Apocalypse, Hitler

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Apocalypse, Hitler
Description de l'image Apocalypse, hitler.png.
Genre Film documentaire historique
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine France 2
Nb. d'épisodes 2
Durée 2 × 55 minutes
Diff. originale sur France 2
sur RTBF

Apocalypse, Hitler est une mini-série documentaire française en deux parties de 55 minutes réalisée par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, narrée par Mathieu Kassovitz, et diffusée d'abord en Belgique dès le sur la RTBF, et en France le sur France 2[1]. Elle fait partie de la série Apocalypse.

Elle regroupe des documents d'époque connus ou inédits et relate les grands événements l'ayant amené à la prise de pouvoir. Les images d'archives ont été restaurées et colorisées. La musique originale a été composée par Kenji Kawai, la bande sonore Gilbert Courtois.

Au Québec, la mini-série a été diffusée les dimanches 15 et à Télé-Québec[2],[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

La mini-série retraçant l'ascension d'Adolf Hitler et la naissance de l'idéologie nazie.

Épisodes[modifier | modifier le code]

La Menace1re partie[modifier | modifier le code]

La première partie relate les débuts d’Adolf Hitler né le à Braunau am Inn en Autriche, d’une mère aimante et d’un père autoritaire. Piètre élève, artiste raté, il s’engagera avec ferveur dans l’infanterie bavaroise pendant la Première Guerre mondiale. Blessé, il apprendra pendant sa convalescence, la défaite. L’humiliation du Diktat sera l’une des sources de son nationalisme exacerbé et son antisémitisme obsessionnel. Il se découvre un don d’orateur et devient très vite le porte-parole d’un groupuscule d’extrême droite, le DAP. Il galvanise les foules en mettant en avant la pureté de la race. Malgré le putsch raté de novembre 1923, la publication de Mein Kampf élèvera son aura qui n’inquiète toujours pas les autres partis politiques.

Le Führer2e partie[modifier | modifier le code]

La crise économique de 1929 est une opportunité pour Hitler, associé à son chef de propagande Joseph Goebbels et aux SA, il va semer le désordre dans la vie politique du pays et se présentera comme la seule solution à la fin de la misère du peuple. En 1932, le président Hindenburg dissout le Parlement et permet au parti nazi d’être la première force politique du pays. Hitler sera promu chef du gouvernement. En dépit d’un semblant d’ouverture, il éliminera ses opposants politiques et commencera à mener une politique discriminatoire à l’égard des Juifs, responsables selon lui de tous les maux. Et malgré un message de paix aux autres nations, il préparera l’Apocalypse.

Protagonistes[modifier | modifier le code]

Allemands[modifier | modifier le code]

Américain[modifier | modifier le code]

Italien[modifier | modifier le code]

Le montage et l'audience[modifier | modifier le code]

La mini-série est d'abord diffusée le sur la RTBF[4]. Lors de la diffusion de la première partie sur France 2 le , la série a été suivie par 6,1 millions de personnes réalisant ainsi 22,3 % de part d'audience[5].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Comme pour le premier volet de la série Apocalypse, les avis divergent sur ce deuxième volet consacré à Hitler.

L’hebdomadaire Le Monde considère le projet comme ambitieux et le résultat intéressant en tant qu’il permet de faire découvrir aux grand public des images d’archives rares (jeunesse d’Hitler, Hitler au sein de l’infanterie pendant la Première Guerre Mondiale…)[6].

En revanche, le documentaire a fait l’objet de critiques importantes de la part d’historiens.

Tout en soulignant l'intérêt du documentaire pour ses images inédites, l'historien conservateur Édouard Husson lui fait trois reproches majeurs : « l'absurde insistance sur la possible ascendance juive de Hitler, une thèse bien éculée, et dont on se demande bien pourquoi les auteurs la réhabilitent », « la thèse historiquement fausse qu'il y aurait eu un danger communiste en Allemagne fin 1918 » et enfin « la quasi-absence des crises économiques dans l'énumération des facteurs qui amenèrent Hitler au pouvoir »[7].

L’historienne Julie Maeck considère que le film s’inscrit dans la lignée des documentaires sur Hitler mélangeant des images de propagandes du régime nazi et des archives amateurs dans une forme accrocheuse et sans recul historique. Elle le qualifie d’« historytainment » qui n’apporte rien à la compréhension du phénomène d’ascension du Führer[8].

L’historien des images André Gunthert abonde dans le même sens, considérant la série comme étant très éloignée des connaissances et des réflexions sur cet épisode historique. Allant plus loin, il critique la position d’objectivité clamée par les documentaristes, considérant que le choix des images, la colorisation, le recadrage et le montage représentent en soi une interprétation ; le problème principal étant celle d’une narration univoque se cachant derrière un matériel d’archives qui est supposé garantir l’authenticité du récit. Enfin, le récit manquerait son objectif pédagogique en réduisant Hitler à ses pathologies mentales et ses vociférations, passant outre, ou de manière très succincte, le rôle joué par la crise économique de 1929 [9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathieu, « Inédit : Apocalypse Hitler dès le mardi 25 octobre sur France 2 », sur newstele.com, (consulté le ).
  2. Stéphane Baillargeon, « La carrière fulgurante et très destructrice d’Adolf Hitler », sur Le Devoir, , E7
  3. « Fiche du documentaire » (version du 16 janvier 2012 sur l'Internet Archive), sur Télé-Québec
  4. https://twitter.com/#!/RTBF/status/126572530902368257
  5. AFP, « Hitler plus fort que les Experts », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. Alain Constant, « Apocalypse Hitler », sur Le Monde.fr, (consulté le )
  7. Édouard Husson, « Apocalypse Hitler », sur edouardhusson.com,
  8. François Ekchajzer, « Apocalypse Hitler, une impression de déjà-vu », sur Telerama, (consulté le )
  9. André Gunthert, « Apocalypse ou la trouille de l'histoire », sur Le club de Mediapart, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]