Écusson (Montpellier)

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L’Écusson est le centre historique de Montpellier caractérisé par son contour en forme d'écu français ancien, proche d'un pentagone. Les boulevards l'entourant se trouvent aux emplacements des fossés médiévaux qui bordaient la muraille principale de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’Écusson, correspondant à la partie la plus ancienne de la ville, s'est développé sur une colline.

Il est entouré, à partir de l'angle nord-ouest et dans le sens des aiguilles d'une montre, par :

Le quartier est limitrophe :

Depuis le Moyen Âge jusqu'à la construction de l'autoroute A9 et d'avenues contournant le centre de la ville, l'Écusson a été au carrefour des routes menant à Montpellier, siège des États de Languedoc, de l'intendance de Bas-Languedoc et du gouverneur militaire de Languedoc, puis préfecture de département et enfin préfecture de région. Par exemple, la Via Tolosane, un des parcours du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, traversait la vieille ville du nord-est au sud-ouest.

L’Écusson a été desservi par toutes les lignes de bus urbaines et suburbaines du district de Montpellier jusqu'en juillet 2000. En effet, tous les boulevards autour sont à sens unique et imposent d'en faire le tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour pouvoir se diriger vers les quartiers périphériques. Avec la mise en service de la ligne 1 du tramway, en juillet 2000, quatre stations desservent le centre historique sur ses marges orientales et septentrionales et trois lignes de bus son côté ouest.

À l'intérieur, la piétonnisation de l'Écusson a été élargie au début des années 2000. Au départ, seules les rues commerçantes du sud étaient libres d'automobiles. Désormais, seules les livraisons tôt le matin et les riverains peuvent circuler dans les rues du quartier. La rue Foch reste ouverte car elle conduit à un parc de stationnement souterrain construit sous la place de la préfecture.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIIe siècle une première enceinte de taille réduite protège la ville. À la fin du XIIIe siècle, la ville s'étant beaucoup étendue, on décide la construction de l'enceinte qui marque encore de nos jours le cœur de la ville. Bien que très ancienne, l'enceinte survit à tous les événements que la ville traverse au cours de son histoire. Elle ne sera démantelée, progressivement, qu'à partir du XVIIe siècle. La ville médiévale ne se limita cependant pas à l'écusson, des faubourgs importants se développant aux XIIIe siècle et XIVe siècle, détruits par les guerres, et développés à nouveau à partir du XVIIe siècle[1]. La majorité des rues de l'Écusson sont des rues d'origine médiévale : étroites, tournantes. Une grande partie du bâti est également d'origine médiévale, modifié principalement aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, suivant l'exemple du baron Haussmann à Paris, le maire Jules Pagézy lança des travaux pour créer de larges avenues dans l'Écusson. Ils sont restés inachevés et ont laissé :

Ces deux rues sont les deux rues commerciales principales du centre historique de Montpellier.

En 1828 est ouvert le musée Fabre grâce à une donation du peintre François-Xavier Fabre (1766-1837) faite à la ville de Montpellier. C'est le principal musée d'art de la ville, situé sur l'Esplanade, dans l'hôtel de Massilian et l'un des plus importants musées du Sud de la France. Depuis 2002, il a le statut de musée de France[2].

Activités[modifier | modifier le code]

L'ancienneté de ce quartier lui permet d'avoir en son sein plusieurs administrations de commandement d'importance régionale :

  • la préfecture de région en son centre, installée dans l'ancien hôtel de l'intendant du Bas-Languedoc,
  • le rectorat de l'académie de Montpellier au nord, dans l'ancien Hôtel-Dieu,
  • l'Université Montpellier 1 conserve des disciplines au nord-ouest comme la Médecine et le Droit,
  • la cathédrale Saint-Pierre.

Les anciens métiers médiévaux ont disparu laissant le nom de Verdanson au ruisseau bordant l'Écusson. Ruisseau anciennement appelé Merdançon à cause de son odeur pestilentielle, les tanneurs se trouvant dans le nord de la vieille ville.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Ferras, Écusson et polygone. Enfants et retraités dans le centre de Montpellier, Bulletin de la Société Languedocienne de Géographie, Montpellier, 1978.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Montpellier, la ville médiévale, G. Fabre, T. Lochard, 1992.
  2. loi n° 2002-5 du 4 janvier 2002