Élisabeth Chabuel

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Élisabeth Chabuel, née le à Die dans la Drôme, est poète, auteure de théâtre et traductrice littéraire. Elle vit à Grenoble (France)[1]

Parcours[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Elle écrit fréquemment en partenariat avec des artistes : vidéastes, musiciens, metteurs en scène, graveurs, photographes ou plasticiens, notamment : Jérémie Lamouroux, Martin Debisschop, Natacha Dubois, Tristan Dubois, Agnès Jeannot, Anne-Laure H-Blanc ou Emmanuel Mergault.

  • Quai de France
  • De mémoire
  • Terre
  • Ombres dans la ville

Elle fait des lectures publiques de ses textes dans des médiathèques, galeries d'art, librairies, ou autres lieux dédiés à la poésie et anime des ateliers d'écriture.

En , elle réalise à Die une performance d'écriture [2], (mentionnée dans l'ouvrage Vercors Résistance en résonances [3] ), en écho aux événements de à Vassieux-en-Vercors. Elle s'inspire de bribes de souvenirs racontées par sa mère qui vécut ces événements alors qu'elle était enfant.

Le texte[4] issu de la performance est publié en 2008 avec l'aide de la Région Rhône-Alpes sous le titre de 7 44.

Il est également mis en scène par Natacha Dubois [5] et mis en musique par Clément Combes, et joué dans des festivals de théâtre (Texte en l'air, etc), ou dans différents lieux de mémoires (Mémorial de la Résistance en Vercors, Grotte de la Luire, Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, Musée départemental de la Résistance de Vassieux-en-Vercors, etc.)

10 ans après l'écriture de 7 44, sur le même sujet, elle publie Veilleur aux Éditions Imprévues [6], texte qu'on retrouve en 2018 dans la collection Passeport des Éditions Créaphis.

Dramaturgie[modifier | modifier le code]

Elle commence à travailler pour la scène en 1997, avec la traduction du livret d'opéra Doruntine fille-sœur de Besnik Mustafaj, créé au Dôme Théâtre d'Albertville par Théâtre Narration.

Par la suite associée à La Compagnie des Mangeurs d'Étoiles de Grenoble, elle écrit : Notes de Petersbourg (créé au Théâtre du Gymnase à Marseille en 2001), Antigone(s) (créé au Théâtre de Poche à Grenoble en 2004) Aux pieds de nos murs [7](créé à l'Espace 600 à Grenoble en 2007) et La Foire aux voyageurs[8] (créé à l'Heure bleue à Saint-Martin-d'Hères en 2012). Pour Infini Dehors Théâtre, elle écrit Marchand de souvenir [9] (créé au Théâtre 145 à Grenoble en 2014 et adapté pour le théâtre de rue à La Gare à Coulisses à Eurre en 2015.)

Traduction[modifier | modifier le code]

Elle traduit de la littérature et de la poésie de langue albanaise en français : des ouvrages d'auteurs d'Albanie, Besnik Mustafaj, Zija Çela, Arian Leka, Agron Tufa, Balil Gjini, Mimoza Ahmeti, Ledia Dushi, Mira Meksi, Bashkim Shehu, Brikena Smajli, Preç Zogaj ou de Kosovo, Din Mehmeti. Elle fait partie de l'Association des traducteurs littéraires de France.

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 7 44, poésie, K éditions [10], Rochechinard, 2008 (ISBN 9782951794085) (épuisé)
  • Intime violence, poésie, avec des gravures de Élisabeth Bard La Petite Fabrique, Varces, 2009 (ISBN 9782916234113)
  • Louve[11], poésie, avec des gravures de Cécile Beaupère La Petite Fabrique, Varces, 2012 (ISBN 9782916234199)
  • Veilleur, poésie, Éditions Imprévues, Die, 2014 (ISBN 979-10-93722-01-6)[12] Éditions Imprévues (épuisé)
  • La Légende de la Belle Justine, poésie, Éditions Imprévues, Die, 2017 [13]
  • Le Veilleur , poésie, Éditions Créaphis, Grâne, 2018 (ISBN 978-2-35428-131-1)
  • Une ville s'enfuir !, poésie, Éditions Imprévues, collection «Accordéons», Die, 2015
  • Paris n'est plus Paris, livre d'artiste avec des aquarelles de Emmanuel Mergault, 2016
  • Passage de faune, poésie, Éditions Imprévues, collection «Accordéons», Die, 2019
  • Les Passagers, poésie, avec des aquarelles de Emmanuel Mergault Voix d'encre, Montélimar, 2019 (ISBN 978-2-35128-166-6)
  • Le moment, poésie, in : Anthologie poétique Terre de femmes (62), 2010 [14]

