Lagides

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ptolémée (homonymie).
Royaume ptolémaïque
Πτολεμαϊκὴ βασιλεία
Ptolemaïkḕ Basileía (grc)

32330 avant notre ère

Description de cette image, également commentée ci-après

L'empire lagide vers 300 av. J.-C.

Informations générales
Statut Monarchie hellénistique
Capitale Alexandrie
Langue Grec
Égyptien
Berbère
Religion Religion grecque antique
Culte de Sarapis
Histoire et événements
305 av. J.-C. Ptolémée Ier proclamé roi
vers 297 Début de la construction du phare d'Alexandrie
274 Début de la première guerre de Syrie
217 Bataille de Raphia
Vers 170 Ptolémée VI défait par Antiochos IV
116 Mort de Ptolémée VIII
44 Début du règne effectif de Cléopâtre
30 Fin de la dynastie ptolémaïque
Rois et pharaons
(1er) 305 à 283 Ptolémée Ier
(Der) 51 à 30 Cléopâtre VII

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La dynastie des Lagides ou dynastie des Ptolémées ou dynastie ptolémaïque est une dynastie pharaonique issue du général macédonien Ptolémée, fils de Lagos, d'où l'appellation « lagide », qui règne sur l'Égypte de 323 à 30 av. J.-C. Si on prend en compte que la dernière dynastie numérotée de l'Égypte ancienne est la dynastie perse achéménide, soit la XXXIe dynastie, vaincue par Alexandre le Grand qui, couronné roi d'Égypte, serait alors l'unique représentant d'une XXXIIe dynastie, la dynastie des Lagides peut être considérée comme la XXXIIIe dynastie égyptienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La formation de l'empire lagide[modifier | modifier le code]

La dynastie des Ptolémées se place dans la continuité d'Alexandre le Grand, roi de Macédoine, qui se fait proclamer pharaon d'Égypte en 331 av. J.-C. et ordonne la construction d'Alexandrie. Il s'est aussi rendu dans l’oasis de Siwa où il rencontre l’oracle d’Ammon-Zeus qui le confirme comme descendant du dieu Amon. Cette sentence, conforme aux traditions égyptiennes, est très largement exploitée par la propagande du Conquérant.

Ptolémée, fils du méconnu Lagos, est désigné satrape d'Égypte lors des accords de Babylone qui partagent l'empire d'Alexandre en 323. En 305, il se proclame roi (basileus) d'Égypte pour les Grecs et les Égyptiens, après la disparition de son suzerain théorique, Alexandre IV et la proclamation royale d'Antigone le Borgne et de son fils Démétrios Ier Poliorcète[1].

La dynastie est marquée par les mariages consanguins (comme chez les premiers pharaons) et les crimes successoraux[2]. Les rois et reines n'en portent pas moins des épithètes bienveillantes, parfois d'essence divine : « Sauveur », « Bienfaiteur », « Nouveau Dionysos », etc. Ou alors des hommages familiaux renvoient à d'autres Ptolémées : « Qui aime sa sœur », « Qui aime son père », etc.[3]. Selon la coutume ptolémaïque, une reine ne peut théoriquement régner seule ; elle est nominalement mariée à son frère cadet comme dans le cas de Cléopâtre VII au début de son règne.

La puissance lagide[modifier | modifier le code]

La dynastie lutte principalement contre les Séleucides lors de six guerres de Syrie (274 à 168) pour la domination de la Syrie et de la Cœlé-Syrie. Dans une moindre mesure, elle s'engage contre les Antigonides de Macédoine par l'intermédiaire de leur immense flotte de guerre ; elle apporte par ailleurs son soutien aux cités grecques en conflit avec la Macédoine, comme dans le cas de Ptolémée II qui favorise la coalition entre Athènes et Sparte lors de la guerre chrémonidéenne. Le grand dessein des Ptolémées est bien de fonder une thalassocratie en Méditerranée orientale.

En 30 av. J.-C., après sa défaite face à Octave à la bataille d'Actium, Cléopâtre se serait suicidée ; mais son décès reste sujet à de nombreuses discussions, certains prétendant qu'elle aurait été assassinée. Sa mort marque la fin de la dynastie ptolémaïque et de l'Égypte pharaonique, mais aussi de la période hellénistique.

