Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon

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47° 19′ 09″ N 5° 02′ 32″ E / 47.3193, 5.0423

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Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon
Image illustrative de l'article Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon
Blason de la ville de Dijon
Fondation 1740
Discipline sciences, lettres, arts...
Objectifs se perfectionner dans les Sciences, dans les Belles-Lettres et dans les Arts
Pays France
Ville Dijon
Langue Français
Affiliation Conférence nationale des académies des sciences, lettres et arts et Comité des travaux historiques et scientifiques

L' Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon est une société savante fondée à Dijon en 1725.

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

L'Académie de Dijon a été fondée par Hector-Bernard Pouffier, doyen du Parlement de Bourgogne, en 1725.

Elle reçut grâce à l’appui des princes de Condé, Louis-Henri puis Louis-Joseph de Bourbon, gouverneurs de Bourgogne, ses lettres patentes enregistrées au Parlement de Dijon en juin 1740.

En 1775, elle devint Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon.

Les Académiciens, tous savants et tous natifs du duché de Bourgogne, devaient être 24 dont, 6 honoraires, 12 pensionnaires (4 pour la physique, 4 pour la morale et 4 pour la médecine), qui n’étaient pas tous pensionnés mais auxquels la récompense des prix était réservée, enfin 6 associés ou « aspirans » (2 dans chaque discipline).

L'académie de Dijon couronne Jean-Jacques Rousseau[modifier | modifier le code]

Page de garde du « Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes  » de Jean-Jacques Rousseau, fruit d'un concours de l'Académie de Dijon

Le fondateur de l'académie avait souhaité organiser un concours entre les pensionnaires; mais, ceux-ci refusèrent et il fut décidé que l’Académie décernerait « tous les ans, à perpétuité, un prix au public » qui serait une médaille d’or en valeur de 300 livres » et « pour la première année sur la physique, pour la seconde sur la morale, et pour la troisième sur la médecine... » De 1741 à 1793, 28 lauréats furent couronnés pour 53 concours.

  • En 1742, on demanda de « déterminer la différence des vitesses d’un liquide qui passe par des tuyaux inflexibles et de celui qui passe par des tuyaux élastiques ». Le lauréat fut un substitut du procureur de la Chambre des comptes de Montpellier, Dasté.
  • En 1743, un avocat dijonnais, J.-B. Fromageot fut couronné pour son essai démontrant « si la loi naturelle peut porter la société à sa perfection sans le secours des lois politiques ».
  • En 1744, un autre Montpelliérain, le docteur Fournier, fut couronné pour avoir su le mieux « déterminer la cause de la fièvre ».
  • En juillet 1750, l'Académie de Dijon couronna le Discours sur les sciences et les arts de Jean-Jacques Rousseau.
  • En 1754, Jean-Jacques Rousseau concourut à nouveau, sur le sujet: « quelle est la source de l’inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle » ; mais, ce fut un chanoine bisontin, Talbert, qui fut couronné. Néanmoins, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes était le fruit d'un concours prganisé par l'Académie de Dijon.

L'Académie de Dijon depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1855 à 1869 elle fut dénommée Académie impériale des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, avant de revenir en 1870, à la dénomination d'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon.

Interrompue après les guerres mondiales, la tradition des prix a été rétablie par le président Lucien Hérard en 1971.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires

Les séries éditées entre 1769 et 1939 sont majoritairement disponibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France :

  1. les Mémoires de l'Académie de Dijon, tomes 1 et 2, publiés en 1769 et 1772
  2. les Nouveaux mémoires, publiés entre 1782 et 1785
  3. les Mémoires, publiés entre 1830 et 1939

Autres publications aux frais de l'Académie disponibles sur Gallica :

  1. C.X. Girault, Archéologie de la Côte d'Or, rédigée par ordre de localités, cantons et arrondissemens (1823)
  2. J. Garnier, Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne, tome 1 (1867)
  3. J. Garnier, Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne, tome 2 (1877)

Membres renommés[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Baudot, Note sur une statue de Minerve, destinée... dans Mémores de l'Académie, 1843-1844. Partie des Lettres p.371-373.