Charlotte Alix

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Charlotte Alix
Biographie
Naissance
Décès
(à 89 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jeanne RosayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
DécoratriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Membre de

Charlotte Marchal, dite Charlotte Alix (née le à Nancy et morte le à Paris[1]), est une décoratrice française. Elle fait partie de l'Union des Artistes Modernes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charlotte Marchal étudie la peinture et signe ses œuvres Jeanne ou Jane Rosoy. Elle épouse Yves Alix le . Entre 1925 et 1927, elle dessine pour la famille Rothschild, des pièces que des artisans du faubourg Saint-Antoine réalisent. Elle recherche des formes et des matériaux nouveaux. Elle expose régulièrement au salon d'automne. Elle rencontre Louis Sognot, avec qui elle va collaborer jusqu'en 1933. En 1928, ils s'associent et fondent le Bureau international des arts français. Ils réalisent l'aménagement des laboratoires Roussel à Paris avec du mobilier en tubulure de métal et verre. Ils aménagement les bureaux du journal La Semaine à Paris, bâtiment conçu par Robert Mallet Stevens et situé rue d'Assas[2].

Contrairement au Deutscher Werkbund, qui veut rendre accessible le beau pour tous, à travers une production industrielle, les artistes de l'UAM produisent plutôt des pièces uniques pour une riche clientèle. Toutefois Charlotte Alix et Louis Sognot font éditer en 1929, pour les grands magasins Printemps, un salon de thé pour terrasse en Duralium[3].

Ils conçoivent l’aménagement du palais Manik Bagh de l’architecte Eckart Muthesius pour le maharajah d’Indore. Charlotte Alix et Louis Sognot adhérent à l'Union des artistes modernes en 1930. Au salon d'automne en 1932, ils proposent une salle à manger en matière plastique moulé[2].

Ils travaillent également à l’aménagement de paquebots, dont le Normandie. De juin 1933 à 1935, Charlotte Alix travaille seule. Elle est sociétaire du Salon d’automne jusqu’en 1952. En 1946, elle s’initie aux techniques de la céramique, à Sèvres[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Relevé généalogique sur Filae
  2. a et b Despond-Barré, Arlette, 1947-...., UAM : Union des artistes modernes, Paris, Éditions du Regard, dl 2018, 411 p. (ISBN 978-2-84105-378-0 et 2841053784, OCLC 1048317433, lire en ligne)
  3. Axelle Corty, « Métal Art Déco », sur Connaissance des Arts, Connaissance des Arts, (consulté le 5 mai 2019)
  4. Didier, Béatrice, Fouque, Antoinette et Calle-Gruber, Mireille,, Le dictionnaire universel des créatrices, Paris, Des femmes, (ISBN 978-2-7210-0631-8, 2721006312 et 9782721006288, OCLC 864873770, présentation en ligne, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]