Jean-Joseph de Jumilhac

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Jean Joseph de Saint Jean de Jumilhac
Biographie
Naissance
Brive-la-Gaillarde
Ordination sacerdotale
Décès
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Dernier titre ou fonction Archevêque d'Arles
Archevêque d'Arles
Évêque de Vannes
Abbé de Saint-Florentin de Bonneval
Autres fonctions
Fonction religieuse
Vicaire général du diocèse de Chartres
Fonction laïque
Vice-président de l'assemblée des évêques de France

Ornements extérieurs Archevêques.svg
Blason Jean-Joseph Chapelle de Saint-Jean de Jumilhac.svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean Joseph de Jumilhac (Brive-la-Gaillarde, 1706 - Paris, ) était évêque de Vannes (2 avril 1742-17 avril 1746), archevêque d’Arles (de 1746 au 20 février 1775) et Commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit (reçu le 1er janvier 1771).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et premières années[modifier | modifier le code]

Né à Brive-la-Gaillarde en 1706, il est issu d'une branche cadette, celle des Jumilhac Saint-Jean (Ligoure), détachée du tronc principal des Chapelle de Jumilhac au XVIIe siècle. Il vit ses premières années dans l'hôtel de Jumilhac, qui se trouve toujours 24, rue Majour et sur lequel une plaque perpétue le souvenir de l'archevêque d'Arles.

Tonsuré en 1721, il commence sa carrière ecclésiastique, successivement comme prêtre du diocèse de Limoges, puis vicaire général du diocèse de Chartres. En décembre 1733 il est nommé à l’abbaye bénédictine Saint-Florentin de Bonneval[1].

Le prélat[modifier | modifier le code]

En province[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 1742, Jean Joseph de St Jean de Jumilhac est nommé évêque de Vannes en Bretagne. Il est sacré le 12 août de la même année[1].

En 1746, il est préconisé et promu par le roi à l’archevêché d’Arles, et la même année, il obtient du pape l’Institution canonique. Lorsqu'il arrive à Arles le 17 avril 1746, il est précédé d’une réputation d'homme peu chaleureux. L’abbé Bonnemant cite une lettre reçue à cette époque :

« ...lorsqu’il fut nommé en Arles quelqu’un nous écrivit de Bretagne que nous trouverions dans notre Prélat toutes les qualités du marbre : froid, dur et poli… Il ne se trompait pas, nous l’avons trouvé tel. »

Le 5 mai 1748, à la mort du chanoine Pierre de Sabatier, auteur des Acta ecclesiae Arelatensis, M. de Jumilhac, achète sa riche bibliothèque[2]. On a trace de quelques-unes de ses visites paroissiales. En 1748, il est sollicité à Martigues pour intervenir contre le chanoine de Fos, un certain Barthélemy Laugier, qui mène une vie très dissolue. L'intervention de l'archevêque ne sera toutefois pas suffisante. Le 2 octobre 1752, il se rend aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Quelques années plus tard, en mai 1774, il arbitre un vieux différend opposant le curé de Fos et celui de l'Isle de Martigues concernant les habitants du quartier de La Lèque situé entre Fos et Martigues et qui n'ont pas de curé propre. Au début de 1752, le 4 janvier, l’archevêque de Jumillac intervient à Arles pour apaiser une émeute liée à une pénurie de blé générée par la spéculation. Il ordonne de faire des distributions de pain au peuple. Toutefois, les meneurs de l'émeute sont sévèrement châtiés ; l’un est pendu, huit condamnés aux galères à vie et d’autres à dix et cinq ans.

À Paris[modifier | modifier le code]

En réalité, il réside peu dans son diocèse, pris par de nombreuses fonctions qui le retiennent à Paris. Il participe en mai 1766, aux travaux de la Commission des Réguliers (sur les abus commis par les ordres religieux) instituée à la demande de Louis XV. Il dirige également en tant que vice-président l'assemblée des évêques de France. Le 1er janvier 1771, il est créé chevalier-commandeur de l’ordre du Saint-Esprit[1]. On rapporte qu'il est pressenti pour l'archevêché de Paris. L’archevêque d’Arles St Jean de Jumilhac décède à Paris le 20 février 1775 ; sa mort apprise 6 jours plus tard à Arles ne soulève ni regret, ni émotion et Laurent de Bonnemant précise :

« Il n’y eut aucune part d’oraison funèbre et il ne s’est versé aucune larme. »

Inhumé dans la crypte de l'église Saint-Sulpice, sa sépulture, comme bien d'autres, est profanée à la Révolution, en 1792.

Postérité[modifier | modifier le code]

Sur l'homme, les jugements sont contrastés : si Monseigneur du Lau, son successeur à l'archevêché d'Arles, en trace en maintes fois un portrait flatteur, l’abbé Laurent de Bonnemant ne partage pas cette vision élogieuse ; ce prélat, écrit-il, « avait pour son bas clergé, c’est-à-dire pour ses curés et vicaires, une dureté qui lui mérita une haine singulière de la part de ceux qui lui auraient dû de la reconnaissance. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis de Nussac, Biograhies brivistes - Mgr Jean-Joseph de Jumilhac de Saint-Jean, dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, janvier 1921, tome 43, p. 11-43 (lire en ligne)
  • Louis de Nussac, Mgr Jean-Joseph Chapelle de Jumilhac de Saint-Jean, abbé de Bonneval, évêque de Vannes puis archevêque d'Arles (1706-1775). 6 fig. et portr. P.Picard, 1921. In-8°, br. 64-14 p.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges - Tome I, page 360 Wikisource
  2. Émile FassinBulletin archéologique d’Arles, 1890 no 5, pages 71-75.