Étienne François Xavier des Michels de Champorcin

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Étienne des Michels de Champorcin
Image illustrative de l'article Étienne François Xavier des Michels de Champorcin
Étienne des Michels de Champorcin
Biographie
Naissance
Champorcin (France)
Ordination sacerdotale années 1750
Décès
Gagny (France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Toul
Évêque de Senez
Vicaire général du diocèse d'Arles
Prieur du prieuré de Roquefeuil

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason Étienne François Xavier des Michels de Champorcin.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Étienne François Xavier des Michels de Champorcin, né le , à Champorcin (auj. La Javie dans les Alpes-de-Haute-Provence), et mort le 19 juillet 1807, à Gagny (auj. en Seine-Saint-Denis), est un ecclésiastique provençal, qui fut évêque de Senez (1771-1773) ainsi que le dernier évêque de Toul, en Lorraine.

Famille[modifier | modifier le code]

La famille des Michels de Champorcin est une famille noble de Provence, originaire du comté de Piémont.

Étienne François Xavier est le deuxième fils d'Henri des Michels de Champorcin (-?), seigneur de Champorcin, La Javie, Chaudol et Sainte-Colombe, gouverneur de Digne, assesseur d'Aix et procureur des Gens des trois États de Provence, et de Thérèse de Brouchier (épousée en 1712).
Il a pour frères et sœurs :

  • Pierre Honoré Thomas Michel, seigneur de La Javie etc.
  • Louis Victor, né le , lieutenant des vaisseaux du Roi.
  • Henri Jacques, né le , cornette de dragons dans le Régiment de la Reine.
  • Gaspard Chrisostôme, né le , ingénieur du Roi, puis lieutenant dans le corps d'artillerie et de génie.
  • Marguerite Anne, née le .

Il tient son nom de son parrain et oncle, Étienne des Michels, prieur de Roquefeuil.

Premières années[modifier | modifier le code]

Étienne François Xavier des Michels de Champorcin naît le dans le château familial de Champorcin, paroisse de La Javie, dans le diocèse de Digne.

En 1732, il hérite le bénéfice de son oncle, au prieuré de Roquefeuil, et en devient le prieur, à l'âge de 11 ans, jusqu'en 1748.

En 1743, il obtient son doctorat en Théologie, à l'université d'Aix.

Carrière[modifier | modifier le code]

De 1732 à 1748, Étienne François Xavier des Michels de Champorcin est le prieur de Roquefeuil.

Dans les années 1750, il est successivement ordonné sous-diacre, diacre et prêtre, et devient chanoine de Saint-Trophime d’Arles.

De 1767 à 1771, il occupe le vicariat général du diocèse d'Arles.

De 1771 à 1773, il occupe le siège épiscopal de Senez après avoir été consacré par Jean-Joseph de Jumilhac l'archevêque d'Arles mais pour lequel il n'œuvre que peu.

De 1773 à 1802, il occupe le siège épiscopal de Toul, et est fait comte de Toul et prince du Saint-Empire.

Il est toutefois l'un des évêques de Toul les plus impopulaires. En effet, sa nomination est effectuée à condition qu'il ne s'oppose pas au démembrement du diocèse de Toul, opéré dès 1775, pour fonder les évêchés de Nancy et de Saint-Dié. En dédommagement, le diocèse jouit de la rente de 20 000 livres de l'abbaye Saint-Mansuy de Toul. Par ailleurs, il obtient en 1776, une décoration pour chacun des chanoines de Saint-Étienne de Toul, favorables au démembrement de l'évêché, ainsi que l'anoblissement du chapitre cathédral, obligeant chaque prétendant à prouver trois quartiers de noblesse du côté paternel pour pouvoir y entrer.

L'ensemble de ces mesures suscitent de vives contestations des fidèles du Toulois, une tentative d'opposition à l'enregistrement des lettres d'anoblissement du chapitre, en 1777, au Parlement de Metz, ainsi que l'humiliation de l'évêque en place publique.

En 1791, Étienne François Xavier des Michels de Champorcin refuse d'adhérer à la Constitution civile du Clergé, s'exile en Allemagne puis en Angleterre, toutefois il démissionne de son siège épiscopal, en novembre 1801 après la signature du Concordat de 1801.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Le , il reçoit une amnistie l'autorisant à rentrer en France. Il s'installe à Gagny (alors en Seine-et-Oise), dans le château de la comtesse de Laugier-Villar, sa sœur, où il réside jusqu'à sa mort le .

Il est d'abord inhumé dans l'ancien cimetière du village, dans une sépulture sans inscription, puis transféré, en 1839, à l'initiative de son petit-neveu, dans le tombeau des Laugier-Villar du nouveau cimetière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Armorial[modifier | modifier le code]

  • HOZIER DE SERIGNY (d’) (Antoine Marie), Armorial général ou registres de la noblesse de France, Imprimerie Pierre Prault, Paris, 1752, registre 3-2.

Dictionnaire[modifier | modifier le code]

  • LA CHENAYE-DESBOIS (François Alexandre d'Aubert de), Dictionnaire de la Noblesse, Imprimerie Antoine-Boudet, Paris, 1775 (2e édition), tome 10.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • THIERY (A.D.), Histoire de la ville de Toul et de ses évêques, Imprimerie de la Veuve Bastien, Toul, 1841.
  • DESSOLLE (Gérard), Étienne François-Xavier des Michels de Champorcin (1721-1807) : prêtre provençal, évêque de Senez, évêque-comte de Toul, prince du Saint-Empire, Association pour l'Étude et la Sauvegarde du Patrimoine Religieux de la Haute-Provence, Digne Cedex, 2001.

Voir aussi[modifier | modifier le code]