Élisabeth de Mac Mahon

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Élisabeth de Mac Mahon
Élisabeth de Mac Mahon, photographie de Sergueï Lvovitch Levitski.
Élisabeth de Mac Mahon, photographie de Sergueï Lvovitch Levitski.
Épouse du président de la République française
 – 
(5 ans, 8 mois et 6 jours)
Président Patrice de Mac Mahon
Prédécesseur Élise Thiers
Successeur Coralie Grévy
Biographie
Nom de naissance Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès 7e arrondissement de Paris
Conjoint Patrice de Mac Mahon

Élisabeth de Mac Mahon, née Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries le à Paris où elle est morte le , est l'épouse de Patrice de Mac Mahon, président de la République française du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Élisabeth Charlotte Sophie de La Croix de Castries naît le à Paris.

Son père, Armand Charles Henri (1807-1862), est le fils du duc Charles de La Croix de Castries et le demi-frère du duc Edmond de La Croix de Castries ; sa mère est Marie-Augusta d'Harcourt. Elle a une sœur et un frère : Jeanne (1843-1891) et Edmond Charles Auguste (1866-1886).

Mariage[modifier | modifier le code]

Le maréchal Patrice de Mac Mahon.

Elle devient Élisabeth de Mac Mahon le , jour de son mariage à Paris avec Patrice de Mac Mahon, futur maréchal de France et duc de Magenta.

Ils ont quatre enfants :

  1. Marie-Armand Patrice de Mac Mahon, duc de Magenta -
  2. Marie-Eugène, comte de Mac Mahon - 1907
  3. Marie-Emmanuel, comte de Mac Mahon - 1930
  4. Marie - 1954

Quand son époux devient président de la République française, en 1873, elle décide de redonner un côté plus luxueux au palais de l'Élysée, notamment en procédant à des travaux de rénovation.

Toujours habillée à la dernière mode, distinguée, Élisabeth de Mac Mahon apparaît comme une femme mondaine, organisant des réceptions au palais, mêlant l'ancienne et la nouvelle noblesse.

Une épouse influente[modifier | modifier le code]

Élisabeth de Mac Mahon a une réelle influence sur le président de la République. Elle a en effet des opinions politiques et soutient de ce fait le comte de Chambord, prétendant au trône de France. Ainsi, elle fait savoir lorsqu'elle n'apprécie pas un ministre ou un haut fonctionnaire. Le président suit son conseil en renvoyant, en 1877, le président du Conseil, Jules Simon ; elle joue aussi un rôle dans la crise du 16 mai 1877[1].

Elle est présente le , à la soirée de gala inaugurant le tout nouvel opéra Garnier. Bien que les monarchies boudent la jeune République française, des têtes couronnées sont présentes ; elle y joue son rôle d'épouse du président, saluant le roi de Hanovre ou encore la reine d'Espagne, Isabelle II[1]. C'est d'ailleurs pour la visite en France du tsarévitch Nicolas de Russie (futur Nicolas II), qu'elle fait transformer au palais de l'Élysée, la salle de bal (commencée sous le Second Empire) en salle à manger d'honneur. Elle ordonne, en outre, la création d'un service en vermeil pour le palais qui est encore utilisé de nos jours.

Élisabeth de Mac Mahon fut présidente pendant plusieurs années du comité central de la Croix-Rouge française et créa au palais une lingerie pour fabriquer des layettes pour les enfants pauvres[1].

Dernières années[modifier | modifier le code]

Lorsque son mari démissionne, en 1879, Élisabeth de Mac Mahon se retire avec lui dans son château de la Forêt (Loiret). Il y meurt le .

Elle meurt le à Paris et est inhumée dans la même ville au cimetière du Père-Lachaise, dans la 13e division[2].

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Bertrand Meyer-Stabley, Les Dames de l'Élysée : celles d'hier et de demain, Paris, Librairie académique Perrin.
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 235

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]