Synchrotron soleil

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48° 42′ 36″ N 2° 08′ 42″ E / 48.71, 2.145

Le Synchrotron SOLEIL le 1er juin 2005.
Schéma illustrant le principe : on distingue bien les différentes lignes de lumière.
Aperçu de l'anneau et d'une ligne de lumière.
Accélérateur linéaire.
Appareils de mesure à l'extrémité d'une des lignes de lumière (DIFFABS)

Le synchrotron SOLEIL (Source Optimisée de Lumière d'Énergie Intermédiaire du LURE) est un synchrotron de troisième génération optimisé dans la gamme des rayons X moyens, inauguré le 18 décembre 2006 par Jacques Chirac. Situé au Centre CEA de Saclay à Saint-Aubin (Essonne), il se trouve en plein cœur du cluster technologique Paris-Saclay.

Sa brillance et sa gamme spectrale de compromis, de l'infrarouge lointain jusqu'aux rayons X durs, lui permettront de couvrir une large gamme expérimentale : fluorescence, absorption et diffraction de rayons X, spectromicroscopie infrarouge, spectroscopie ultraviolet-visible, etc. SOLEIL devrait ainsi rendre service à un grand nombre de communautés scientifiques : physique, biologie, chimie, sciences de la terre et de l'univers… jusqu'à la science des matériaux du patrimoine.

Ce synchrotron remplace notamment les installations du LURE (Laboratoire pour l'utilisation du rayonnement électromagnétique), situé à Orsay, qui ont fermé le 19 décembre 2003. Le synchrotron devait initialement être situé à Caen, au sein du GANIL, mais une décision du gouvernement de Lionel Jospin en 2000, a tranché en faveur de Saclay. Une vive polémique a eu lieu entre une partie de la communauté scientifique et le ministre de la recherche Claude Allègre, fortement opposé au projet, préférant participer au projet britannique Diamond Light Source.

Le premier faisceau du synchrotron a été stocké le 2 juin 2006 et les premiers utilisateurs ont été accueillis début 2008[1].

Administrativement, le synchrotron SOLEIL est une entreprise publique créée sous la forme d'une société civile[2], dont les membres sont le CNRS (72 %) et le CEA (28 %). La Région Île-de-France, le Conseil général de l'Essonne ainsi que la Région Centre sont également fortement impliqués dans le projet, notamment en finançant une grande partie de sa construction.

Très grand instrument de recherche au service de la communauté scientifique et de l'industrie, SOLEIL est aussi un lieu de diffusion de la culture scientifique. À ce titre, SOLEIL se visite[3] et propose également des animations pédagogiques pour les enseignants et leurs élèves.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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