Chacal (roman)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chacal (homonymie).
Chacal
Auteur Frederick Forsyth
Genre Roman policier historique, thriller, roman d'espionnage
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre The Day of the Jackal
Éditeur Hutchinson
Lieu de parution Londres
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de parution 1971
ISBN original 0-09-107390-1
Version française
Traducteur Henri Robillot
Éditeur Mercure de France
Date de parution 1971
Lieu de parution Paris
Nombre de pages 400

Chacal (titre original : The Day of the Jackal) est un thriller historique de Frederick Forsyth, publié en 1971 au Royaume-Uni.

Le roman est traduit la même année en français par Henri Robillot aux éditions du Mercure de France.

Le roman est inspiré de l'attentat du Petit-Clamart. Après cet attentat raté, quelques personnages de l'OAS forment le projet d'engager un tueur à gages du nom de Chacal avec mission de tuer Charles de Gaulle.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1962, après l'échec d'un attentat contre le général Charles de Gaulle à Petit-Clamart. Les forces de sécurité françaises mènent une guerre opiniâtre contre les terroristes de l'OAS, un groupe de d'extrême droite qui considère le président français comme un traître depuis l'octroi de l'indépendance à l'Algérie. Les services secrets infiltrent l'organisation terroriste et neutralisent leur chef, Antoine Argoud.

L'adjoint d'Argoud, le lieutenant-colonel Marc Rodin, examine attentivement quelques options restantes et conclut que le seul moyen de réussir à assassiner de Gaulle est d'embaucher un assassin professionnel inconnu à la fois des autorités françaises et de l'OAS lui-même. Après enquête, il prend contact avec un Anglais (dont le nom n'est jamais donné), qui rencontre Rodin et ses deux principaux adjoints à Vienne et accepte le contrat pour la somme d'un demi-million de dollars. Les quatre hommes se mettent d'accord sur le nom de code du tueur : « le Chacal ».

Le Chacal acquiert d'abord un passeport britannique légitime sous un faux nom, puis vole les passeports des deux touristes étrangers en visite à Londres, documents qui peuvent lui servir en cas d'urgence. Le tueur se rend ensuite à Bruxelles, où il commande une fusil de précision d'une grande finesse de conception et doté d'un silencieux chez un maître armurier. Il acquiert aussi des documents qui lui forgent une identité française grâce à un maître faussaire. Ce dernier fait l'erreur d'exercer un chantage sur le Chacal qui lui brise la nuque et place le cadavre dans un grand coffre. Après avoir étudié de manière exhaustive une série de livres et d'articles sur de Gaulle, le Chacal se déplace à Paris pour reconnaître les lieux et repérer l'endroit le plus favorable et le meilleur jour possible pour l'assassinat.

Après avoir orchestré une série de vols à main armée en France, l'OEA est en mesure de déposer la première moitié de la rémunération du Chacal dans un compte en Suisse. Dans le même temps, les services secrets français, curieux de voir Rodin et ses subordonnés retranchés dans un hôtel, attire l'un des gardes du corps de Rodin, le capture et le font parler sous la torture. Ils parviennent ainsi à comprendre qu'un assassin répondant au nom de code Chacal a été embauché. Quand on révèle le complot au général, de Gaulle, notoirement insouciant en ce qui concerne sa sécurité personnelle, refuse d'annuler ses apparitions publiques ou de modifier allées et venues. À propos de l'assassin, il commande à ses troupes que l'enquête doit être faite dans le secret le plus absolu.

Roger Frey, ministre français de l'Intérieur, convoque une réunion des chefs des forces de sécurité françaises. Parce que Rodin et ses hommes sont dans un hôtel sous bonne garde, il est impossible de les capturer et de les interroger. La seule alternative est d'établir l'identité du Chacal, et le meilleur détective de France, Claude Lebel, est chargé de cette tâche.

Grâce à des pouvoirs d'urgence spéciaux, Lebel met tout en œuvre pour découvrir l'identité du Chacal. Il fait appel aux agences de renseignements étrangers et à leurs contacts pour savoir s'ils ont des dossiers sur un assassin politique de haut niveau. Au Royaume-Uni, l'enquête porte fruit. Le surintendant Bryn Thomas, un vétéran de la police britannique suggère que l'assassin est un Britannique, surtout mis sous contrat par l'étranger. Thomas mentionne avoir entendu un écho d'un officier en poste à la République dominicaine au moment de l'assassinat du président Rafael Trujillo au sujet d'un Anglais nommé Charles Calthrop. Malgré l'hostilité du gouvernement britannique à l'égard de la France et du général de Gaulle, le premier ministre charge Bryn Thomas d'une mission semblable à celle de Lebel, avec des pouvoirs temporaires extraordinaires afin de vérifier l'identité de Charles Calthrop. Thomas confirme bientôt que Calthrop était en République dominicain au moment du l'assassinat politique et découvre que le suspect, vivant à Londres, serait en vacances en Écosse et, dès lors, introuvable. Un des adjoints de Thomas se rend compte alors que les trois premières lettres du prénom et du nom de famille de Charles Calthrop forment le mot français Chacal.

Pendant ce temps, le Chacal entre en France par l'Italie, au volant d'une Alfa Romeo. Sur réception d'un mot de l'agent par l'OEA, les Français sont à l'affût. À Londres, les services britanniques trouve le passeport de Calthrop et en déduisent que le Chacal circule en France muni d'un faux. Lebel et la police tentent d'appréhender le Chacal dans le Midi, mais le Chacal se réfugie dans le château d'une femme qu'il séduit alors que, la nuit précédente, elle séjournait au même hôtel. Quand elle trouve une arme dans les affaires du Chacal, ce dernier la tue et s'échappe à nouveau. Le meurtre n'est signalé que plus tard, en soirée, permettant au Chacal de prendre une de ses deux identités d'urgence et de monter dans le train pour Paris.

Lorsque Thomas vérifie et identifie les rapports sur les passeports volés ou manquants à Londres dans les mois précédents, il déduit les fausses identités employées par le Chacal et communique les renseignements à la police française. L'étau se resserre, mais le temps presse car Lebel a compris que l'assassinat doit avoir lieu le 25 août, jour de la commémoration de la libération de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale

Malgré une chasse à l'homme par toute la ville, le Chacal échappe encore aux forces de l'ordre et entre dans un bar gay, séduit un homme qui l'amène dans son appartement, où le tueur l'assassine et dissimule le corps. Le Chacal a maintenant tout le temps requis pour mettre au point son plan et accomplit sa mission, mais il doit éviter la moindre erreur sur laquelle compte la police française pour le mettre en échec.

Honneur[modifier | modifier le code]

Chacal occupe la 17e place au classement des cent meilleurs romans policiers de tous les temps établi par la Crime Writers' Association en 1990.

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Le roman a été adapté au cinéma à trois reprises  :

Voir aussi[modifier | modifier le code]