Bibliothèque patrimoniale et d'étude

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bibliothèque patrimoniale et d'étude
Image illustrative de l’article Bibliothèque patrimoniale et d'étude
Bibliothèque patrimoniale et d'étude, 3 rue de l'école de droit.
Présentation
Coordonnées 47° 19′ 09″ nord, 5° 02′ 35″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Dijon
Adresse 3, rue de l'école de droit
Fondation 1581
Protection  Inscrit MH (1925)
 Inscrit MH (1927)
 Inscrit MH (1972)
Logo monument historique Classé MH (1990)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2015, Climats du vignoble de Bourgogne)

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Bibliothèque patrimoniale et d'étude

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bibliothèque patrimoniale et d'étude
Géolocalisation sur la carte : Dijon/France/Bourgogne
Bibliothèque patrimoniale et d'étude

La Bibliothèque patrimoniale et d'étude est une bibliothèque municipale classée située au 3 rue de l'école de droit à Dijon, dans le département de la Côte d'Or. Elle rassemble et anime un réseau de 8 bibliothèques réparties sur la ville. Le monument est inscrit aux monuments historiques : la chapelle et la porte du XVIIe siècle sur rue par arrêté du 10 novembre 1925, le puits d'amour dans la cour par arrêté du 9 juin 1927, les salles Boullemier ainsi que du globe et du tombeau et des mémoires par arrêté du 12 octobre 1972 et enfin la salle des Devises avec le décor de son plafond classée par arrêté du 10 février 1990[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1581, Odinet Godran, président au Parlement de Dijon, fait don de son hôtel particulier aux Jésuites et permet ainsi la construction d'un collège qui portera son nom et recevra nombre d'élèves comme : Jacques-Bénigne Bossuet, Georges-Louis Leclerc de Buffon, Jean-Philippe Rameau[2]. En 1708, il s'agit de la première bibliothèque publique qui ouvre à Dijon, grâce au don de Pierre Févret. Après l'expulsion des jésuites en 1763, le collège devient royal[3]. Le premier bibliothécaire sera ainsi Charles Boullemier, qui aura la lourde charge de réunir les bibliothèques jésuite et publique, soit l'équivalent de 16 000 volumes, puis, de classer et d'intégrer les 25 000 ouvrages des confiscations révolutionnaires. Parmi ces derniers nous pouvons énumérer les célèbres manuscrits de l'abbaye de Cîteaux, qui font de la bibliothèque le premier fonds ancien de Bourgogne[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Façade de la bibliothèque

La Porte[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, l’entrée principale se faisait par la Chapelle Jésuite du Collège des Godrans soit par la porte monumentale en chêne sculpté. Cette porte à double ventaux est l’œuvre de l'architecte et dessinateur de l’Ordre Jésuite, Étienne Martellange et du maître menuisier Dijonnais, Pierre Dubois, chargé également de la réalisation du décor de la chapelle[4]. Elle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 10 novembre 1925[5]. Elle a été restaurée en juin 2015[6],[7].

Le Puits d'amour[modifier | modifier le code]

Le «Puits d'Amour» date de 1543 et est inscrit sur la liste des monuments historiques par arrêté du 9 juin 1927[5]. Il est édifié à la fin du XVIe siècle dans la cour d'un hôtel particulier rue Amiral-Roussin puis déplacé une première fois dans une cour du Palais de Justice et enfin réinstallé en 1947 à cet emplacement.

Les Salles[modifier | modifier le code]

Salle Boullemier[modifier | modifier le code]

Salle Boullemier

La salle Boullemier, qui doit son nom à celui qui a réaménagé les espaces du premier étage afin de les transformer en magasins de bibliothèque, est caractéristique du XVIIIe siècle. Majestueuse, elle est conçue sur le modèle de la Bibliothèque royale parisienne avec sa petite galerie en coursive. Intimiste et feutrée, il s'agit de l'ancienne salle de lecture qui a accueilli le public jusqu'en 1909 avant d'être transférée dans la chapelle.

Salle des devises[modifier | modifier le code]

Typique de l'architecture du savoir au XVIIe siècle, la salle des Devises est une galerie tout en longueur avec ses rayonnages muraux. Elle est construite et décorée entre 1654 et 1657. Elle est aménagée tout en haut du bâtiment, pour une meilleure luminosité et une bonne conservation. Son plafond à caissons peints, réalisé par les maîtres-menuisiers Claude Sambin et Michel Guillaume[3] est peints : de décors floraux, des armes du fondateur (Odinet Godran) et des donateurs (Bernard Martin, Anne Boulier et Louis Laisné de la Margueurie), ainsi que de devises qui sont des formes d'art et de communication typique de l'époque moderne.

Salle du globe et du tombeau[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une des salles historiques du premier étage qui expose le très grand globe terrestre du père Legrand. Le rayonnage a été aménagé vers la fin du XVIIIe, début du XIXe siècle.

Salle de Lecture[modifier | modifier le code]

La salle de lecture est une ancienne chapelle jésuite, réalisée par Étienne Martellange et inaugurée en 1617. Sa porte monumentale à vantaux sculptés, située 3 rue de l’École de droit, est l’œuvre de l’ébéniste Pierre Dubois. L’intérieur de la chapelle présente un décor peint et sculpté.

Salle des mémoires[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une des salles historiques du premier étage et dont le rayonnage a été aménagé vers la fin du XVIIIe, début du XIXe siècle.

Salle du Nautilus[modifier | modifier le code]

Cette salle, métallique et fonctionnelle, dite le “Nautilus” témoigne du souci de l'espace et d'une primauté de la conservation sur l'esthétique au XXe siècle.

Fonds[modifier | modifier le code]

Le fonds gourmand et une belle collection de menus[8]

Collections patrimoniales[modifier | modifier le code]

Réseau des bibliothèques[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque Champollion
  • Bibliothèque jeunesse
  • Bibliothèque de la Fontaine d'Ouche
  • Bibliothèque de la Maladière
  • Bibliothèque Mansart
  • Bibliothèque la Nef
  • Bibliothèque patrimoniale et d'étude
  • Médiathèque du Port du canal

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :