Château de Gormaz

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Château de Gormaz
Image illustrative de l’article Château de Gormaz
Le château de Gormaz
Nom local Fortaleza de Gormaz
Fin construction Vers 756
Propriétaire initial Abd ar-Rahman I
Destination initiale Forteresse
Protection Monument national
Site web http://www.castillosdesoria.com/gormaz.htm
Coordonnées 41° 29′ 36″ nord, 3° 00′ 29″ ouest
Pays Espagne
Région historique Castille-et-León
Province Soria
Localité Gormaz
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Château de Gormaz

Le château de Gormaz (en espagnol : Fortaleza de Gormaz ou Castillo de Gormaz) est une grande citadelle médiévale située en Espagne, dans la région de Castille-et-León, à 13 kilomètres au sud-est de El Burgo de Osma, à Gormaz, dans la province de Soria.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le château est long d'environ 390 mètres et possède 28 tours (à l'origine 31) ; il fut à sa construction le plus grand d'Europe. La porte principale en forme de fer à cheval, d'une taille conséquente, garde des traces de la peinture d'origine rouge et blanche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a été bâti vers l'an 756 par l'émir Abd ar-Rahman I de Cordoue, dans le but de contrôler la région qui à l'époque servait de frontière avec les états chrétiens au nord.

En , des armées venues de Galice, de Castille et de Navarre assiègent la forteresse sous le commandement du comte García Fernández. Immédiatement, le calife Al-Hakam II envoie une armée dont le commandement est confié au général Ghâlib. Dans les grandes villes comme Cordoue, des volontaires s'engagent pour prendre part au combat. En juin, Al-Hakam envoie de nouveau des renforts qui infligeront finalement aux Espagnols une sévère défaite[1]. Les musulmans tiendront la forteresse jusqu'en 1060, année où elle sera conquise par Ferdinan Ier de Castille. Au fur et à mesure de l'avancée de la Reconquista, le château perdra sa valeur, deviendra une prison et sera finalement laissé à l'abandon. En 1931, il est classé monument national et est actuellement ouvert au public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Sénac op. cit., p. 106

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Philippe Sénac, Al-Mansûr, le fléau de l'an mil, Paris, Perrin, , 245 p. (ISBN 2-262-01578-3)