Symphonie nº 4 de Mendelssohn

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Symphonie nº 4 en la majeur
Op. 90
Italienne
Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Felix Mendelssohn
1er mouvement : Allegro vivace
2e mouvement : Andante con moto
3e mouvement : Con moto moderato
4e mouvement : Saltarello. Presto
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Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative environ 30 min
Dates de composition 1830
Commanditaire Royal Philharmonic Society
Création 13 mai 1833
Londres Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Interprètes Royal Philharmonic Society, sous la direction de l'auteur

La symphonie nº 4 en la majeur « Italienne », op. 90, de Felix Mendelssohn, est une symphonie composée en 1830.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans sa tournée à travers le continent européen, Mendelssohn, après l'Allemagne, la France et l’Angleterre, fait escale en Italie au printemps 1830. Il a alors en chantier la Symphonie Écossaise, inachevée, ainsi que plusieurs autres travaux. Cependant, il tient à entamer un nouvel ouvrage, une symphonie qui, comme celle dédiée aux highlands écossais, s’inspirera des paysages et des émotions romantiques du compositeur à travers l’Italie. Sa symphonie, achevée en 1833, fut une grande réussite et fut longtemps considérée comme la meilleure du musicien, avant que l’Écossaise ne soit glorifiée elle aussi.

L'œuvre, terminée à Berlin, a été créée à Londres le 13 mai 1833 par la Royal Philharmonic Society.

Analyse[modifier | modifier le code]

La symphonie italienne est brillante, légère et pleine de bonne humeur. L’orchestre est ici plus net et clair que dans l’Écossaise, sans pour autant faire preuve de rigidité. Elle dure entre vingt-cinq et trente-cinq minutes et comprend 4 mouvements :

  1. Allegro vivace (environ 8 minutes)
  2. Andante con moto (5 à 7 minutes)
  3. Con moto moderato (6 à 7 minutes)
  4. Saltarello : Presto (environ 6 minutes)

L’Allegro vivace est extrêmement joyeux, évoquant sans doute le charme de la campagne romaine et la chaleur de ses habitants. On y note l’originalité de la présence d’un troisième thème absent de l’exposition (comme Beethoven le fit quelques années plus tôt dans le premier mouvement de sa troisième symphonie "héroïque" et réservé au développement de la traditionnelle forme sonate bithématique qui compose le mouvement).

Le deuxième mouvement, en ré mineur, aurait été inspiré par les mélodies que Mendelssohn aurait entendu chanter par les pèlerins à Rome[1]; d'ailleurs, le thème principal du mouvement ressemble également au chœur des pèlerins du deuxième mouvement de la symphonie Harold en Italie d'Hector Berlioz.

Quant au troisième mouvement, il s'agit d'une sorte de menuet, lyrique et doux. Le "trio", avec cors et bassons, évoque la chasse.

Le finale, [Saltarello] impétueux et diabolique, est d’ailleurs une explosion de bonne humeur. Fait rarissime dans l'histoire de la symphonie : L'Italienne, bien qu'en mode majeur, se termine en mineur ! Cependant, ce finale, bien qu'en mineur, est d'une dynamique vivace, presque joyeuse.


Cette symphonie inspira visiblement la symphonie en la mineur de Vincent d'Indy, œuvre de jeunesse qui ressemble par plusieurs traits à la symphonie de Mendelssohn : même tonalité, même surnom (Italienne), finale en saltarello...

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Instrumentation de la 4" symphonie
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses

Bois
2 Flûtes, 2 Hautbois, 2 Clarinettes, 2 Bassons
Cuivres
2 Cors, 2 Trompettes
Percussions
timbales

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Felix Mendelssohn de Jérôme Bastianelli, Actes Sud, p. 59