André de Toth

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André de Toth
Nom de naissance Tóth Endre Antal Mihály
Surnom Bandi[1], Tex[n 1]
Le Borgne
Naissance
Makó, Csongrád
Hongrie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Austro-Hongrois
Décès (à 90 ans)
Burbank, Californie
États-Unis
Profession Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur
Films notables None Shall Escape
L'homme au masque de cire
Chasse au gang
La rivière de nos amours
La Chevauchée des bannis

André de Toth (né Tóth Endre Antal Mihály, en hongrois ; Endre von Tóth en allemand)[2], est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain[n 2], d'origine austro-hongroise, né le à Makó (Csongrád) et décédé le à Burbank (Californie).

Il réalisa cinq films en Hongrie la même année 1939, avant de partir vers Hollywood où se déroula la plus grande partie de sa carrière. Indépendant des grands studios, il travailla toutefois avec la Warner ou la Columbia, et fut l'auteur de plusieurs westerns avec des stars comme Randolph Scott (Le Cavalier de la mort), Gary Cooper (La Mission du commandant Lex), Kirk Douglas (La Rivière de nos amours) ou Robert Ryan (La Chevauchée des bannis), et de films noir tels Pitfall ou Chasse au gang. Borgne, il réalisa pourtant en 1953 un film en 3D, L'Homme au masque de cire.

Souvent considéré comme un simple réalisateur de séries B[3], André de Toth trouva à la fin de sa vie plusieurs défenseurs de son travail : Martin Scorsese aux États-Unis ou Philippe Garnier et Bertrand Tavernier en France[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Né le 15 mai 1912 à Makó dans une famille hongroise de fonctionnaires de l'empire Austro-hongrois, André de Tóth est le fils de Miklós Tóth, ancien officier de Hussards devenu ingénieur civil[5]. Étudiant en droit à l'université de Budapest, il passa beaucoup de temps à fréquenter les cafés, lieux de la vie intellectuelle du pays, et y rencontra notamment l'avocat et collectionneur d'art Lorant Basch, le poète Mihály Babits et l'écrivain Ferenc Molnàr. Il entra, grâce à eux[5], dans les studios de cinéma Hunnia, devenant tour à tour assistant-réalisateur, caméraman, coursier ou acteur. Il y rencontra le chef-opérateur István Eiben qui lui fournit les bases du métier et l'envoya travailler dans plusieurs compagnies, notamment à Vienne[6]. Il commença à mener une vie aisée, à dépenser de l'argent en voitures et chevaux (il était joueur de polo)[7].

En 1939, il réalisa son premier film en Hongrie, Toprini nász (sous le nom de Toth Endre[8]). En septembre, alors qu'il tournait dans un village, il fut contraint par sa société de production de filmer l'invasion de la Pologne par les Allemands, pour les actualités hongroises[7],[9]. De retour dans son pays, il réalisa plusieurs films en quelques mois : Két lány az utcán, Hat hét boldogság, Öt óra 40 et Semmelweis. Ce dernier, biographie filmée du docteur Semmelweis, remporta un prix en Hongrie[10]. Il partit pour Londres en fin d'année où il fut engagé par Alexander Korda (lui aussi d'origine hongroise) comme monteur ou décorateur[11]. Il travailla ainsi sur Les Quatre plumes blanches de Zoltan Korda (pour lequel il réalisa également plusieurs séquences du Livre de la jungle) et Le Voleur de Bagdad de Michael Powell, Ludwig Berger et Tim Whelan[10].

Carrière à Hollywood[modifier | modifier le code]

Il se rend aux États-Unis, où le patron de la Columbia Pictures, Harry Cohn, lui confie ses premières réalisations. Il s'illustrera dans les genres en vigueur dans le cinéma hollywoodien : film d'aventures, film noir, film de guerre et surtout dans le western (il en tourna onze, dont six avec Randolph Scott). De retour en Europe en 1960, il laissera des films plus modestes, à l'exception du film Enfants de salauds (Play dirty) (1968).

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Personnage haut en couleurs, il fut marié à sept reprises. L'actrice Veronica Lake fut sa première épouse, et sans nul doute, la plus célèbre. André de Toth possédait plusieurs cordes à son arc : peintre et sculpteur également, il exposa à Los Angeles en 1987.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

En Drapeau de la Hongrie Hongrie[modifier | modifier le code]

Aux Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

En Europe Europe[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Comme producteur[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) André de Toth sur l’Internet Movie Database

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Seul Gary Cooper surnommait ainsi De Toth. Celui-ci ignorait pourquoi. (Bon pied, bon œil, p. 50).
  2. De Toth devint citoyen américain en 1946. (Bon pied, bon œil, p. 42).
Références
  1. P. Garnier, Bon pied, bon œil. Deux rencontres avec André de Toth, le dernier borgne d'Hollywood, Arles, Institut Lumière/Actes Sud, 1993, p. 41. (notice BnF no FRBNF35611245)
  2. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 28.
  3. B. Tavernier, Amis Américains, op. cit., p. 483.
  4. B. Tavernier, Amis Américains, Arles, Institut Lumière/Actes Sud, 2008, p. 491.
  5. a et b P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 29.
  6. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 30.
  7. a et b P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 31.
  8. B. Tavernier, Amis Américains... op. cit., p. 476.
  9. B. Tavernier et J.-P. Coursodon, 50 ans de cinéma américain, Paris, Omnibus, 1995, p. 421.
  10. a et b B. Tavernier, Amis Américains, op. cit., p. 485.
  11. P. Garnier, Bon pied, bon œil... op. cit., p. 33.