Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier

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Charles de Sainte-Maure
Portrait de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, par Nicolas de Largillierre.
Portrait de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier, par Nicolas de Largillierre.

Titre Duc de Montausier
(1668-1690)
Grade militaire Maréchal de camp des armées du roi
Gouverneur de Saintonge et d'Angoumois
Autres fonctions Gouverneur du Grand Dauphin
Biographie
Dynastie Maison de Sainte-Maure
Naissance
Décès
Conjoint Julie d'Angennes
Enfants Marie-Julie de Sainte-Maure (1646-1695)

Blason fam fr de Sainte Maure.svg
Signature autographe de Montausier.

Charles de Sainte-Maure, baron puis duc de Montausier, né le et mort le , est un gentilhomme et militaire français du XVIIe siècle. Il fut le gouverneur du Grand Dauphin, fils de Louis XIV à partir de 1668. Familier de l’Hôtel de Rambouillet, son souvenir appartient à l’histoire littéraire à plusieurs titres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils cadet du baron Léon de Sainte-Maure, huguenot déclaré, il fut élevé dans la religion réformée à l’Académie de Sedan, sous la direction de Pierre Dumoulin. Il s'illustra d'abord au siège de Casal (1629). Devenu marquis de Montausier à la mort de son aîné en 1635, il servit sous les ordres de Bernard de Saxe-Weimar dans la campagne d'Allemagne en 1634, puis réintégra les armées du roi de France en 1636, et effectua les campagnes dans la vallée du Rhin dans les années qui suivirent. Capturé à Rantzau (novembre 1643), il ne fut libéré contre rançon qu'après dix mois de captivité.

Maréchal de camp des armées du roi puis gouverneur de Saintonge et d'Angoumois, il est l'un des plus célèbres personnages de la cour de Louis XIV, et son souvenir appartient à l’histoire littéraire à plusieurs titres. Aspirant, pendant quatorze ans, à la main de la belle et précieuse Julie d'Angennes, il fut un des habitués de l’Hôtel de Rambouillet. Il conçut l’idée de la Guirlande de Julie, à l’exécution de laquelle il concourut par seize madrigaux.

La duchesse de Montausier, in: Cabanès, Éducation de Princes.

En 1645 il abjura le protestantisme et leva ainsi le dernier obstacle à son mariage, le 15 juillet 1645, avec Julie d'Angennes, qui fut si longtemps la principale affaire de sa vie. Du couple est né la duchesse d'Uzès, Marie-Julie de Sainte-Maure (1646-1695).

De 1661 à 1664, Julie d'Angennes est gouvernante du Grand Dauphin, puis de 1664 à 1671, elle est gouvernante des filles d'honneur de la Reine, tandis que Charles est nommé en 1668 gouverneur du Grand Dauphin[1] . Il choisit pour précepteurs Huet et Bossuet et, amateur des classiques latins, il fait publier la belle collection des auteurs classiques ad usum Delphini. Boileau estimait très haut son jugement dans les matières littéraires. On a longtemps cru qu’il avait servi de modèle à Molière, pour son Misanthrope et il ne se montra pas blessé des intentions prêtées gratuitement au poète à ce sujet[2].

La même année 1668, la baronnie de Montausier est élevée en marquisat puis en duché-pairie.

Fléchier prononça son oraison funèbre. L’Académie française mit son éloge au concours en 1781, et Garat remporta le prix.

Le duc fit travailler Jean-Baptiste de La Quintinie dans ses jardins du château de Rambouillet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Docteur Cabanès, Mœurs intimes du Passé - Huitième série, Éducation de Princes , Albin Michel, Editeur, Paris, 3e mille, p. 7-12 et 27-.
  2. Vie du duc de Montausier, op. cité, tome II, p. 129

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Lopez, La Plume et l’Épée, Montausier (1610-1690), position sociale et littéraire jusqu’après la Fronde, PFSCL, Paris-Seattle-Tuebingen, Biblio 17, 1987.
  • Denis Lopez, « Montausier », dans Dictionnaire des Lettres françaises (XVIIe siècle), (Grente), Paris, Fayard, 1997, p. 895-897.
  • Denis Lopez, « Duc et Duchesse de Montausier », dans Dictionnaire du Grand Siècle, sous la direction de François Bluche, Paris, Fayard, 1990, p. 1055.
  • Denis Lopez, « Sur une traduction en vers : Montausier et les Satires de Perse », dans La Traduction au XVIIe siècle, Littératures classiques no 13, Paris, Klincksieck, 1990, p. 75-88.
  • Denis Lopez, « Quelques repères sur l’usage mondain de l’épître en vers », dans L’Épître en vers au XVIIe siècle, Littératures classiques no 18, Paris, Klincksieck 1993, p. 61-101.
  • L'Encyclopædia Britannica, 11e édition, fournit la bibliographie suivante:

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1430

Liens internes[modifier | modifier le code]