Années 200 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

Le monde vers 200 av. J.-C.
  • Vers 200 av. J.-C. :
    • Début de la période intermédiaire ancienne au Pérou (200 av. J.-C./500). La civilisation nazca commence à fleurir vers cette époque. La culture Virú, également appelée Gallinazo, se développe sur la côte nord péruvienne entre l'an 200 av. J.-C. et l'an 300.
    • Premières mentions de la cité caravanière de Tadmor, en Syrie, future Palmyre[3].
    • La tribu gauloise des Parisii s'établit dans la région du Paris actuel.
    • La population de la Terre s'élève à quelque 225 millions d'hommes.

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Économie & Société[modifier | modifier le code]

  • On estime à huit millions la population juive à l’époque Hellénistique (Babylonie, Syrie, Anatolie, Égypte, mais aussi Chypre, Cyrénaïque, Égée, Grèce, Afrique, Italie, Espagne). Les Juifs sont soldats, agriculteurs, artisans, fonctionnaires, plus rarement commerçants où prêteurs. En Égypte, les Juifs de la Diaspora ont formé de petites communautés dès le VIe siècle av. J.-C. D’autres viennent en grand nombre après l’annexion de la Cœlé-Syrie et la révolte des Maccabées (-175). Ils sont plus d’un million (dont 100 000 à Alexandrie où ils occupent deux quartiers sur cinq). En contact avec les Goyim, ils s’hellénisent et abandonnent l’araméen pour le grec à partir du IIe siècle av. J.-C. Les textes sacrés sont traduits en grec à partir de Philadelphie (version des Septante, vers -210) ce qui permet aux non-Juifs de connaître l’ancien testament.
  • À Rome, les guerres puniques ont coûté cher, directement et indirectement. L’agriculture est ruinée par la longue invasion d’Hannibal et de ses troupes. Des familles entières de paysans ont été massacrées ou déplacées. Des fermes sont abandonnées ou mal exploitées. Le maintien d’une importante armée (130 000 hommes), prive l’économie de main-d’œuvre masculine. À Rome, l’accroissement de l’Empire a attiré des émigrants, des Italiens chassés par la guerre, des Grecs et des affranchis, formant une masse misérable et sans travail. Au même moment, l’aristocratie exploite les bénéfices des conquêtes, acquiert des domaines immenses sur lesquels elle fait travailler de nombreux esclaves, produisant le blé et la nourriture pour les villes. Souvent, elle évince les paysans déjà sur place. De leur côté, chevaliers et publicains s’enrichissent grâce au commerce ou aux travaux publics.
  • Le déséquilibre social engendre des difficultés importantes de maintien de l’ordre public. La masse misérable trouve des défenseurs auprès des aristocrates imprégnés de l’idéal grec de justice et d’humanité, les populares, partisans de réformes, qui s’opposent aux optimates, attachés au maintien du statu quo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Justin Wintle, History of China, Rough Guides, (ISBN 9781858287645, présentation en ligne)
  2. Christelle Fischer-Bovet, Army and Society in Ptolemaic Egypt, ProQuest, (ISBN 9780549852827, présentation en ligne)
  3. Yves Denis Papin, Chronologie de l'histoire ancienne, Éditions Jean-paul Gisserot, (ISBN 9782877473460, présentation en ligne)