Malgré les querelles intestines, cette dynastie contribue au rayonnement de l'Égypte durant l'époque hellénistique en initiant une synthèse entre la civilisation grecque et le monde égyptien traditionnel. La naissance du culte de Sarapis et le renouveau des divinités égyptiennes en témoignent.

Rois et reines d'Égypte de la dynastie des Lagides[modifier | modifier le code]

Voir l’article annexe : Arbre généalogique des Lagides.
Toutes les dates sont avant notre ère.
À partir de Ptolémée VI la nomenclature des divers souverains varie selon que l'on comptabilise ou non Ptolémée VII et Ptolémée Apion ; de plus, autrefois, on donnait souvent le numéro VIII à Ptolémée VII, fils de Ptolémée VI, et le numéro VII à Ptolémée VIII, oncle et assassin du précédent.

Après la mort de Cléopâtre VII et l'assassinat de Ptolémée Césarion par son cousin Octave, l'Égypte devint une province romaine au sein de l'Empire romain (27 av. J.-C. à 395 de notre ère), dont elle est le principal grenier à blé. L'Égypte est placée sous la domination de l'empereur qui se fait reconnaître comme roi d'Égypte. Il est représenté par un préfet qui siège à Alexandrie.

Autres membres de la dynastie des Lagides[modifier | modifier le code]

Certaines personnalités listées ci-dessous ne sont pas à proprement parler des membres de la dynastie des Lagides. Il s'agit généralement des épouses de souverains lagides qui, par conséquent, méritent de figurer dans la liste de ses membres. On retrouve, en outre, des personnages issus d'autres dynasties (Séleucides notamment) qui n'ont pas régné sur l'Égypte mais dont le pouvoir et l'ascendance sont liés à un membre de la dynastie des Lagides. Les derniers individus énumérés sont les descendants de Cléopâtre VII, dernière représentante de la dynastie après la mort de ses frères et sœurs.

