Salustiano Olózaga

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Salustiano Olózaga. (Oyón, - Paris, ) Militaire, écrivain, avocat et homme politique espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudia la Philosophie à Saragosse et à Madrid (où il étudia également le Droit). Membre la Milice Nationale, et libéral convaincu, il participa en tant qu'officier à la surveillance de la formation des Cortes de Cadix. Il s'exila à Saint-Jean-de-Luz en 1831 pour fuir la politique répressive de Ferdinand VII après les révoltes de 1831. Il fut sous le gouvernement de Mendizabal Gouverneur Civil de Madrid et plus tard Député de cette ville puis de Logroño de 1836 à 1873. Il participa à l'élaboration de la Constitution espagnole de 1837 après la mutinerie de la Granja de San Ildefonso, convaincu de la nécessité d'en finir avec les affrontements que la Constitution de 1812 et le Statut royal de 1834 avait créés. Pour cette raison il fut nommé précepteur de la fille de la Régente Marie Christine de Bourbon et du défunt Ferdinand VII, la future Isabelle II.

Opposé sur de nombreux points avec la Régente et soutenant clairement Baldomero Espartero dans son opposition avec cette dernière, il participa activement à la chute de Marie Christine. Lorsque Espartero accède au pouvoir, il fut nommé ambassadeur à Paris, où il tenta de concilier les positions officielles espagnoles avec les trames que réalisait Marie Christine en exil. Après la chute d'Espartero, alors qu'Isabelle II est déclarée majeure et Reine d'Espagne, il fut nommé président du Conseil des Ministres et dut faire face aux fausses accusations du réactionnaire Luis González Bravo qui soutenait qu'il avait essayé d'obtenir la dissolution des Cortes en faisant usage de violence et d'intimidation auprès de la Reine. Cette situation l'obligea à fuir de nouveau en France le . Il ne reviendrait en Espagne qu'en 1847. En 1853 il fut nommé membre de la Real Academia de la Historia. Il fut par la suite de nouveau ambassadeur à Paris et à son retour dans la péninsule il adopta une posture extrêmement critique envers les modérés et les réactionnaires. En 1871 il fut nommé membre de la Real Academia Española. Il mourut alors qu'il était ambassadeur en France.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aurelio Matilla. Olózaga. (El precoz demagogo). Compañía Ibero Americana de Publicaciones, S.A. Madrid, 1933.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Espagne
Président du Gouvernement espagnol
1843
Luis González Bravo