Under the Skin (film, 2013)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Under the Skin

Réalisation Jonathan Glazer
Scénario Walter Campbell
d'après Sous la peau de Michel Faber
Acteurs principaux
Sociétés de production Film Four
FilmNation Entertainment
JW Films
Nick Wechsler Productions
Scottish Screen
Silver Reel
UK Film Council
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre science-fiction
Sortie 2013
Durée 108 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Under the Skin est un film de science-fiction britannique de Jonathan Glazer, sorti en 2013. Il s'agit d'une adaptation du roman Sous la peau de Michel Faber.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Écosse, au volant d'une camionnette, Laura, une extraterrestre d'apparence humaine, vêtue d'une fourrure, séduit des hommes. S'étant assurée qu'ils vivent seuls, elle les fait monter dans son véhicule. Elle les entraîne dans une maison sordide où elle les incite à se dénuder. Tandis qu'ils s'avancent vers elle et qu'elle recule, ils s'enfoncent et disparaissent peu à peu dans le sol devenu liquide. Leur dépouille va servir à donner apparence humaine à d'autres créatures. Laura reste impassible.

Elle se montre tout aussi insensible devant une scène poignante. Une jeune femme se noie dans une mer mauvaise, ayant voulu sauver son chien emporté par le courant. Son époux se jette à l'eau, et se trouve lui aussi en difficulté. Un témoin, bon nageur, intervient à son tour et ne peut ramener que le mari, tout espoir de sauver la femme étant vain. Le mari se jette à nouveau à l'eau. Laura s'approche du témoin courageux, qui est à bout de forces. Elle l'assomme d'un coup de gros galet. Elle le traîne jusqu'à sa camionnette, laissant seul sur la grève le bébé du couple, qui hurle de désespoir.

Laura est supervisée par un motard qui veille à ce qu'elle garde cette insensibilité. Elle ne doit pas être contaminée par son enveloppe humaine, elle ne doit pas être tentée d'éprouver des sentiments.

Un soir, elle fait monter dans sa camionnette un jeune homme triste, au regard fuyant, aux réponses réticentes, au visage déformé par la neurofibromatose. Il n'a jamais eu ni ami ni petite amie, et les gens le provoquent parce qu'ils sont, dit-il, « mal éduqués ». Laura réussit à le mettre en confiance, et à le convaincre de venir jusqu'à la maison. Au dernier moment, contre toute attente, elle lui rend la liberté.

Elle erre désormais à pied, sans sa fourrure de dominatrice, tandis que plusieurs inquiétants motards sont à sa recherche sur toutes les routes. Elle goûte à la nourriture des humains, mais n'arrive pas à l'avaler. Elle est recueillie par un homme qui se montre plus hospitalier qu'empressé de la séduire. Lorsqu'enfin ils cèdent à leur attirance, c'est l'échec : sous l'enveloppe humaine, le corps de Laura n'est pas adapté.

Elle poursuit alors son errance dans les bois. Un forestier tente de la violer. Dans la lutte, la peau de Laura se déchire et laisse apparaître son vrai corps. Le forestier terrorisé l'asperge d'essence et l'enflamme.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Italie : 3 septembre 2013 (Mostra de Venise 2013)
Drapeau de la France France : 25 juin 2014

Distribution[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique positive[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers du Cinéma : « Difficile d’ignorer que le film finit par se faire rattraper par son sujet. Peu importe, tant Jonathan Glazer aura jusque-là essaimé son film d’hallucinations fortes, de chimères impressionnantes, de transfigurations glaçantes, qui nous hanteront encore longtemps »[4].
  • Le Monde : « Tout comme l'objet de leur désir est autre qu'une femme, Under the skin est un film autre, un alien. [C'est] un récit de science-fiction, un poème érotique et romantique, un labyrinthe de miroirs qui exacerbe délicieusement les ambiguïtés du jeu dramatique. L'un des longs-métrages les plus excitants que l'on ait vus ces derniers mois. »
  • Les Inrockuptibles : « Un film fascinant qui, sous la peau de la science-fiction, interroge le statut de la star Scarlett Johansson et, plus largement, la puissance du cinéma. »
  • Mad Movies : « Pour tout dire, rarement une œuvre aura retranscrit avec une telle acuité la sensation d'être étranger à son corps. »
  • Metro : « Un vrai film d’auteur radical, dépouillé, clinique mais scotchant si vous acceptez de vous laisser embarquer dans cet univers à nul autre pareil. »
  • Transfuge : « Under the skin se fait alors documentaire extraterrestre, sorcier sur l'humanité. Dans ce film où le mystère est l'essence des choses, l'élucidation, l'interprétation achopperont toujours. Il faut changer nos réflexes de spectateur […] Splendide ambition, accomplie, qui consiste à faire de nous des spectateurs neufs. »

Critique négative[modifier | modifier le code]

  • Le Journal du dimanche : « Si on entrevoit les limites de cette mécanique qui, néanmoins, tourne un peu à vide, comme un clip, Under the skin avec son rythme languissant, son économie de moyens et ses non-dits marque l'esprit de façon durable. Un récit crépusculaire et résolument charnel. »

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. a et b (en) « Under the Skin : Casting », sur film4.com.
  3. « Under the Skin, la neurofibromatose s’affiche sur grand écran », sur kokcinelo.fr (consulté le 29 juin 2014)
  4. Mathieu Macheret, « Matière noire », Cahiers du cinéma, no 701,‎ juin 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]