Tour Albert

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Tour Albert
Image illustrative de l'article Tour Albert
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 49′ 57″ N 2° 21′ 07″ E / 48.8325, 2.35180648° 49′ 57″ Nord 2° 21′ 07″ Est / 48.8325, 2.351806  
Histoire
Architecte(s) Édouard Albert
Robert Boileau
Jacques Henri-Labourdette
Ingénieur(s) Jean-Louis Sarf
Construction 1958-1960
Usage(s) Résidentiel
Architecture
Protection  Inscrit MH (1994)
Hauteur du toit 67 mètres
Nombre d'étages 23
Nombre d'ascenseurs 3
Géolocalisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Tour Albert

La tour Albert ou tour Croulebarbe est un immeuble d'habitation situé dans le 13e arrondissement de Paris, au 33 rue Croulebarbe. Construit par l'architecte Édouard Albert de 1958 à 1960 en collaboration avec Robert Boileau et Jacques Henri-Labourdette, il s'agit du premier gratte-ciel de logements de la capitale française.

Historique[modifier | modifier le code]

La tour Albert est conçue par les architectes Edouard Albert, Robert Boileau et Jacques Henri-Labourdette. Elle est construite entre 1958 à 1960. Elle est le premier gratte-ciel d'habitation de Paris[1]. Sa construction s'inscrit dans un projet d'urbanisme visant à relier la rue Croulebarbe à l'avenue de la Sœur-Rosalie, séparées par un fort dénivelé ; mais le projet est abandonné car la RATP prévoit qu'une passerelle soit construite au-dessus de la gare d'entretien qu'elle occupe[2]. La tour se distingue nettement des bâtiments environnants par sa hauteur et son style architectural[3].

Les promoteurs voulurent économiser sur le prix de réalisation de l'immeuble : dès 1963, un procès les condamna. Premier Immeuble de Grande Hauteur (IGH), la tour a été l'objet de nombreuses controverses quant aux risques d'incendies et a dû bénéficier de nombreux travaux d'améliorations pour être mise aux normes.[réf. nécessaire]

L'immeuble est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1994[4] à l'initiative d'Anne Coutine, urbaniste et fille de l'architecte de l'immeuble Édouard Albert[2].

L'immeuble est restauré en 2005 par l'architecte Gorka Piqueras[5].

Description[modifier | modifier le code]

La tour Albert est située au 33, rue Croulebarbe, dans le 13e arrondissement de Paris. Elle mesure 67 mètres de haut sur 23 étages, et compte 110 appartements[2]. Sa structure porteuse est composée de tubes d'acier creux de 19,1 à 21,6 centimètres remplis de béton. Les étages sont constitués de dalles de béton armé posées sur les tubes. La structure est renforcée par un double entrecolonnement longitudinal et par un contreventement de croix de Saint-André[5]. Cette structure tubulaire, partiellement visible en façade, est caractéristique des réalisations d'Albert, comme le campus de Jussieu. La façade alterne des fenêtres avec allèges translucides (à l'origine du moins, certaines d'entre elles ayant été remplacées par des allèges transparentes) et des panneaux en acier inoxydable.

Le 6e étage est une terrasse ; son plafond de 600 mètres carrés a été peint en noir et blanc par Jacques Lagrange[4]. Elle est prévue pour être ouverte au public, mais en raison de l'abandon du projet de passerelle entre la rue Croulebarbe et l'avenue de la Sœur-Rosalie, elle n'a jamais été rendue accessible. Une autre terrasse se trouve au 22e étage[2].

Accès[modifier | modifier le code]

La tour Albert est accessible par les lignes (M)(7) Les Gobelins et (M)(6) Corvisart, ainsi que par les lignes de bus RATP 27 47 67 91.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La tour Albert », Les Échos, 28 août 2013.
  2. a, b, c et d Emmanuelle Walter, « Mme Albert, 35 ans et déjà historique. Inscrit au patrimoine, le plus vieux gratte-ciel de Paris divise ses habitants », Libération,‎ 24 août 1995 (lire en ligne).
  3. [PDF] Société française des architctes, Le Visiteur, Éditions de l'Imprimeur, 2003
  4. a et b « Notice no PA00132990 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. a et b Jean-François Pousse, « L'invention de la tour européenne (7/30) : Tour Croulebarbe (1961), Paris », Le Moniteur,‎ 24 juillet 2009

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Tour Albert (structurae)
  • [PDF] Société française des architctes, Le Visiteur, Éditions de l'Imprimeur, 2003.