Sophie Brahe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Sophia Brahe)
Aller à : navigation, rechercher

Sophie Brahe

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Sophie Brahe selon une gravure du début du XXe siècle (Hans Peter Hansen)

Naissance 1556
Décès 1643
Nationalité danoise
Activité principale
horticulture, astrologie, astronomie, chimie, médecine

Sophie Brahe (1556 - 1643) est une femme de sciences et de lettres danoise, sœur et assistante de Tycho Brahe, en particulier pour ses travaux d'astronomie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sophie Brahe est née dans le château de Knudstrup (aujourd'hui Knutstorp) en Scanie, à l'époque danoise, mais en Suède de nos jours. Elle est issue d'une fratrie de neuf enfants dont l'aîné est l'astronome Tycho Brahe (1546-1601). Dès le plus jeune âge, elle reçut une très bonne éducation, aussi bien mathématique et scientifique que littéraire. Proche de Tycho, elle devint très jeune son assistante, l’aidant lors de diverses observations. Ainsi, ils observèrent tous deux une éclipse de Lune le 8 décembre 1573 alors qu'elle n'avait que 17 ans. Elle rendait souvent visite à son frère à son observatoire sur l'île de Hven. À 20 ans, elle épousa Otte Thott de Näs et Eriksholm, un homme riche beaucoup plus âgé qu'elle. De cette union naquit un fils. À la mort d'Otte Thott en 1588, elle s'occupa de la gestion de leur propriété d'Eriksholm, devint une excellente horticultrice et étudia la chimie et la médecine. Elle se révéla être une pharmacienne hors pair. En 1602, elle se remaria avec Erik Lange (da), homme riche et cultivé s'intéressant à l'alchimie. Erik s'endetta pour poursuivre ses recherches tout en parcourant l'Europe. Il mourut en 1613. Après quoi, Sophie se tourna vers l'histoire, la généalogie[1],[2],[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Gravure du globe de Sophia et Tycho Brahe extraite du livre Inscriptiones Hafnienses latinae, danicae et germanicae, una cum inscriptionibus Amagriensibus, Uraniburgicis et Stellaeburgicis

Sophie assiste Tycho qui construit des catalogues de positions planétaires (également appelés catalogues d'étoiles). De nombreux travaux attribués à Tycho sont le fruit d'un travail conjoint[réf. souhaitée]. Tycho aurait souhaité inclure une des lettres de Sophie dans l'un de ses ouvrages, mais il mourut avant la publication[réf. souhaitée]. Toute trace des écrits de Sophie a été par la suite perdue. Malgré ses compétences en astronomie, Sophie qui a assisté son frère, n'est jamais devenue réellement astronome, bien qu'on la présente parfois ainsi, probablement à la suite d'une surinterprétation de l'ouvrage de Pierre Gassendi De Tychonis Brahei Vita[4], qui reconnaît ses qualités[5].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Page de titre du livre Inscriptiones Hafnienses latinae, danicae et germanicae, una cum inscriptionibus Amagriensibus, Uraniburgicis et Stellaeburgicis, ouvrage en latin, allemand et danois publié en 1668 par Peder Hansen Resen, 442 pages[6].

Une lettre de Sophie Brahe à Eric Lange sur la chimie, écrite en vers latins, a été publiée par Peder Hansen Resen en 1688, dans un ouvrage dont plus d'un quart est consacré à Tycho Brahe, sa vie et ses travaux (il inclut également une lettre datée du 13 septembre 1588 de Tycho Brahe à Caspar Peucer, la bibliographie des œuvres de Tycho, une courte biographie, ainsi que des documents consacrés à sa disparition tels des élégies, des oraisons funèbres et un poème de Kepler publié en 1601).

On trouve dans le même ouvrage une description du château et de l'observatoire d'Uraniborg sur l'île de Hven. Le livre est illustré d'une carte de l'île, de gravures sur bois de l'observatoire et d'une planche dépliante représentant le globe céleste de Tycho et Sophie qui semble en être l'une des seules représentations[réf. souhaitée].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ogilvie, Marilyn Bailey, Harvey, Joy Dorothy et Rossiter, Margaret W. "The biographical dictionary of women in science : pioneering lives from ancient times to the mid-20th century", Éd. Routledge, 2000, (ISBN 0-415-92038-8)
  2. Yaël Nazé, L'Astronomie au féminin, Éd. Vuibert, 2006, 217 pages
  3. http://www.kb.dk/permalink/2006/manus/622/
  4. Pierre Gassendi, Tychonis Brahei Vita, Editio secunda auctior et correctior, 1655.
  5. C'est du moins la position de Marylin Ogilvie, qui présente Sophie comme étudiante en astronomie dans sa courte biographie, The biographical dictionary of women in science (ouvrage cité).
  6. Notice BNF : FRBNF30154221

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]