  • Lagos. Général macédonien, père de Ptolémée Ier, fondateur de la dynastie.
  • Arsinoé. Concubine de Philippe II de Macédoine, épouse de Lagos et mère de Ptolémée Ier selon Pausanias[4]
  • Thaïs. Courtisane athénienne, concubine de Ptolémée Ier, mère de Lagos, Léonticos et Eireine.
  • Artacama. Première épouse (en 324) de Ptolémée Ier, fille du satrape perse Artabaze, sœur de Barsine, concubine d'Alexandre le Grand, et d'Artonis, épouse d'Eumène de Cardia.
  • Eurydice. Deuxième épouse (en 321) de Ptolémée Ier, mère de Lysandra, de Ptolémaïs, de Ptolémée Kéraunos, Méléagre et d'Argées.
  • Bérénice Ire). Mariée en premières noces à un dénommé Philippe, mère d'Antigoné, première épouse de Pyrrhus Ier d'Épire, de Magas, roi de Cyrène, et de Theoxena. Puis troisième épouse (en 316) de Ptolémée Ier, mère d'Arsinoé II. Philadelphe, de Ptolémée II Philadelphe et de Philatéra. Reine consort d'Égypte de 305 à 283.
  • Lagos. Fils illégitime de Ptolémée Ier et de Thaïs.
  • Léonticos. Fils illégitime de Ptolémée Ier et de Thaïs.
  • Irène. Fille illégitime de Ptolémée Ier et de Thaïs, épouse d'Eunostos de Soles, roi de Chypre.
  • Ptolémée Kéraunos. Fils aîné de Ptolémée Ier et d'Eurydice, il devient brièvement roi de Macédoine.
  • Méléagre. Fils cadet de Ptolémée Ier et d'Eurydice, il devient très brièvement roi de Macédoine (en 279) à la mort de son frère. Il est déposé au bout de deux mois de règne par l'armée des Macédoniens qui le jugent inapte à régner face au péril celte.
  • Argées. Fils de Ptolémée Ier et d'Eurydice.
  • Lysandra. Fille de Ptolémée Ier et d'Eurydice, mariée en premières noces à Alexandre V de Macédoine et en secondes noces à Agathoclès de Thrace.
  • Ptolémaïs. Fille de Ptolémée Ier et d'Eurydice, cinquième épouse de Démétrios Ier Poliorcète, mère de Démétrios Kalos, roi de Cyrène.
  • Arsinoé II Philadelphe. Fille de Ptolémée Ier et de Bérénice Ire, mariée en premières noces à Lysimaque, en secondes noces à son demi-frère Ptolémée Kéraunos, en troisièmes noces à son frère Ptolémée II. Mère de Philippe, Lysimaque et Ptolémée de Telmessos, qu'elle a eu avec Lysimaque. Reine consort de Thrace de 299 à 281, de Macédoine de 285 à 279 et d'Égypte de 277 à 270.
  • Philatéra. Fille de Ptolémée Ier et de Bérénice Ire.
  • Arsinoé Ire. Fille de Lysimaque et de Nikaia, première épouse (en 289) de Ptolémée II Philadelphe, mère de Ptolémée III Évergète Ier, de Bérénice Syra et de Lysimaque. Reine consort d'Égypte de 283 à 278.
  • Bilistiche. Troisième épouse de Ptolémée II, mère de Ptolémée-Andromaque.
  • Bérénice Syra. Fille de Ptolémée II et d'Arsinoé Ire, deuxième épouse (en 253) d'Antiochos II Théos, roi de Syrie, mère d'un fils de nom inconnu assassiné en 246. Reine consort de Syrie de 253 à 246.
  • Lysimaque. Fils de Ptolémée II et d'Arsinoé Ire.
  • Ptolémée. Fils de Ptolémée II et de Bilistiche.
  • Andromaque. Fille de Ptolémée II et de Bilistiche.
  • Bérénice II. Fille de Magas de Cyrène et d'Apama, mariée en premières noces à Démétrios Kalos et en secondes noces à Ptolémée III. Mère d'Arsinoé III, de Bérénice, de Lysimaque ou Antialcidas, d'Alexandre, de Ptolémée IV Philopator et de Magas. Reine consort d'Égypte de 246 à 222.
  • Arsinoé III. Fille de Ptolémée III et de Bérénice II, épouse (en 220) de son frère Ptolémée IV, mère de Ptolémée V Épiphane. Reine consort d'Égypte à partir de 220.
  • Bérénice. Fille de Ptolémée III et de Bérénice II.
  • Lysimaque ou Antialcidas. Fils de Ptolémée III et de Bérénice II.
  • Alexandre. Fils de Ptolémée III et de Bérénice II.
  • Magas. Fils de Ptolémée III et de Bérénice II.
  • Agathocléa. Possible deuxième épouse (vers 213-212) ou concubine de Ptolémée IV, fille d'Œnanthès, la sœur de son ministre Agathoclès.
  • Cléopâtre Ire Syra. Fille d'Antiochos III Mégas, roi de Syrie, et de Laodicé III, épouse (194/193) de Ptolémée V, mère de Ptolémée VI Philométor, de Cléopâtre II et de Ptolémée VIII Évergète II. Reine consort d'Égypte de 194/193 à 181.
  • Cléopâtre II Philométôr Soteira. Fille de Ptolémée V et de Cléopâtre Ire, mariée en premières noces (en -172) à son frère Ptolémée VI et en secondes noces (en -144) à son autre frère Ptolémée VIII. Mère de Ptolémée Eupatôr, roi de Chypre, de Ptolémée VII Eupatôr, de Cléopâtre III Évergète, de Cléopâtre Théa et de Ptolémée Memphitis. Reine consort d'Égypte de 172 à 145 et de 144 à 116.
