Ali ben Hammud al-Nasir
| Calife de Cordoue | |
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| Nom dans la langue maternelle |
علي بن حمود بن ميمون بن أحمد الإدريسي الحسني العلوي |
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| Enfants |
Yahyâ al-Mu`talî Idrīs I al-Mutaʾayyad (d) |
`Alî ibn Hammûd, surnommé al-Nâsir (le victorieux) (en arabe : An-Nasir Ali ben Hammud, الناصر علي بن حمود), est un émir de Malaga et d'Algésiras de 1010 à 1018, puis calife de Cordoue de 1016 à 1018.
Il est issu d'une famille idrisside, étant le fils de Hammud ibn Maymun ibn Hammud ibn Ali ibn Ubayd-Allah ibn Umar ibn Idris ibn Idris ibn Abd-Allah ibn Al-Hasan ibn Al-Hasan ibn Ali ibn Abi-Talib[1].
Origines
[modifier | modifier le code]Après que Al-Manzor eut pris le contrôle effectif du Califat Omeyyade de Cordoue sous le règne du calife Hisham II, il adopta une politique consistant à s’appuyer sur les Berbères contre les Arabes et les Ṣaqaliba, qui dominaient jusque-là les postes de commandement dans l’armée omeyyade[2]. Cette politique encouragea plusieurs tribus berbères à traverser vers Al-Andalus, à reconnaître l’autorité des Amirides et à s’enrôler dans leurs armées.
Les Idrissides, qui avaient perdu leur pouvoir au Maroc à la suite des campagnes d’Al-Manzor[3], conservaient néanmoins un grand prestige auprès des tribus berbères. Les Banu Ḥammud, issus de cette lignée, accompagnèrent les contingents berbères qui franchirent le détroit vers Al-Andalus.
Ascension
[modifier | modifier le code]Lors de la Fitna d’Al-Andalus, après que Muḥammad Al-Mahdi eut déposé Hisham Al-Mu'ayyad en 1009, il traita durement les troupes berbères, pilier des forces Amirides[4], en raison de la haine qu’il nourrissait envers ces derniers, responsables de la mort de son père[5].
Cette politique provoqua le ralliement des Berbères à Sulayman Al-Musta'in, un prétendant au trône du califat, qu’ils aidèrent à s’emparer du pouvoir en 1013[6].
Craignant ensuite l’influence grandissante des troupes berbères, Sulayman chercha à les éloigner de Cordoue, sa capitale. Il dispersa leurs chefs à travers les différentes provinces d’Al-Andalus, attribuant à chacun une région à gouverner.
Ainsi, Ali ibn Ḥammud reçut Ceuta et ses environs, tandis que son frère Al-Qasim ibn Ḥammud obtint le gouvernement d'Algéciras[7].
Calife de Cordoue
[modifier | modifier le code]Peu de temps après, Ali et son frère al-Qasim convinrent d’échanger leurs gouvernorats : Ali prit la direction d’Algésiras, tandis qu’Al-Qasim reçut Ceuta. Par la suite, profitant de la faiblesse de Sulayman Al-Musta'in, il se proclame indépendant du califat et s'empare de Malaga. Puis il annonça que le calife Hisham II lui avait confié la succession du califat. Il rassembla une armée de berbères, pris Cordoue, vainquit Sulayman, le fit exécuter et se proclama calife d’Al-Andalus le sous le nom d’Ali An-Nasir[8].
D'abord populaire en raison de son esprit de justice, sa sévérité conduisit la population à la révolte, et il est assassiné en par trois gardes slaves[9].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ ابن حزم، علي (1982). جمهرة أنساب العرب. دار المعارف، القاهرة. (OCLC 630694217)
- ↑ (ar) ابن عذاري، أبو العباس أحمد بن محمد, البيان المغرب في اختصار أخبار ملوك الأندلس والمغرب, بيروت, دار الثقافة, (ISBN 9796500094915), p. 293
- ↑ (ar) ابن عذاري، أبو العباس أحمد بن محمد, البيان المغرب في اختصار أخبار ملوك الأندلس والمغرب, بيروت, دار الثقافة, (ISBN 9796500094915), p. 281-282
- ↑ (ar) ابن عذاري، أبو العباس أحمد بن محمد, البيان المغرب في اختصار أخبار ملوك الأندلس والمغرب, بيروت, دار الثقافة, (ISBN 9796500094915), p. 513
- ↑ (ar) عنان، محمد عبد الله, دولة الإسلام في الأندلس, القاهرة, مكتبة الخانجي, (ISBN 9789770186657), p. 630
- ↑ (ar) عنان، محمد عبد الله, دولة الإسلام في الأندلس, القاهرة, مكتبة الخانجي, (ISBN 9789770186657), p. 123
- ↑ (ar) عنان، محمد عبد الله, دولة الإسلام في الأندلس, القاهرة, مكتبة الخانجي, (ISBN 9789770186657), p. 653-654
- ↑ (ar) عنان، محمد عبد الله, دولة الإسلام في الأندلس, القاهرة, مكتبة الخانجي, (ISBN 9789770186657), p. 658-659
- ↑ Dozy Reinhart Pieter Anne, Histoire des Musulmans d’Espagne : jusqu’à la conquête de l’Andalousie par les Almoravides (711-1110), p.325 volume III
Source
[modifier | modifier le code]- André Clot, L’Espagne musulmane (VIIIe~XVe siècle), Paris, Perrin, (réimpr. 1999), 429 p. [détail des éditions] (ISBN 2-262-01425-6)