Cheval en Iran

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peinture avec des cavaliers
Le cheval de Darius hennit aux rayons du soleil. Ce dessin de Gustave Moreau représente une célèbre scène d'hippomancie en Perse.

L'histoire du cheval en Iran nous est connue depuis des sources grecques à propos de l'ancienne Perse, faisant état d'un culte du cheval et de la pratique de l'hippomancie. De nos jours, les Iraniens élèvent plusieurs races de chevaux, généralement de type Arabe[1], en particulier les lignées Koheilan et Saglawi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un « poney perse » en 1906.

Le cheval joue un rôle culturel important dans l'ancienne Perse[2]. Hérodote et Ctésias y attestent la pratique de l'hippomancie (divination par le cheval), qui perdure jusqu'à l'époque sassanide[3]. D'après les Histoires d'Hérodote, au VIe siècle av. J.-C., le cheval Nisaen était considéré comme sacré[4].

Darius exploite cette croyance des Perses en l'hippomancie pour s'assurer de sa légitimité royale[5]. Il est possible que Darius ait eu recours à cette ruse ou ait propagé cette histoire pour calmer son peuple, qui croyait fortement en l'hippomancie[6].

Georges Dumézil y voit un possible rite d'intronisation indo-européen[7]. Les cavaliers militaires perses avaient peut-être une fonction de devin[8].

En 1965, une Américaine, Louise Firouz, redécouvre le cheval Caspien dans les monts Elbourz, sur les bords de la mer Caspienne[9]. Dans les années 1970, la société royale du cheval iranien propose le nom de « cheval du plateau persan » pour désigner un ensemble de chevaux assez hétérogènes, élevés dans les zones tribales du plateau iranien avec diverses influences indo-européennes[10].

Élevage[modifier | modifier le code]

La base de données DAD-IS répertorie 21 races de chevaux élevées actuellement ou par le passé dans la république islamique d'Iran : le Bakhtiari, le Basseri, le Caspien, le Dareshuri, l'Ebian, le Haddian, le Hamdani, le cheval arabe iranien, le Jaf, le Kahilan, le cheval kurde, l'Arabe persan, le Qarabagh, le Qashqai, le Saglawi, le Shirazi, le Sistani, le Taleshi, le Taropud, le Turkemin et le Yabu[11].

L'étude de CAB International (2016) distingue quant à elle trois grands types ou races de chevaux en Iran : l'Arabe persan, le cheval du plateau persan et le Turkoman, divisés en de nombreux sous-types, dont les caractérisations restent peu claires[10]. Elle signale également l'existence du cheval Tchenaran[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hendricks 2007, p. 337.
  2. (en) Lloyd Llewellyn-Jones, King and Court in Ancient Persia 559 to 331 BCE, Oxford University Press, (ISBN 0748677119 et 9780748677115), Rech. "Hippomancy" dans livre numérique.
  3. Christine Ferlampin-Acher, Fées, bestes et luitons : croyances et merveilles dans les romans français en prose (XIIIe – XIVe siècles), Presses Paris Sorbonne, (ISBN 978-2-84050-193-0, lire en ligne), p. 144-145.
  4. Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] « Chap. VII ».
  5. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne], III.
  6. Marc-André Wagner, Le cheval dans les croyances germaniques: paganisme, christianisme et traditions, vol. 73 de Nouvelle bibliothèque du moyen âge, Champion, , 974 p. (ISBN 978-2-7453-1216-7, lire en ligne), p. 176, s'appuyant sur Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'Histoire, 1996.
  7. Georges Dumézil, « Hérodote et l'intronisation de Darius », dans L'oubli de l'Homme et l'honneur des Dieux, Paris, , p. 246-253.
  8. (en) Garrett G. Fagan et Matthew Freeman Trundle, New Perspectives on Ancient Warfare, vol. 59 de History of Warfare, BRILL, (ISBN 9004185984 et 9789004185982), p. 143-144.
  9. Hendricks 2007, p. 112.
  10. a, b et c Porter et al. 2016, p. 495.
  11. « Breeds from species:Horse », DAD-IS (consulté le 21 novembre 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]