Angaur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Angaur (homonymie).
Angaur
Drapeau
Drapeau
Carte de l’État d'Angaur.
Carte de l’État d'Angaur.
Administration
Pays Drapeau des Palaos Palaos
Démographie
Gentilé angaurais
Population 320 hab. (2005)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Altitude Min. 0 m
Superficie 800 ha = 8 km2
Divers
Langues anglais, paluan, japonais

Angaur, aussi appelé Anguar ou Ngeaur, est l'un des seize États qui forment les Palaos. D'une superficie de 8 km2, il est peuplé de 320 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

L'État est constitué de deux îles et de deux territoires traditionnels inaliénables[1] :

  • l'île principale donne son nom à l’État : île d'Angaur. Il s'agit d'un atoll surélevé[2]. La côte orientale de l'île est sablonneuse ponctuée d'affleurements rocheux tandis que la côte occidentale est bordée par un lagon.
  • le Rois Buked, proche des rives d'Angaur, est un petit rocher.
  • le lieu traditionnel nommé Lukes, point central de la création mythologique des îles des Palaos[3],[4], et
  • le lieu traditionnel nommé Olimtemutel Riou Er Ngeaur.

Géographie administrative[modifier | modifier le code]

L’État n'est pas constitutionnellement divisé en subdivisions administratives, mais fait référence dans l'article interdisant la sécession, aux villages traditionnels de l'île.

Les habitants sont regroupés en deux villages : Ngaramasch, la capitale située sur la côte occidentale, et Rois, à l'est.

Il existe également des villages abandonnés : Olungau et Kidel[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplement[modifier | modifier le code]

Selon Kramer, Angaur serait l'un des plus anciens lieux habités des Palaos[6].

Période allemande[modifier | modifier le code]

L'Allemagne fit l'acquisition des Palaos, et donc d'Angaur, en 1899[6]. Rapidement, l'exploitation du guano, dont les dépôts sur l'île étaient estimé à 2,5 millions de tonnes, débuta[6]. Les droits d'exploitation furent accordé à la Deutsche Sudsee Phosphat Aktien Gesellschaft[6].

Kramer estime que la population d'Angaur à cette période s'élève à 150 habitants[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Du 17 au se déroula la bataille d'Angaur lors de l'opération Stalemate II annexe de l'opération principale Stalemate.

Politique[modifier | modifier le code]

Le pouvoir exécutif est confié au gouverneur d'Angaur[7].

Le pouvoir législatif est confié à l'Olbiil Era Ngeaur, la législature d'Angaur[8]. Elle est composée de neuf membres élus[9] pour un mandat de deux ans[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

L’État possède un port se trouvant sur la côte ouest et servant pour le transport et la pêche. En 2011, l'île n'était relié au reste des Palaos par un ferry qu'une fois par semaine[6].

L’État dispose également d'une petite piste d'atterissage dans l'est de l'île. Toutefois, en 2011, aucune liaison aérienne n'était assurée entre Angaur et Koror[6].

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales activités de l'État sont la pêche et le tourisme avec le surf et les casinos autorisés en 2003. Entre 1909 et 1954, une mine de phosphate a été exploitée.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langues officielles[modifier | modifier le code]

Outre l'anglais et le paluan[11], le japonais, trace de l'occupation japonaise, est troisième langue officielle bien qu'elle ne soit apparemment plus parlée.

Environnement[modifier | modifier le code]

L'île accueille une petite population d'escargots endémiques, l'espèce aadonta angaurana. Celle-ci est en danger critique d'extinction, voire éteinte[12]. De même, une sous-espèce de Candoia superciliosa, le Candoia superciliosa crombiei, est endémique d'Angaur[13].

Une population de macaques crabiers fut introduite sur l'île, probablement vers 1909[6], et menace l'agriculture locale, bien que certains Angaurais voient l'espèce comme une part de leur culture[14]. Il y en aurait environ 400 sur l'île (la population de l'île est, à titre de comparaison, d'environ 150 personnes)[6].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Article I, sections 1 et 2 de la constitution d'Angaur
  2. « Islands of Palau » (consulté le 21 juin 2017)
  3. Besebes et Tellames 2017, p. 2
  4. Meleisea 2004, p. 39
  5. Evans 2016
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Wheatley 2011, p. 256
  7. Article IX, section 1 de la Constitution
  8. Article VIII, section 1 de la Constitution
  9. Article VIII, section 2 de la Constitution
  10. Article VIII, section 4 de la Constitution
  11. Article XII, section 1 de la constitution d'Angaur
  12. « Aaadonta angaurana », sur iucnredlist.org (consulté le 23 janvier 2018)
  13. « Candoia superciliosa », sur reptile-database (consulté le 23 janvier 2018)
  14. Wheatley 2011, p. 254

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documents officiels[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Meked Besebes et Lynda D. Tellames, Preserving Traditional Place Names in Palau, , 16 p. (lire en ligne)
  • (en) Malama Meleisea, The Cambridge History of the Pacific Islanders, Cambridge University Press, , 540 p. (ISBN 9780521003544)
  • Robert Evans, Palau: a Cultural Geography, iUniverse, , 470 p. (ISBN 9781532001666)
  • Bruce P. Wheatley, « Ethnophoresy of longtailed macaques », dans Agustín Fuentes, Monkeys on the Edge: Ecology and Management of Long-Tailed Macaques and their Interface with Humans, Cambridge University Press, (ISBN 9781139500418)

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]