Junnosuke Yoshiyuki

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Junnosuke Yoshiyuki
Junnosuke Yoshiyuki.jpg

Junnosuke Yoshiyuki en 1958

Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
吉行淳之介Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Prix Akutagawa ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Liste détaillée
Prix Akutagawa ()
Prix Shinchōsha de littérature (d) ()
Prix Tanizaki ()
Prix Kōdansha du meilleur essai ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Junnosuke Yoshiyuki, né à Okayama le , mort le , à Tokyo, est un écrivain japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Junnosuke Yoshiyuki est le fils d’un poète, Eisuke Yoshiyuki, et d’une coiffeuse, Aguri. Il grandit à Tokyo à partir de 1926 parce que sa famille s’y est installée. En 1940, il est atteint de typhus et isolé dans un pavillon de contagieux quand son père décède.

En 1944, il est appelé sous les drapeaux, mais n'y reste que trois jours car on lui diagnostique de l’asthme. Bien qu’on le rappelle l’année suivante et qu’il n’ait pas été réformé, il ne fit pas la guerre.

En 1945, il s’inscrit en littérature anglaise à l’université de Tokyo, mais il n’assiste pas beaucoup aux cours. Il travaille surtout dans une société d’édition[Laquelle ?] et finalement, il est renvoyé de l’université parce qu’il n’a pas payé les frais de scolarité. En 1947, il devient officiellement rédacteur dans cette société et participe à la rédaction de quelques magazines. Tandis qu’il est très occupé par son travail, il publie ses œuvres dans plusieurs revues d’amateurs de littérature. En 1952, son œuvre La Ville aux couleurs fondamentales (Genshoku no Machi) est nommée pour le Prix Akutagawa pour la première fois, mais il ne l’obtient pas. Cette année-là, il est en congé pour raison de santé (il a la tuberculose), et en 1953, il démissionne.

L’Averse (Shu-u) reçoit le Prix Akutagawa en 1954. Il n’a pas les moyens financiers pour aller en cure après son opération. Par conséquent il décide devenir écrivain professionnel en profitant de son prix.

À la fin de sa vie, il continue d'écrire en affrontant plusieurs maladies. Les plantes sur le sable (Suna no ue no Shokubutugun), La chambre noire (Anshitsu), Jusqu'au soir (Yugure made) sont des longs romans de style Watakushi shōsetsu. L'homme et la fille (Otoko to Onnanoko), Dans les flammes (Hono no naka), La sortie - la vue de la ruine (Deguchi – Haikyo no Nagame) sont des nouvelles, Des contenu du sac (Kaban no nakami) extrait de Le Goût étrange (Kimyo na Aji) est un court roman. Il a écrit aussi des œuvres de divertissements comme Au bord de Suresure, Don Juan imité (Nise Don Juan), Nezumikozo Jirokichi.

Les essais spirituels sont aussi populaires comme La suggestion de la légèreté (Keihaku no Susume). Il avait une rubrique dans un magazine pendant longtemps, et il est connu comme bon interviewer. Des entrevues sont réunies dans L'entrevue légère (Keihaku Taidan) et L'entrevue de l'horreur (Kyohu Taidan). Il traduit Amours sans importance (Ai to Warai no Yoru) d'Henry Miller en japonais et une œuvre d'époque Edo en japonais moderne.

Quand il était jeune, il s'est marié avec Humie et a eu une fille. Ils habitaient séparément, mais ils n'ont jamais divorcé. Dix ans après son mariage, il a rencontré une actrice, Mariko Miyagi, avec qui il se mit en ménage. Une femme écrivain, Eiko Otsuka, a écrit Dans la chambre noire, le trou où nous nous sommes cachés (Anshitsu no Naka de, Yoshiyuki Junnosuke to Watashi ga Kakureta hukai Ana,) Katsumi Takayama L'autre spécial (Tokubetu na Tanin,) Mariko Miyagi De Junnosuke (Junnosuke san no koto,) et Humie Yoshiyuki, sa femme, a écrit le dos de Junnosuke (Junnosuke no Senaka.)[pas clair]

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • 1954 et 1952 : L'Averse (驟雨, Shûu) suivi de La Ville aux couleurs fondamentales (原色の街, Genshoku no machi), traduit par Pierre Devaux, Editions Picquier, 1995 (prix Akutagawa pour L'Averse).
  • 1964 : "Les Hortensias" (Ajisai), traduit par Cécile Sakai, in Les Paons La Grenouille Le Moine-cigale et dix autres récits (1955-1970), Editions Picquier, 1988 et Anthologie de nouvelles japonaises Tome III - 1955-1970 : Les Paons La Grenouille Le Moine-cigale, Picquier poche, 1999.
  • 1965 : "Un imprévisible événement" (Fui no dekigoto), traduit par Cécile Sakai, in Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines (tome I), Gallimard, 1986.
  • 1969 : La Chambre noire (暗室, Anshitsu), traduit par Yuko Brunet et Sylvie H. Brunet, Editions Philippe Picquier, 1990 et Picquier poche, 1995 (prix Tanizaki).
  • 1978 : Jusqu'au soir (夕暮まで, Yūgure made), traduit par Silvain Chupin, Éditions du Rocher, 2006 (prix Noma).
  • "A table" (Shokutaku no kôkei), in Cahiers du Japon numéro spécial 1985 : La littérature dans le Japon d'après-guerre, pp. 41-44.
  • Le Désir, Sakaguchi Ango, Tamura Taijirô, Yoshiyuki Junnosuke et al., nouvelles traduites du japonais par Pascale Simon et Jean-Jacques Tschudin, Éditions du Rocher, 2007