  • Ptolémée Eupator. Fils aîné de Ptolémée VI et de Cléopâtre II, fut roi de Chypre.
  • Cléopâtre III Évergète. Fille aînée de Ptolémée VI et de Cléopâtre II, deuxième épouse (en 142) de son oncle Ptolémée VIII. Mère de Ptolémée IX Sôter II, de Ptolémée X Alexandre Ier, de Cléopâtre Tryphaena, de Cléopâtre IV et de Cléopâtre V Séléné Ire. Reine consort d'Égypte de 142 à 116.
  • Cléopâtre Théa. Fille de Ptolémée VI et de Cléopâtre II. Mariée en premières noces (en -149) à Alexandre Ier Balas, en secondes noces (en 148-147) à Démétrios II Nicator, en troisièmes noces à Antiochos VII Évergète Sidêtês. Mère d'Antiochos VI Dionysos, de Séleucos V Philometor, d'Antiochos VIII Gryphos, d'Antiochos IX Philopator, de Laodicé VIII et de Laodicé IX. Reine consort de Syrie de 149 à 125.
  • Ptolémée Memphitis. Fils de Ptolémée VIII et de Cléopâtre II, assassiné par son propre père à l'âge de douze ans.
  • Cléopâtre Tryphaena. Fille de Ptolémée VIII et de Cléopâtre III, épouse d'Antiochos VIII Gryphos, roi de Syrie, mère de Laodicé VII Théa Philadelphe. Reine consort de Syrie jusqu'en 111.
  • Cléopâtre IV. Fille de Ptolémée VIII et de Cléopâtre III, mariée en premières noces (en 115) à son frère Ptolémée IX et en secondes noces (en -114) à Antiochos IX Philopator, roi de Syrie. Possible mère de Ptolémée XII Aulète et de Ptolémée de Chypre. Reine consort d'Égypte en -115 puis reine consort de Syrie de 114 à 112.
  • Cléopâtre V Séléné Ire. Fille de Ptolémée VIII et de Cléopâtre III. Mariée en premières noces (en 112) à son frère Ptolémée IX, en secondes noces (en -102) à Antiochos VIII, en troisièmes noces (en 96) à son beau-frère Antiochos IX et en quatrièmes noces (en 95) à son gendre Antiochos X Eusèbe. Mère de Bérénice III Philopator, de Séleucos VII Philométor Kybiosaktes et d'Antiochos XIII Asiaticus. Reine consort d'Égypte de 112 à 107, puis reine consort de Syrie de 102 à 95 et de 94 à 92.
  • Irène. Concubine de Ptolémée VIII, mère de Ptolémée Apion.
  • Ptolémée Apion (le « Maigre »). Fils illégitime de Ptolémée VIII, il est fait roi de Cyrène (116-96) à la mort de son père. À sa propre mort, il lègue son royaume à Rome.
  • Ptolémée de Chypre. Fils de Ptolémée IX et de Cléopâtre IV, roi de Chypre de 80 à 58. À sa mort, l'île de Chypre devient une province romaine.
  • Bérénice III Philopator. Fille de Ptolémée IX et de Cléopâtre V, mariée en premières noces à son oncle Ptolémée X et en secondes noces à son cousin Ptolémée XI. Reine consort d'Égypte jusqu'en 80.
  • Cléopâtre VI Tryphaena. Fille de Ptolémée IX et de Cléopâtre IV ou plus probablement de Ptolémée X et de Bérénice III. Épouse (en 79) de Ptolémée XII Aulète, mère de Bérénice IV, de Cléopâtre VII, d'Arsinoé IV, de Ptolémée XIII et de Ptolémée XIV. Reine consort d'Égypte de 79 à 58. Ptolémée XII s'étant fait chasser d'Alexandrie par ses habitants, il n'y revient que grâce aux banquiers romains qui financent son armée pour qu'il reprenne son trône. À sa mort (naturelle) en 50, le Sénat enverra Jules César récupérer la dette financière de Ptolémée Aulète afin de rembourser ses propres dettes contractées lors de sa Guerre des Gaules[5].
  • Arsinoé IV. Fille cadette de Ptolémée XII et de Cléopâtre VI. Corégente d'Égypte de 49 à 46.
  • Archélaos de Comana. Fils d'Archélaos, général au service de Mithridate VI Eupator, roi du Pount. Époux de Bérénice IV, père d'Archélaos II de Comana. Roi consort d'Égypte jusqu'en 55.
  • Alexandre Hélios (« Soleil »). Fils aîné de Marc Antoine et de Cléopâtre VII, frère jumeau de Cléopâtre Séléné II. Roi d'Arménie de 34 à 30.
  • Cléopâtre Séléné II (« Lune »). Fille de Marc Antoine et de Cléopâtre VII, sœur jumelle d'Alexandre Hélios. Épouse de Juba II, roi de Maurétanie, mère de Ptolémée de Maurétanie, de Drusilla de Maurétanie et de Cléopâtre de Maurétanie.
  • Ptolémée Philadelphe. Fils cadet de Marc Antoine et de Cléopâtre VII.
  • Ptolémée de Maurétanie. Fils de Juba II et Cléopâtre Séléné II. Roi de Maurétanie de 23 à 40 de notre ère. Assassiné à Lyon sur ordre de l'empereur Caligula, le royaume de Maurétanie est dissout et son territoire intégré à l'Empire romain.
  • Drusilla de Maurétanie. Possible fille de Juba II et de Cléopâtre Séléné II.
  • Cléopâtre de Maurétanie. Possible fille de Juba II et de Cléopâtre Séléné II.

