Arsenal VG 90

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Arsenal VG 90
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Constructeur Arsenal de l'aéronautique
Rôle Chasseur embarqué
Statut Prototype
Premier vol 27 novembre 1949
Nombre construits 2
Équipage
1
Motorisation
Moteur Hispano-Suiza Nene 102
Nombre 1
Type turboréacteur
Puissance unitaire 2 270
Dimensions
Envergure 13 44 m
Longueur 12 61 m
Hauteur 4 90 m
Surface alaire 30 70 m2
Masses
À vide 5 160 kg
Maximale 8 090 kg
Performances
Vitesse maximale 950 km/h
Plafond 13 000 m
Vitesse ascensionnelle 1 380 m/min
Rayon d'action 1 550 km
Armement
Interne (Prévu) 3 canons de 30 mm
Externe (Prévu) 2 bombes de 500 kg

L'Arsenal VG 90 est un chasseur embarqué français construit après la Seconde Guerre mondiale qui n'a pas dépassé le stade prototype.

Origine[modifier | modifier le code]

En 1946 le ministère de l’Air lança un programme de chasseurs embarqués à réaction destinés à l’aéronautique navale française. Trois appareils, tous équipés du réacteur Rolls-Royce Nene construit sous licence par Hispano-Suiza, furent présentés au Centre d'essais en vol en 1949, dont l’Arsenal VG 90.

Dessiné par l’ingénieur Galtier à partir du VG 70, il s’agissait d’un monoplan à aile haute avec voilure et empennages en flèche. Le fuselage était entièrement métallique, de structure monocoque, la voilure avait une structure métallique et un revêtement en contreplaqué. Les prises d’air, ventrales sur le VG 70, étaient reportées le long du fuselage, sous le bord d’attaque de l’aile et le train d’atterrissage tricycle était entièrement escamotable. L’armement prévu varia durant le programme. Composé initialement de 3 canons Hispano-Suiza de 30 mm et de bombes sous voilure, il fut modifié en 2 canons de 20 mm et 7 mitrailleuses de 7,7 mm, un panier ventral escamotable de 36 roquettes et des charges externes sous voilure[1].

Un programme catastrophique[modifier | modifier le code]

Trois prototypes furent construits, le premier vol intervenant le 27 septembre 1949. Les essais au CEV de Brétigny débutèrent le 10 avril 1950, mais le 25 mai 1950 le premier prototype s’écrase, tuant le pilote d’essais Pierre Decroo. L'enquête conclura à l'ouverture intempestive des trappes de train avant qui s'arrachèrent et vinrent heurter l'empennage, rendant le prototype incontrôlable. Il fut remplacé en juin 1951 par un second prototype, entièrement métallique, mais le 21 février 1952 celui-ci fut victime au-dessus de l’Allier d’un phénomène de flutter qui entraîna la rupture de l’empennage. Le pilote Claude Dellys ne parvint pas à faire fonctionner son siège éjectable et se tua à son tour. Les essais furent alors interrompus, le dernier prototype, qui devait recevoir un réacteur Snecma Atar 101F de 4 000 kgp, n’étant pas achevé[1].

Ce programme fut particulièrement désastreux, puisque le NC.1080 (en), qui avait effectué son premier vol le 29 juillet 1949, fut détruit en vol le 7 avril 1950, tuant le pilote Pierre Gallay. Dernier participant au programme, le Nord 2200 (en) prit l’air le 16 décembre 1949 mais fut jugé trop lourd et trop instable pour pouvoir être utilisé sur porte-avion[2].

Dérivés[modifier | modifier le code]

  • Arsenal VG 93 : Projet d’un VG 90 équipé de deux statoréacteurs en bout d’aile.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Cuny
  2. Le Moniteur de l'aéronautique, mars 1979

Références[modifier | modifier le code]

  • Le Moniteur de l'aéronautique, mars 1979.
  • Jean Cuny, Les avions de combat français 1944-1960. Éditions Larivière, Collection Docavia n° 28.
  • W. Green et G. Swanborough, Le Grand Livre des chasseurs. Celiv. ISBN 2-86535-302-8.

Liens externes[modifier | modifier le code]