Rabbi Nathan

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Nathan ben Isaac HaBavli ni Nathan de Bratslav.

Rabbi Nathan HaBavli (en hébreu: רבי נתן הבבלי) est un tanna palestinien de la troisième génération (IIe siècle), d'origine juive babylonienne. On lui attribue traditionnellement la rédaction du traité Avot deRabbi Nathan.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Fils d'un exilarque (autorité temporelle des Juifs en exil), il choisit de quitter, pour des raisons indéterminées, la Babylonie et s'établit en terre d'Israël, où il dirige l'école talmudique d'Ousha[1]. Il est également mandaté par le patriarche R. Shimon ben Gamliel pour parvenir à une réconciliation avec Rabbi Hananya de Babylone qui, croyant le Sanhédrin de Judée disparu à la suite des persécutions hadrianiques, en avait fondé un nouveau à Nehar Pekod, en Babylonie. Nathan s'acquitte de cette mission avec succès, avec l'aide de Rabbi Isaac[2].

Peu après, cependant, Rabbi Nathan et Rabbi Meïr s'opposent à Rabbi Shimon ben Gamliel, en raison des mesures prises par ce dernier pour abolir l'égalité existant jusque là entre les membres de l'académie, et limiter les témoignages d'estime à donner par la communauté aux membres de l'école d'une distinction inférieure à celle du Nassi. Œuvrant secrètement à sa déposition, Rabbi Nathan et Rabbi Meïr sont découverts, et expulsés de l'école. Ils parviennent cependant à faire ressentir le vide causé par leur absence, et sont réadmis, à la condition expresse que leur nom ne soit pas associé à leurs décisions en matière de Halakha (Loi juive). C'est pourquoi les décisions de Rabbi Nathan sont souvent introduites par la formule « certains disent[3]. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Rabbi Nathan était une haute autorité talmudique, et de nombreuses sentences de lui, tant halakhiques (législatifs en matière de Loi juive) qu'aggadiques (non-législatifs) ont été consignées. L'un de ses plus importants contradicteurs en matière de Halakha était Rabbi Juda Hanassi, compilateur de la Mishna. Cependant, Rabbi Nathan aurait participé à la rédaction de la Mishna[4] et Juda le tenait en haute estime[5].

Outre le traité Avot deRabbi Nathan, pouvant être considéré comme une tossefta au traité Avot, il aurait été l'auteur de la Baraïta Mem Ṭet Middot (« Baraïta des Quarante-neuf Règles »), un petit traité non inclus dans la Mishna, aujourd'hui disparu, traitant de la Aggada et des mathématiques[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. T.B. Hor. 13b ; Grätz, Gesch. iv. 185..
  2. Selon Grätz, l.c. pp. 188 et seq. Toutefois, selon I. Halevy (in Dorot ha-Rishonim, p. 185), cet épisode se produit alors que Rabbi Nathan et Rabbi Isaac résidaient encore à Babylone
  3. T.B. Hor. 13b.
  4. T.B. B.M. 86a, et commentaire de Rachi ad loc.
  5. T.B. B.B. 131a.
  6. Frankel, Darke ha-Mishnah, p. 191, Leipsic, 1859

Cet article comprend du texte provenant de la Jewish Encyclopedia de 1901–1906, article « NATHAN » par Wilhelm Bacher & A. S. Waldstein, une publication tombée dans le domaine public.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]