Thierry Herzog

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Thierry Herzog

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Nationalité Français
Profession

Thierry Herzog est un avocat français, ayant prêté serment en décembre 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pénaliste, il s'est illustré dans la défense de personnalités politiques impliquées dans des affaires politico-financières. Thierry Herzog a défendu Jean-Pierre Lepape, soupçonné d'être un dirigeant du « gang des postiches », mais qui a bénéficié d'un non-lieu (et qui fut assassiné le 1er juillet 1998)[1]. Il fut l'avocat de Xavière et Jean Tiberi pour qui il a obtenu, à trois reprises, l'annulation de la procédure. Il est l'un des avocats de Thales, partie civile dans l'affaire des frégates de Taïwan.

Il est aussi l'avocat de Nicolas Sarkozy, dont il est l'ami depuis leur prestation de serment.

Il fut aussi l'avocat de son fils, Jean, impliqué dans une affaire de délit de fuite[2], s'étant terminée par une décision de relaxe.

Plus récemment, il a été choisi par Christian Bîmes, président de la Fédération française de tennis, pour assurer sa défense. Il est également l'un des conseils de la Française des jeux, partie civile dans plusieurs procédures judiciaires.

En 2009, il a été promu au grade d'officier de la Légion d'honneur des mains du Grand maître par le président Nicolas Sarkozy.

Affaire Azibert[modifier | modifier le code]

En mars 2014, à la suite d'écoutes judiciaires de conversations entre l'avocat et Nicolas Sarkozy sur des téléphones mobiles enregistrés sous de faux noms (Nicolas Sarkozy utilisant celui de Paul Bismuth[3]), Gilbert Azibert, avocat général près la Cour de cassation, est suspecté de les avoir renseignés des avancées de la procédure judiciaire concernant l'affaire Woerth-Bettencourt. En échange d'un appui à la candidature de Gilbert Azibert à un poste judiciaire convoité à Monaco[4],[5],[6], Gilbert Azibert leur aurait permis de connaître l'état des débats au sein de la Cour de cassation, laquelle devait statuer sur la saisie des agendas de l'ancien président de la République, et d'autre part que ce magistrat aurait tenté d'influencer trois autres membres du siège de la Cour de cassation[7].

Le 22 septembre 2014, Libération publie des retranscriptions des enregistrements de la "ligne Bismuth", qui confirment les premières révélations. Le 2 juillet 2014, rapport de synthèse des enquêteurs signé par la chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales avait conclut que les "conversations enregistrées entre Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert sont claires sur leurs intentions, et leurs propos ne suscitent pas d’interrogation quant à leur volonté et leurs attentes : Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence, qui rappelons-le, prévoit l’influence réelle ou supposée"[8][9][10].

Thierry Herzog avait été placé en garde à vue le 30 juin 2014. Il fut déféré devant les juges d'instruction le 1er juillet 2014. Il fut mis en examen le même jour pour violation du secret de l'instruction, recel de ce délit, corruption active et trafic d’influence actif, ce qu'il conteste.

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La saga du gang des postiches (fin) », Libération, 2 septembre 1998.
  2. L'accident de scooter de Jean Sarkozy au tribunal dans Le Figaro
  3. De Sarkozy à Paul Bismuth, les raisons d’une garde à vue, Libération, 1/7/2014
  4. Le Monde (08.03.2014)
  5. Le Point (10.03.2014)
  6. Pourquoi Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption, article sur lemonde.fr, daté du 12 juillet 2014.
  7. Médiapart (18.03.2014)
  8. Emmanuel Fansten, "Ecoutes de Sarkozy, un rapport accablant", Libération, 22 septembre 2014.
  9. Emmanuel Fansten, "Ecoutes de Sarkozy : «Appelle-moi sur mon portable normal»", Libération, 22 septembre 2014.
  10. "Qu'a dit Sarkozy en garde à vue ?", France Inter, 22 septembre 2014.