Années 280 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

Détail de la mosaïque du Nil à Palestrina, vers -100.

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Art et culture[modifier | modifier le code]

Buste de Sérapis. Marbre, copie romaine d'un original grec du IVe siècle av. J.-C. qui se trouvait dans le Sérapéion d'Alexandrie.
L’herma de Démosthène sur la place du marché d'Athènes, œuvre de Polyeucte, v. 280 av. J.-C., Glyptothèque de Munich.
  • Vers 280 av. J.-C. :
  • Entre 290 et 278 av. J.-C. : le prêtre babylonien de Bêl Bérose publie une « Histoire de Babylone » (Babylonica), rédigée en grec.
  • Vers 285 av. J.-C. : le poète tragique et grammairien grec Lycophron de Chalcis travaille à la bibliothèque d'Alexandrie (auteur de l’Alexandra, long poème tragique).
  • Vers 285-282 av. J.-C. : une statue de Sarapis (exécutée par Bryaxis pour le temple d’Hadès à Sinope au IVe siècle) est placée à Alexandrie[1].

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]


  • Ptolémée II commence à doter l’Égypte d’une administration qui lui permet de l’exploiter à fond grâce à des monopoles (blé, huile, bière, lin) et une fiscalité rigoureuse. Il réforme la monnaie (interdiction des monnaies concurrentes), instaure des banques d’État dont le monopole est affermé, fait remettre en état le canal de Nékao, la route de Coptos à la mer Rouge et l’irrigation de l’oasis du Fayoum (doréa d’Apollonios, immense domaine de 2700 ha). Il continue à attirer des mercenaires et des capitalistes grecs.
  • En Égypte des techniques nouvelles sont progressivement introduites pour l’irrigation (méchané ou organon, machine hydraulique utilisant la vis d’Archimède et la roue dentée) et l’agriculture (outillage de fer, charrues, pressoir à vis). De nouvelles espèces se développent (vignes, oliviers) ou sont introduites pour les besoins des émigrants grecs (figuiers, grenadiers, pommiers, noyers, ail). Les plantations d’arbres sont favorisées (bois de charpente). La sélection permet d’améliorer les rendements du blé. Des moutons milésiens à haute laine et des ânes syriens sont introduits. Les paysans ne profitent pas de l’accroissement de la production et sont exploités plus durement encore que sous les pharaons.
  • Fondation des ports de Bérénice et de Myos Hormos sur la mer Rouge.
  • Un monopole d'état est institué en Égypte sur les matières premières et la grande industrie.
  • L’armée de Ptolémée II réunit 240 000 hommes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jerome Jordan Pollitt, Art in the Hellenistic Age, Cambridge University Press, (ISBN 9780521276726, présentation en ligne)
  2. Henri van Hoof, Histoire de la traduction en Occident : France, Grande-Bretagne, Allemagne, Russie, Pays-Bas, De Boeck Supérieur, (ISBN 9782801109625, présentation en ligne)
  3. Jean-Paul Chabard, Pascal Esposito, Mécanique des fluides appliquée : écoulements incompressibles dans les circuits, canaux et rivières, autour des structures et dans l'environnement, Presses des Ponts, (ISBN 9782859783013, présentation en ligne)
  4. Max Duncker, Xavier Mossmann, Les nations sémitiques : les Égyptiens : histoire de l'antiquité, PAris, Marpon et Flamarion, (présentation en ligne)