Traduction[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

Que la neige apaise nos paysages

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d’autorité de la BnF.
  2. Angèle Paoli, « 17 juillet 1944 », Terre de femmes,
  3. Philippe Hanus et Gilles Vergnon, Vercors Résistance en résonances, L'Harmattan, , 239 p. (ISBN 978-2-296-06425-6), p. 10,20,217,220
  4. Roger-Yves Roche, « 7 44 », Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation, Livre&Lire N°237,page 7,
  5. « Biographie Élisabeth Chabuel », Théâtre contemporain
  6. « Veilleur d'Élisabeth Chabuel », Éditions imprévues
  7. Véronique Pédrero, « Aux pieds de nos murs »,
  8. Jean-Pierre Chambon, « Après moi le dégel », Périphériques, no 67,‎ , p. 3 (ISSN 1165-0052)
  9. « Marchand de souvenir », sur Théâtre contemporain.net
  10. « K éditions », Un comptoir d'édition : Littérature
  11. « Louve au Catalogue des Bibliothèques municipales de Grenoble »
  12. Angèle Paoli, « Élisabeth Chabuel, Veilleur », Terre de femmes,
  13. Jean-Paul Gavard-Perret, « Des Balkans au Vercors », Le littéraire,
  14. « Printemps des poètes 2010 Couleur femme », sur Talent.paperblog.fr, Angèle Paoli
  15. « La mort n'a pas de mémoire », sur www.monde-diplomatique.fr


Controverse sur la relation d’Elisabeth Chabuel avec la gestapiste Juliette Marie Roggero[modifier | modifier le code]

Elisabeth Chabuel a été très proche pendant plus de 25 ans et jusqu'à sa mort de l’ancienne collaboratrice et agente de la gestapo Juliette Marie Roggero. Née le 28 juillet 1924 et décédée le 28 mars 2003 à Antibes (Alpes Maritimes), Juliette Roggero, marraine de son mari Jean-Daniel Dubois, faisait l'objet d'un secret de famille pour aider à sa réinsertion après avoir été condamnée à mort en 1945 comme agente de la gestapo. Sa peine a été commuée en 8 ans de prison suivie d'une interdiction de territoire grâce à l'intervention du résistant Paul Stevenino en sa faveur. Toutefois, jusqu'à la fin de sa vie, cette dernière n'aura jamais éprouvé de regret pour la barbarie nazie et son engagement avec la gestapo à Draguignan. La grande proximité d'Elisabeth Chabuel avec cette ancienne agente de la gestapo pose et a posé de réelles questions sur la légitimité d'Elisabeth Chabuel épouse Dubois pour parler de la résistance dans ses écrits et publications. Juliette Roggero apparait aux archives départementales du Var dans le fonds de la cour de justice de la République coté en 12 W 27. Elle apparait aussi dans une liste de "personnes agents de la Gestapo de Draguignan, ayant quitté Draguignan (Var) quelque temps avant le débarquement allié en Méditerranée". Ce document est coté en 1 W 95. Le dossier de police judiciaire de Roggero, DC 950 541, est consultable par ailleurs sur rendez-vous au ministère de la justice au bureau de la documentation interne. Le dossier administratif DA 210 548 relatif à l’interdiction de séjour de Juliette Roggero suite à sa peine de prison est aussi en consultation.