Cheval en Gambie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cavalier gambien sur la plage de Kolili.

La présence du cheval en Gambie, attestée dès les années 1470, est ensuite liée au commerce triangulaire avec les Européens. Avec plus de 20 000 chevaux en 2002, la population chevaline de Gambie a quadruplé à la fin du XXe siècle. Ces animaux servent à la traction hippomobile agricole et utilitaire, ainsi qu'au transport des personnes, plus rarement aux loisirs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chef coutumier gambien à Georgetown en 1944.

La situation à l'intérieur des terres de la rivière Gambie est très méconnue jusqu'au XIXe siècle ; néanmoins, il est vraisemblable que le cheval ait été déjà présent dans les années 1470, lors de la conquête du Fouta-Djalon de Guinée par des guerriers Fulani, menés par le général Tengella[1]. L'empire Djolof entre en contact avec des commerçants portugais à l'embouchure du fleuve Gambie dès la fin du XVe siècle[1]. Ils sont réputés pour leur usage de la cavalerie militaire. Des chevaux sont ensuite vendus aux Malinkés gambiens, au prix d'un cheval pour 7 esclaves[1].

En juillet 1966, il existe des lois pour réguler la détention de chevaux en Gambie : l'une d'elles interdit de laisser un cheval sans contrôle sur la voie publique[2].

En 1974, un recensement national permet de dénombrer environ 5 000 chevaux dans toute la Gambie[3]. La population équine augmente très significativement les années suivantes, avec 22 236 chevaux recensés en 2002[3].

En 2002, deux soeurs Britanniques créent le Gambia Horse and Donkey Thrust à Sambel Kunda[4], dans l'objectif de fournir des harnachements et des fers aux propriétaires de chevaux[5], et d'éduquer aux soins des équidés[4]. L'association fournit également une aide vétérinaire mobile[6], et créée une clinique vétérinaire en 2016[7].

Pratiques[modifier | modifier le code]

Escorte montée du président gambien, près de Banjul.

Le cheval sert couramment de moyen de traction pour aider aux travaux agricoles, pour transporter des biens[6],[3], et de monture pour le transport[8] ou les loisirs. Dans la région de Njayen, un attelage hippomobile permet aux enfants de se rendre à l'école[9].

Le président dispose d'une escorte montée.

Élevage[modifier | modifier le code]

La base de données DAD-IS ne cite aucune race de chevaux spécifique élevée en Gambie[10].

La zone est fortement touchée par la trypanosomiase africaine (maladie du sommeil)[11] : en 2008, 91 % des équidés étudiés étaient affectés par une forme de trypanosome[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Le cheval est cité dans les contes populaires wolof de Gambie[12]. La tradition orale locale cite l'usage courant du cheval, nommé manea, qui n'était monté que pour des besoins militaires par les guerriers africains[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Law 2018.
  2. (en) Cecil Geraint Ames (Sir.), The laws of the Gambia in force on the 1st day of July 1966, vol. 1, Govt. Printer, , 5094 p., p. 445.
  3. a b c et d (en) Gina L. Pinchbeck, Liam J. Morrison, Andy Tait et Joanna Langford, « Trypanosomosis in The Gambia: prevalence in working horses and donkeys detected by whole genome amplification and PCR, and evidence for interactions between trypanosome species », BMC Veterinary Research, vol. 4, no 1,‎ , p. 7 (ISSN 1746-6148, PMID 18289378, PMCID PMC2263031, DOI 10.1186/1746-6148-4-7, lire en ligne, consulté le 22 mai 2019).
  4. a et b (en) Philip Briggs et Simon Fenton, The Gambia, Bradt Travel Guides, coll. « Bradt Travel Guides », , 272 p. (ISBN 1784770647 et 9781784770648), p. 230.
  5. (en-US) Caroline Bankes, « Can you help horses and ponies in The Gambia? », sur Horse & Hound, (consulté le 22 mai 2019)
  6. a et b (en) « Postcard: Surveilling infection in Gambia’s horses and donkeys - News - University of Liverpool » (consulté le 22 mai 2019)
  7. (en-US) « Ground-breaking Gambia horse hospital at last funding hurdle », sur Horsetalk.co.nz, (consulté le 22 mai 2019)
  8. Briggs et Fenton 2017, p. 181 ; 210 ; 222.
  9. « UNICEF Gambia - Real lives - Our very own ‘school horse cart’: Creating access to basic education », sur www.unicef.org (consulté le 22 mai 2019)
  10. (en) « Browse by species and country : Gambia, Horse », DAD-IS (consulté en mai 2019).
  11. (en) Great Britain. Bureau of Hygiene and Tropical Diseases, Sleeping Sickness Bulletin, vol. 4, Tropical Diseases Bureau, , p. 68.
  12. (en) Emil Anthony Magel, Folktales from the Gambia: Wolof fictional narratives, Three Continents Press, , 208 p..
  13. (en) Donald R. Wright, Oral Traditions from the Gambia,, Ohio University Center for International Studies, Africa Program, coll. « Papers in international studies: Africa series », (ISBN 9780896800847), p. 65

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]