Pygmalionisme

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L'origine de la sculpture ou Pygmalion amoureux de sa statue, huile sur toile de Jean-Baptiste Regnault, 1785 [1].

Le pygmalionisme ou agalmatophilie (du grec agalma : « statue », et -philia [φιλία] : « amour ») est une paraphilie relatant une attirance sexuelle envers les statues, poupées, mannequins ou autres objets similaires figuratifs. L'attirance peut inclure le désir d'un contact sexuel avec les objets, un fantasme d'avoir des rencontres sexuelles (ou non). L'agalmatophilie peut aussi se référer au pygmalionisme (du mythe de Pygmalion) décrivant un sentiment d'amour pour un objet de sa propre création[2].

En opposition à l’« agalmatophilie », il existe l'« agalmatorémaphobie » qui est la peur, lors d'une visite de musée, que les statues se mettent à parler.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Collections du Château de Versailles
  2. (en) Havelock Ellis, Sexual Selection in Man, Philadelphie, F.A. Davis Co,‎ (lire en ligne)
    Édition française, revue et augmentée par l'auteur, traduite par Arnold van Gennep : Études de psychologie sexuelle, Paris, Mercure de France, 1927-1935, 18 tomes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laura Bossi, De l'agalmatophilie ou l'amour des statues, Paris, L'Échoppe, 2012. (ISBN 978-2-84068-235-6).
  • Elisabeth Alexandre, Des poupées et des hommes : enquête sur l'amour artificiel (Dolls and men : investigation into artificial love), Paris, La Musardine, 2005. ISBN 2-84271-252-8.
  • (en) Alexander Scobie et J. Taylor, Agalmatophilia : The statue syndrome dans Journal of the History of the Behavioral Sciences, vol. 11, numéro 1, janvier 1975.

Articles connexes[modifier | modifier le code]