Bolivar (métro de Paris)

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Bolivar
Quai vers Pré Saint-Gervais avant rénovation.
Quai vers Pré Saint-Gervais avant rénovation.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 19e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 50″ nord, 2° 22′ 30″ est

Géolocalisation sur la carte : 19e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 19e arrondissement de Paris)
Bolivar

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Bolivar
Caractéristiques
Voies 2
Quais 2
Zone 1
Transit annuel 646 310 (2013)
Historique
Mise en service 18 juillet 1911 (7)
3 décembre 1967 (7)(7bis)
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 2214
Ligne(s) (7bis)
Correspondances
Bus (BUS) RATP 26
(7bis)

Bolivar est une station de la ligne 7 bis du métro de Paris, située dans le 19e arrondissement de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

La station est implantée sous l'avenue Secrétan, approximativement à mi-parcours de celle-ci, au sud-est du débouché de l'avenue Simon-Bolivar.

Histoire[modifier | modifier le code]

La station est ouverte le avec la mise en service de la branche Louis Blanc - Pré-Saint-Gervais de la ligne 7.

Rame MF 88 à quai en 2016 en direction de Louis Blanc.

Elle doit sa dénomination à sa proximité avec l'avenue Simon-Bolivar, laquelle rend hommage à l’homme politique Simón Bolívar surnommé le Libertador (1783-1830), général et homme d’État sud-américain, principal dirigeant de la lutte pour l’indépendance de l’Amérique du Sud contre l’Espagne.

Durant la Première Guerre mondiale, la station, de même que l'ensemble des stations les plus profondes du réseau, est aménagée en abri anti-aérien. Lors d'un violent bombardement le 11 mars 1918[1], la population du quartier est prise de panique : les habitants se précipitent vers l'abri, mais, au bas des escaliers d'accès, se heurtent à des portes ne s'ouvrant que vers l'extérieur. Les premiers rangs de la foule sont écrasés ou étouffés, puis finissent piétinés lorsque les portes finissent par céder sous la pression. Le bilan est particulièrement lourd mais reste méconnu, ne venant que s'additionner à celui des autres bombardements : soixante-six morts sont décomptés ce jour.

En conséquence de ce drame, les portes du métropolitain seront repensées par la suite afin de s'ouvrir vers l'intérieur comme vers l'extérieur[2].

Le , la station est cédée à la ligne 7 bis, laquelle résulte de la séparation de la branche du Pré-Saint-Gervais, isolée du restant de la ligne 7 sous la forme d'une ligne autonome depuis lors.

Le quai en direction de Louis Blanc a possédé un petit aménagement culturel rendant hommage à Simón Bolívar à travers une biographie illustrée, sur un support incorporé au piédroit et recouvert de carreaux en céramique fins posés verticalement, en deux tons de beige sur le support et en blanc au-dessus. Ce décor n'a toutefois pas été reconduit à la suite de la rénovation de la station, opérée dans le cadre du programme « renouveau du métro » de la RATP. Les travaux de modernisation se sont achevés le 16 décembre 2008 pour les couloirs et en 2009 sur les quais[3].

En 2013, elle a vu entrer 646 310 voyageurs, ce qui la place à la 297e position des stations de métro pour sa fréquentation sur 302[4],[5].

Services aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La station dispose d'un unique accès débouchant à l'angle de l'avenue Secrétan et de l'avenue Simon-Bolivar, à proximité de la halle Secrétan, marché couvert inscrit aux monuments historiques par un arrêté du [6].

Depuis 1987, l'entrée de la station est orné d'un édicule Guimard (également inscrit au titres des monuments historiques), lequel se trouvait antérieurement à la station Barbès - Rochechouart[7].

Quais[modifier | modifier le code]

Bolivar est une station de configuration standard : elle possède deux quais séparés par les voies du métro et la voûte est elliptique. La décoration est du style utilisé pour la majorité des stations du métro : les bandeaux d'éclairage sont blancs et arrondis dans le style « Gaudin » du renouveau du métro des années 2000, et les carreaux en céramique blancs biseautés recouvrent les piédroits, la voûte, les tympans, et les débouchés des couloirs. Les cadres publicitaires sont en céramiques blanches et le nom de la station est inscrit en police de caractères Parisine sur plaques émaillées. Les sièges de style « Akiko » sont de couleur cyan.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La station est desservie par la ligne 26 du réseau de bus RATP.

À proximité[modifier | modifier le code]

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « 11 mars 1918 : frappes aériennes sur Paris, aéronefs tombés dans l’Aisne », lhistoireenrafale.lunion.fr (consulté le 22 novembre 2018).
  2. Jean Robert, Notre métro, 1967, p. 102.
  3. « SYMBIOZ - Le Renouveau du Métro », sur www.symbioz.net (consulté le 2 mai 2019)
  4. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr (consulté le 31 août 2014).
  5. Le nombre de 302 stations n'inclut pas la station fictive Funiculaire de Montmartre. Cette dernière est en effet considérée comme une station de métro (et deux points d'arrêts) par la RATP et rattachée statistiquement à la ligne 2, ce qui explique pourquoi la RATP annonce 303 stations et non 302 en 2013.
  6. « Marché Secrétan », notice no PA00086766, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. « Métropolitain, station Barbès - Rochechouart », notice no PA00086750, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]