Ayako Sono

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Ayako Sono
Ayako Sono 1950?.jpg

Ayako Sono vers 1950

Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Universidade do Sagrado Coração. Baru, Brésil (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Shumon Miura (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Tarō Miura (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Ayako Sono (曽野 綾子 ou 曾野 綾子, Sono Ayako?, née le à Tokyo) est une écrivain japonaise catholique[1].

Elle fréquente l'université du Sacré-cœur (en) à Tokyo après l'école élémentaire[1]. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est évacuée à Kanazawa. Après avoir écrit pour les fanzines La Mancha et Shin-Shicho (新思潮: « Nouvelle pensée »)[2], elle est recommandée par Masao Yamakawa, critique renommé de l'époque, à la revue littéraire Mita Bungaku, pour laquelle elle écrit Enrai No Kyaku Tachi (遠来の客たち : « Visiteurs du lointain »), l'une des histoires présélectionnés pour le prix Akutagawa en 1954[1]. En 1953, elle épouse Shumon Miura (三浦 朱門), un des membres du Shin-Shicho[1].

L’appellation « ère des bas bleus » (才女時代: Saijo-Jidai) par l'écrivain et critique Yoshimi Usui décrit de façon marquante l'intense productivité des écrivaines dont Sono ou Sawako Ariyoshi — l'une de ses contemporaines, auteur de nombreux livres renommés et toujours lus de nos jours.

Dans l'histoire de la littérature japonaise, Sono appartient à la catégorie de la « troisième génération » en compagnie de Shusaku Endo, Shōtarō Yasuoka, Junnosuke Yoshiyuki, Nobuo Kojima, Junzō Shōno, Kondō Keitarō, Hiroyuki Agawa, Shumon Miura, Tan Onuma et Toshio Shimao.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Ses principaux romans sont :

  • Tamayura (たまゆら: Transience), qui met en scène la vie quotidienne nihiliste de l'homme et de la femme
  • Satō-gashi-ga-kowareru-toki (砂糖菓子が壊れるとき: When a Sweetmeat Breaks), d'après Marilyn Monroe et adapté dans un film avec Ayako Wakao (IMDb)
  • Mumeihi (無名碑: « Un monument sans nom »), représentant les chantiers de construction du barrage de Tagokura et du réseau asiatique d'autoroutes (en)
  • Kizu-tsuita-ashi (傷ついた葦: « Roseau meurtri »), qui décrit dans un style particulièrement sec la vie d'un prêtre catholique
  • Kyokō-no-ie (虚構の家: « La Maison de la fiction »), meilleure vente représentant la violence domestique
  • Tarō-Monogatari (太郎物語: « Histoire de Taro »), qui met en scène son fils comme protagoniste
  • Kami-No-Yogoreta-Te (神の汚れた手: « Les Mains souillées de Dieu », traduit en anglais par The Watcher from the Shore (ISBN 0-87011-938-9), sur le thème de l'avortement et de la dignité des problèmes de la vie, avec un gynécologue comme protagoniste
  • Tenjō-no-ao (天上の青: Heavenly Blue, traduit en anglais par No Reason for Murder (ISBN 4-925080-63-6), roman policier basé sur un véritable cas de meurtres et de viols en série par un nommé Kiyoshi Ōkubo (en). Tentative de description de l'extrême de l'amour
  • Kyō-ō-Herode (狂王ヘロデ: « Hérode le fou »), qui met en scène la moitié de la vie d'Hérode Ier le Grand, célèbre pour l'épisode biblique du massacre des Innocents, à travers l’œil d'un joueur de luth muet appelé Ana (« Trou »).
  • Aika (哀歌: Lamentations), rapport de l'expérience dramatique d'une nonne Haruna, confrontée avec le génocide Rouandais.
Sono le jour de son mariage, octobre 1953.

Nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Nagai-kurai-fuyu (長い暗い冬: « Long et sombre hiver »), chef-d’œuvre souvent reproduit dans les anthologies
  • Rakuyō-no-koe (落葉の声: « La Voix des feuilles qui tombent »), qui rapporte la fin du père Maximilien Kolbe
  • Tadami-gawa (只見川: « La rivière Tadami »), qui chante un amour déchiré par la Seconde Guerre mondiale

Essais[modifier | modifier le code]

  • Dare-no-tame-ni-aisuruka? (誰のために愛するか), meilleure vente avec 2 millions d'exemplaires
  • Kairō-roku (戒老録: « Note d'avertissement aux anciens ») sur la façon dont nous nous comportons dans la vieillesse
  • II-hito-o-yameruto-raku-ni-naru (「いい人」をやめると楽になる: « Cessez d'être "gentil" et vous serez libéré »), collection d'épigrammes

Activités politiques et sociales[modifier | modifier le code]

  • Sono est également connue pour son engagement dans le conservatisme social.
  • En 2000, elle invite Alberto Fujimori, ex-président du Pérou, à résider à son domicile.
  • Après la mort de Ryōichi Sasakawa, un des plus importants chefs de droite, Sono le remplace à la tête de la “Nippon Foundation,”(日本財団) dont les fonds proviennent de 3 pour cent des recettes de course en hydroplane (en) dans tout le Japon. En tant que présidente, elle met l'accent sur le bien-être et l'aide aux pays sous-développés jusqu'au 30 juin 2005, date à laquelle son mandat expire finalement après neuf ans et demi. La position de président de la Fondation est reprise par Yohei Sasakawa.
  • Elle est aussi présidente d'une ONG appelée Kaigai-senkyosha-katsudo-enjo-koenkai (JOMAS :Japan Overseas Missionaries Assistance Society) dont l'objet est d'aider les missionnaires japonais qui consacrent leur vie à l'étranger.
  • Elle est désignée Personne de mérite culturel en 2003, après son mari qui a été ainsi honoré en 1999.
  • Elle est nommée directrice du conseil d'administration du Japan Post Holding Co.'s par Shizuka Kamei, ministre responsable de la réforme postale en octobre 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Sachiko Shibata Schierbeck et Marlene R. Edelstein, Japanese women novelists in the 20th century: 104 biographies, 1900-1993, Museum Tusculanum Press, (ISBN 87-7289-268-4, lire en ligne), p. 132
  2. (en) Chieko Irie Mulhern, Japanese women writers: a bio-critical sourcebook, Greenwood Publishing Group, (ISBN 0-313-25486-9, lire en ligne), p. 369

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]