Bien que la dynastie des Lagides cessa de régner sur l'Égypte à la mort de Cléopâtre VII et de Césarion, elle continue à exister à travers les descendants de Cléopâtre et de Marc Antoine. Parmi ceux-ci se distinguent Ptolémée de Maurétanie, roi de Maurétanie, et sa sœur Drusilla qui, selon Suétone, épousa un affranchi romain d'origine grecque, Marcus Antonius Félix, procurateur de Judée de 52 à 60 de notre ère[6]. Il faut aussi noter que la reine Zénobie de Palmyre prétend descendre des Lagides[7]. Peut-être est-elle une lointaine descendante de Drusilla ?

Institution et administration[modifier | modifier le code]

Hiérarchie à la cour[modifier | modifier le code]

Cartonnage d'une momie de l'époque ptolémaïque

Dès les débuts de la dynastie, le souverain s'entoure d'une cour composée aussi bien d'officiers que de savants et de médecins. Mais c'est dans la première décennie du règne de Ptolémée V Épiphane qu'apparaissent les titres, classés dans un système rigoureusement hiérarchisé de rangs. Six niveaux ont été mis en place, exposés par ordre décroissant :

  • parent (du roi),
  • ordre des premiers amis,
  • chef des gardes du corps,
  • ordre des amis,
  • ordre des successeurs (de la « réserve de recrutement »),
  • ordre des gardes du corps.

Entre les règnes de Ptolémée VI Philométor et de Ptolémée VII Évergète II, ce système s'enrichit de deux nouveaux titres :

  • rang équivalent à parent,
  • rang équivalent aux premiers amis, s'intercalant respectivement entre le premier et le deuxième, et le deuxième et le troisième.

Bien que la hiérarchie soit désormais définitivement fixée, les titres ne semblent pas pour autant fonctionner à l'identique au cours des règnes suivants. « Successeurs » ou « chef des gardes du corps » tendent à disparaître. En fait, seuls les titres de « parent », de « rang équivalent à parent » et de « premier ami » semblent se maintenir.

Constructions monumentales[modifier | modifier le code]

Les Ptolémées sont à l'origine de nombreuses constructions monumentales qui participent à la gloire de leur dynastie, alors qu'Alexandrie serait une nouvelle Athènes :

Cartouche des Ptolémées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Titulature dans l'Égypte antique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Will 2003, p. 74-75, tome 1.
  2. Leclant 2005, p. 1836.
  3. Les qualités royales des Ptolémées d'après leurs noms officiels grecs.
  4. Pausanias, Description de la Grèce, I, 6, 2.
  5. C'est de ce premier voyage qu'il ramène d'Alexandrie pour l'imposer au Sénat, le calendrier solaire égyptien qui respecte de manière fixe les 12 mois de l'année, alors que le calendrier lunaire romain imposait à tous les Romains, un treizième mois d’intérêts.
  6. Suétone, Vie de Claude, 28.
  7. Histoire Auguste.
  8. Égypte : le guide des civilisations égyptiennes, des pharaons à l'Islam.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bernand :
    • Alexandrie des Ptolémées, Paris, CNRS, .
    • Alexandrie la Grande, Paris, Hachette, .
  • P.-A. Claudel, Alexandrie. Histoire d'un mythe, Paris, Ellipses, 2011.
  • B. Lançon, C.-G. Schwentzel, L'Égypte hellénistique et romaine, Paris, Nathan, 2003.
  • Jean Leclant (dir.), Dictionnaire de l'Antiquité, PUF, coll. « Quadrige », , 2464 p. (ISBN 2-13-055018-5).
  • Laurianne Martinez-Sève, Atlas du monde hellénistique : Pouvoir et territoires après Alexandre le Grand, Éditions Autrement, coll. « Quadrige », , 96 p. (ISBN 978-2-7467-3616-0).
  • Édouard Will, Histoire politique du monde hellénistique 323-30 av. J.-C., Paris, Seuil, coll. « Points Histoire », (ISBN 202060387X).
  • José das Candeias Sales, « Les qualités royales des Ptolémées d’après leurs noms officiels grecs », Journal of the American Research Center in Egypt, vol. 46,‎ , p. 205-214 (ISSN 0065-9991, lire en ligne)
  • (en) J. G. Manning, The Last Pharaohs - Egypt Under the Ptolemies, 305-30 BC, 200

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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