Abbaye de Montcetz

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Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)
Image de l'Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)
Image de l'Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)

Ordre Prémontrés
Abbaye mère abbaye de Braine
Fondation 1133 ou 1142
Diocèse Châlons-sur-Marne
Dédicataire Notre-Dame et Saint-Maurice
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Grand-Est
Département Marne
Commune Montcetz
Coordonnées 48° 38′ 17″ nord, 4° 40′ 10″ est

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Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)

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Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)

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Abbaye Notre-Dame de Moncetz (ou Moncels)

L'abbaye de Notre-Dame de Montcetz est une ancienne abbaye de prémontrés

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa date de fondation est incertaine. Agnès, comtesse de Braine, en serait la fondatrice en 1133, ou Anselme, chevalier de Montcetz qui obtient en 1142, du comte Thibaut IV de Champagne, la permission de se déclarer lui même fondateur[1].

Ce n'est d'abord qu'une chapelle dédiée à Saint Maurice et à Saint Nicolas qui devient, en 1142, une abbaye de l'ordre des Prémontrés sous le vocable de Notre-Dame et Saint-Maurice ; édifiée au sud du village de Moncetz. Elle est appelée dans l'origine Notre-Dame de Bétignicourt.

Une bulle du pape Eugène III, de 1147, confirme les donations faites par le comte Thibaut IV à l'abbaye de Montcetz et la met sous la protection du Saint-Siège, sous la filiation de l'abbaye de Braine. En 1157, le comte Henri renouvelle l'autorisation accordée par son père à Anselme de Montcetz, approuve la donation faite par celui-ci, et concède lui-même aux moines le droit de prendre dans ses forêts ce qu'il leur faut pour se chauffer et construire leurs bâtiments[1].

Montcetz ne s’élève jamais à un rang bien distingué. Elle est patronnée par les seigneurs de l'Épine (1224), de Dampierre, de Saint-Dizier (1302), les barons d'Arzillières (1275, 1452, etc.)[1] qui ont leurs sépulture dans l'abbaye.

Ni les guerres du moyen-âge, ni celles de la ligue ne nuisent à l'abbaye de Montcetz. L'abbé Remi Canelle reconstruit entièrement le cloître et les bâtiments conventuels ; Nicolas Canelle refait le chœur de l'église, la nef et les bas-côtés .

En 1789, l'abbaye compte cinq religieux et rapporte quatre mille livres. Le 13 février 1790, l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. Les religieux qui y vivent encore sont dispersées en 1792.

Abbés[modifier | modifier le code]

Abbés réguliers[modifier | modifier le code]

  • 1241-1270 : Gérard[2].

Abbés commendataires[modifier | modifier le code]

À partir du Concordat de Bologne, commence la série des abbés commendataires et seigneurs temporels :

  • -1513 : Pierre Brunel.
  • 1515 : Thomas Gobert.
  • -1539 : Pierre Adeline.
  • 1548 : Jean Louvat.
  • sd : Gilbert de Tournebulle (†1582 ou 1596), vicaire général de l'ordre (1565-1569), abbé d'Issoudun en 1580, d'Arcisses en 1585.
  • sd : Mathieu de Sommièvre (†1588).
  • sd : Simon de Sommièvre (†1612), neveu du précédent.
  • sd : Claude de Verneuil (†1624).
  • sd : Antoine du Hamel (†1658).
  • sd : Antoine du Hamel (†1693), neveu du précédent, conseiller et aumônier du roi.
  • 1693-1708 : Remi Canelle (†1708), prieur et prévôt de Saint-Martin de Laon, nommé abbé de Moncel par bulle du 9 décembre 1693, bénit à Paris, dans l'église du collège de Prémontré, par l'évêque de Noyon le 14 mars 1694.
  • sd : Antoine de la Mer (†1709).
  • 1709-1728 : Nicolas Canelle.
  • 1722 : Loys d'Heiltz-l'Évêque[3].

Patrimoine foncier[modifier | modifier le code]

Les principaux biens de l'abbaye étaient la seigneurie de Haudebert et de Vouziers (1156), et des terres à Arrigny (1380), Chantecocq, Saint-Chéron, Blesme, Poivre, données par Gui de Dampierre (1154), Braucourt, Saint-Livière ; des maisons à Vitry (1208).

Dimage[modifier | modifier le code]

L'abbaye a le droit d'élire et de pourvoir aux cures des églises dont elle est patron, de prêtres qu'elle présente à l'ordination de l'évêque diocésain. C'est le droit de patronage, de présentation à l’évêque et de nomination d'un desservant aux églises ou cures (paroisses) où elle percevait les grosses dîmes : Domprot (1259)[4].

En 1276, les abbés de Saint-Pierre et de Montcetz s'accordèrent au sujet des grosses dixmes de Montcetz, et les Bénédictins s'engagèrent à entretenir la nef de l'église du village.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edouard de Barthelemy, « Essai sur les abbayes du département de la Marne, première partie », Séances et travaux de l'Académie de Reims, vol. 16,‎ (lire en ligne, consulté le 13 août 2019). .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références et notes[modifier | modifier le code]

Notes
Références
  1. a b et c Édouard de Barthélemy 1852.
  2. Recueil des chartes de l'abbaye de Notre-Dame de Cheminon disponible sur Gallica
  3. Almanach de la Champagne et de la Brie, 1886 disponible sur Gallica
  4. Auguste Longnon, Dictionnaire topographique du département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, , 380 p. (lire en ligne).