Carlo Cottarelli

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Carlo Cottarelli
Illustration.
Carlo Cottarelli en 2018.
Fonctions
Sénateur italien
En fonction depuis le
(1 mois et 15 jours)
Élection 25 septembre 2022
Circonscription Lombardie
Législature XIXe
Groupe politique PD-IDP
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Crémone (Italie)
Nationalité Italien
Parti politique Indépendant (jusqu'en 2022)
PD (depuis 2022)
Diplômé de Université de Sienne
LSE
Profession Économiste

Carlo Cottarelli (né en 1954 à Crémone) est un économiste et homme politique italien.

Le 27 mai 2018, après la renonciation de Giuseppe Conte, il est convoqué au palais du Quirinal par le président de la République, Sergio Mattarella, pour une désignation comme président du Conseil des ministres qui intervient le 28 mai 2018. Le 31 mai 2018 au soir, il remet son mandat au président Sergio Mattarella à la suite d’un nouvel accord sur la composition d'un gouvernement « politique » conduit par Giuseppe Conte sous la bannière de la coalition Mouvement 5 étoiles-Ligue.

Il est sénateur de Lombardie en .

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Diplômé ès sciences économiques et bancaires auprès de l'université de Sienne, il obtient un master d'économie à la London School of Economics. De 1981 à 1987, il travaille au service Études de la Banque d'Italie puis à l'Eni de 1987 à 1988. En septembre 1988, il travaille pour le Fonds monétaire international.

En novembre 2013, lui est confiée la charge de commissaire à la révision de la dépense publique par le gouvernement Letta.

Il est surnommé « Monsieur Ciseaux » en Italie du fait de ses actions en faveur de politiques d'austérité[1].

Aux élections générales italiennes du 25 septembre 2022, il est élu sénateur du Parti Démocrate pour la Région Lombardie.

Crise politique de 2018[modifier | modifier le code]

Carlo Cottarelli (à droite) et le président de la République Sergio Mattarella (à gauche), à la sortie d'un entretien au cours duquel il a été chargé par ce dernier de former un gouvernement.

À la suite des élections générales italiennes de 2018, le 28 mai 2018, le président de la République Sergio Mattarella lui confie le mandat former un gouvernement « neutre ». Cottarelli, qui accepte « avec réserve », annonce qu'il se présentera devant le Parlement avec un programme qui porte l'Italie aux élections générales début 2019, s'il obtenait la confiance, ou en septembre 2018 en cas de défiance. Il précise qu'il ne se présentera pas lors des prochaines élections[2].

Le 29 mai, des sources annoncent des élections anticipées pour le 29 juillet et le renoncement de Cottarelli de former un gouvernement[3]. Pour sa part, Matteo Salvini estime qu'une telle date pour le scrutin aurait un « effet perturbateur »[4]. Un nouvel entretien se tient le 30 mai[5].

La formation d'un nouveau gouvernement technique est alors gelée et Luigi Di Maio déclare être prêt à un compromis avec le président en vue de former un gouvernement[6]. Celui-ci, qui avait demandé la destitution du président de la République italienne[7], affirme que Salvini n'y était pas favorable[8].

Le 31 mai, le M5S et la Ligue annoncent un accord pour la formation d'un gouvernement entre leurs deux formations[9]. Cottarelli renonce le soir même à former un gouvernement[10].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Époux de Miria Pigato, également économiste[11], il est père de deux enfants[12].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La lista della spesa: la verità sulla spesa pubblica italiana e su come si può tagliare, Rome, Feltrinelli, 2015 (ISBN 978-88-07-17291-5).
  • Il macigno: perché il debito pubblico ci schiaccia e come si fa a liberarsene, Rome, Feltrinelli, 2016 (ISBN 978-88-07-17302-8).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carlo Cottarelli, un « Monsieur Austérité » pour diriger l’Italie, La Croix, Julien Da Sois, 28 mai 2018
  2. (it) Governo, Cottarelli accetta l'incarico: "Senza fiducia, il Paese al voto dopo agosto", La Repubblica, 28 mai 2018
  3. « Italie : les élections pourraient avoir lieu dès le 29 juillet », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  4. « Italie : le leader de la Ligue veut des élections dès que possible », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  5. « Italie : toujours pas de gouvernement, l'incertitude règne », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  6. « Italie : Cottarelli a gelé la formation de son gouvernement, de nouvelles tractations en cours », sur Le Monde.fr (consulté le )
  7. « Giuseppe Conte renonce à devenir Premier ministre, l'Italie s'enfonce dans la crise politique », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Italie: comment Matteo Salvini en est arrivé à distribuer les cartes », sur LExpress.fr (consulté le )
  9. « Italie : la Ligue et le Mouvement 5 étoiles affirment que « toutes les conditions sont réunies » un gouvernement d’union », sur Le Monde.fr (consulté le )
  10. « Vers un gouvernement populiste en Italie: le président convoque Conte à 21H00 (19h00 GMT) », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  11. Redazione Web, « Cottarelli, Miria la moglie economista che non ama i salotti », Il Messaggero,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. « En Italie, Carlo Cottarelli, un nouveau chef du gouvernement voué à ne pas durer », sur Le Monde.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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