dit-on, qu'il a mis au point son style burlesque : de larges et longs plans-séquences, où des archétypes sociaux évoluent dans un décor ultra stylisé, sous l'œil d'une caméra fixe. »[3]. Ingmar Bergman le qualifie même de plus grand réalisateur de films publicitaires au monde. « Il est tout de même surprenant de lire un tel hommage venant d'un homme davantage réputé pour sa tyrannie que pour sa générosité. Ce qui ne fait aucun doute, c'est la maîtrise exceptionnelle, et le ton ravageur, dont le cinéaste suédois fait preuve pour mousser les produits de ses clients. »[4]. Lors d'une interview, Roy Andersson parle des spots qu'il a réalisés : « J'ai toujours réalisé mes films publicitaires avec la même philosophie. Je veux décrire l'humain avec respect et empathie. Mes publicités ne sont pas vraiment commerciales. Elles sont assez spéciales. [...] Et puis, je ne peux pas faire une publicité pour un produit que je n'aime pas. Enfin, on dit parfois que la publicité influence le cinéma. Ce n'est pas vrai : ce sont les publicités qui volent aux longs-métrages, sans aucune conscience, ni aucune honte. »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mostra de Venise : Lion d'or au réalisateur suédois Roy Andersson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. « Mostra de Venise: Roy Andersson décroche le Lion d'or », sur L’Express, (consulté en septembre 2014)
  3. Télérama, le 14/10/00, Louis Guichard
  4. Le devoir, le 04/02/05, André Lavoie
  5. Écran Noir, Festival de La Rochelle 2000, Laurence

Liens externes[modifier | modifier le code]

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