Revêtement (technique)

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Un revêtement a pour but d'améliorer les propriétés de surface d'un objet. Par exemple, les revêtements peuvent servir pour préserver ou accroître l'apparence, l'adhésion, la résistance à la corrosion, la mouillabilité ou ajuster les propriétés de surface de l'objet considéré face aux contraintes mécaniques et aux différents éléments de l'environnement extérieur (ultraviolets, eau, oxydation (corrosion), température, moisissures, etc.).

Typologie[modifier | modifier le code]

Il existe principalement deux types de revêtements suivant leur composition :

  • revêtement inorganique ;
  • revêtement organique.

Les revêtements inorganiques sont composés uniquement d'un matériau métallique ou céramique. Les revêtements organiques sont composés principalement d'un matériau polymère qui fait office de liant pour des « pigments » qui fournissent les fonctionnalités désirées au revêtement (couleur, protection anticorrosion, photosensitivité pour les films photographiques, etc.).

Grands secteurs industriels[modifier | modifier le code]

Orfèvrerie[modifier | modifier le code]

En orfèvrerie, cette opération porte couramment le nom de placage et consiste la plupart du temps en le revêtement d'un métal précieux sur un métal plus « vil », en général à des fins esthétiques ou anticorrosives (dorure). En métallurgie et en électronique, bien que parfois utilisé, le terme de « placage » est à éviter.

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Réseau routier et piétonnier[modifier | modifier le code]

Les revêtements routiers (en) comprennent différents types qui répondent à un certain nombre d'exigences (durabilité et stabilité, souplesse de mise en œuvre et rapidité de remise en service après travaux[1], rugosité et abrasion de la couche de roulement, résistance aux intempéries, drainage, facilité d'entretien, aspect esthétique, délai de carrossabilité, coût initial et d'entretien...), leur choix résultant d'un compromis variable entre le maître d'ouvrage, le concepteur, le maître d'œuvre et le gestionnaire, selon les diverses utilisations de la chaussée : les revêtements bitumineux (enrobés et asphalte coulé confondus), les revêtements en béton (béton de ciment)[2] et les revêtements modulaires (caractérisés par leur appareillage de pose[3], ils se présentent sous différents types : pavés en béton, dalles en béton strictement réservées aux zones exclusivement piétonnières et/ou cyclables, pavés de pierre naturelle et en terre cuite[4], dalles de pierre naturelle)[5],[6].

Il existe aussi le cas spécifique des revêtements podoctactiles.

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Fabrication mécanique[modifier | modifier le code]

Le revêtement protège la pièce mécanique de :

  • l'oxydation ;
  • la corrosion ;
  • les températures extrêmes ;
  • l'usure ;
  • etc.

On trouve des revêtements :

  • en automobile :
    • dans les moteurs à 4-temps d'automobile :
      • dans les chambres de combustion ;
      • sur les pistons ;
    • sur la carrosserie ;
  • en aéronautique :
    • dans les moteurs d'avion :
      • dans les pièces mécaniques internes d'un turboréacteur :
        • les ailettes de compresseurs et de turbines ;
        • le carter ;
        • les arbres ;
  • dans les réacteurs nucléaires :
    • dans les turbines d'alternateur :
      • sur les aubes ;
      • sur le carter ;
    • dans les conduites.

Procédés[modifier | modifier le code]

Les principaux procédés de revêtement peuvent être décomposés dans les grandes catégories suivantes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Si le trafic urbain est moins lourd que l'interurbain, il impose des travaux fréquents et répétés d’ouverture et de fermeture des chaussées en raison des réseaux enterrés (eau, gaz, électricité, télécom...)
  2. « Les revêtements en béton ont une structure très rigide qui résiste bien aux déformations sous l’effet d’un trafic lourd (véhicules d’entretien, accès carrossables, etc.), aux racines d’arbres et aux conditions environnementales extrêmes. En outre, ils nécessitent un entretien très réduit tout en présentant une longue durée de vie ». Ils sont donc adaptés aux réseaux routiers et aux aménagements en « pleine nature » (parcs, forêts). Par contre, en milieu urbain, ces revêtements en béton sont plus contraignants en raison des travaux fréquents et répétés d’ouverture et de fermeture des chaussées. Cf « Revêtements des aménagements piétons », sur urbanisme.irisnet.be,
  3. Appareillage à joints alternés (pose linéaire) ou à joints croisés (à bâtons rompus, en arêtes de poisson, en épi, à pavés couplés, à quart de pavé)…
  4. Pose en ligne (appareillage à joints alternés) ou en appareillage mosaïque selon des motifs variés : pose en panneaux, en losange ; pose circulaire, en rosace , en queue de paon, en éventail, en coquille ou queue de paon, en écailles de poisson, en spires concentriques ou arcs de cercle.
  5. Jean Barillot, Hervé Cabanes, Philippe Carillo, La route et ses chaussées. Manuel de travaux publics, éditions Eyrolles, , 272 p. (lire en ligne)
  6. Yann Bubien (dir.), Recueil Complément Technique. Analyse et expertise de la réglementation, Le Moniteur, , 420 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]