Politique en République dominicaine

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Politique en République dominicaine
Image illustrative de l'article Politique en République dominicaine

La République dominicaine est une république présidentielle multipartite où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que les deux chambres du parlement détiennent le pouvoir législatif. Le pouvoir législatif est indépendant des deux premiers. La constitution en vigueur date du , 36e modification de la constitution originale, signée le à San Cristóbal.

Les principaux partis politiques dominicains sont le Parti révolutionnaire dominicain (PRD), le Parti de la libération dominicaine (PLD) et le Parti réformiste social-chrétien (PRSC). Le PRSC (rouge) est un parti populiste, héritier de la rhétorique nationaliste de son fondateur, Joaquín Balaguer. Le PRD (blanc) est un parti de gauche modérée, membre de l'Internationale socialiste. Le PLD (pourpre) est un parti de tendance libérale.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Leonel Fernández PLD
Vice-président Rafael Alburquerque PLD

Le président et le vice-président sont élus au suffrage universel direct pour 4 ans. Leonel Fernández remporta l'élection du 16 mai 2008 avec 53,83 % des voix, contre le candidat du Parti révolutionnaire dominicain Miguel Vargas Maldonado[1]. Depuis 1970, les élections présidentielles ont lieu le 16 mai des années divisibles par quatre (2008, 2004, 2000, 1996, ...). Le président prend ses fonctions les 16 août suivant son élection.

Le président est à la fois le chef de l'état et le chef du gouvernement. Il est aussi le commandant en chef des forces armées[2]. Il désigne les membres du gouvernement (Secretarios de Estado ou Conseil des Ministres) [3].

La Constitution consacre 27 paragraphes aux attributions du président de la République, parmi lesquelles la faculté de désigner ou de relever tout membre de la fonction publique, de promulguer les lois votées par le parlement, d'engager les relations diplomatiques. Il peut disposer en outre de vastes pouvoirs, en cas d'urgence seulement (déclarer l'état de siège, gouverner par décrets) [2].

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le congrès national (Congreso Nacional) est le parlement dominicain. Il est composé du Sénat (Senado, 32 sénateurs élus au suffrage direct pour 4 ans) et de la Chambre des députés (Cámara de Diputados, 178 députés élus au suffrage direct pour 4 ans).

Les élections législatives et sénatoriales ont lieu tous les 4 ans. Jusqu'à la constitution qui a pris effet en janvier 2010, ces élections se tenaient chaque année paire non divisible par quatre (soit en décalage de deux ans avec les élections présidentielles). Afin d'éviter tout risque de non-gouvernabilité, la nouvelle constitution revient à une organisation conjointe de l'ensemble des élections. Par exception, les sénateurs et députés élus lors du scrutin du le sont donc pour une durée de six années.

Les députés sont élus selon un scrutin proportionnel par province. Chaque province dispose d'un député pour 50 000 habitants et pour chaque fraction supplémentaire de 25 000, avec un minimum de deux députés par province. Dans chacune des 32 provinces (incluant le District national est élu un sénateur au scrutin direct uninominal majoritaire.

Le chapitre IV de la Constitution détermine l'organisation et les fonctions du pouvoir législatif[2].

Élections au Congrès[modifier | modifier le code]

Élections du 16 mai 1998 Élections du 16 mai 2002 Élections du 16 mai 2006 Élections du 16 mai 2010
Parti Sénateurs Députés Sénateurs Députés Sénateurs Députés Sénateurs Députés
PLD 3 49 1 41 22 96 31 115
PRD 24 83 29 74 7 60 1 75
PRSC 3 17 2 35 3 22 3
Total 30 149 32 150 32 178 32 183

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Outre les trois principaux partis politiques de la République dominicaine, le PRD, le PLD et le PRSC, il existe de nombreux partis de moindre importance, qui, généralement, mettent en place des alliances lors des élections.

En 1983, plusieurs partis de gauche étaient unis pour former le Front gauchiste dominicain, le FID. Cependant, les partis gardent chacun leur organisation interne propre.

En 2006, pour les élections législatives, deux alliances se sont formées : le Bloc progressiste (autour du parti au pouvoir, le PLD et la Grande alliance nationale [4] (autour des deux principaux partis d'opposition, le PLD et le PRSC).

Les partis doivent être reconnus par la Junte centrale électorale. Au , ils sont au nombre de 23[5] :

  • PLD (Partido de la liberación dominicana)
  • PRD (Partido revolucionario dominicano)
  • PRSC (Partido reformista social cristiano)
  • APD (Partido alianza por la democracia)
  • BIS (Bloque institucional socialdemócrata)
  • PRSD (Partido revolucionario social demócrata)
  • PUN (Partido de unidad nacional)
  • PTD (Partido de los trabajadores dominicanos)
  • PQDC (Partido quisqueyano demócrata cristiano)
  • PLRD (Partido liberal de la Repúlica dominicana)
  • UDC (Partido unión demócrata cristiana)
  • PRI (Partido revolucionario independiente)
  • PVUD (Partido verde de la unidad democrática)
  • PNVC (Partido nacional de veteranos y civiles)
  • PRN (Partido renacentista nacional)
  • MIUCA (Movimiento independencia, unidad y cambio)
  • ASD (Alianza social dominicana)
  • PDP (Partido demócrata popular)
  • PPC (Partido popular cristiano)
  • PHD (Partido humnista dominicano)
  • FNP (Fuerza nacional progresista)
  • PPR (Partido popular reformista)
  • MODA (Movimiento democrótico alternativo)

Pouvoir judiciaire[modifier | modifier le code]

Le pouvoir judiciaire est chargé d'administrer la justice afin d'assurer le respect et la protection des droits établis par la Constitution et les lois. Son organe supérieur est la Cour suprême de justice (Cour de cassation), composée de 16 juges nommés par le Conseil national de la Magistrature, une entité créée par la réforme constitutionnelle de 1994 afin de préserver l'indépendance de la justice.

Participation internationale[modifier | modifier le code]

ACP, Caricom (observateur), ECLAC, FAO, G-11, G-77, IADB, IAEA, IBRD, ICAO, ICFTU, ICRM, IDA, IFAD, IFC, IFRCS, IHO, ILO, IMF, IMO, Intelsat, Interpol, IOC, IOM, ISO (membre), ITU, LAES, LAIA (observateur), NAM (observateur), OAS, ONU, OPANAL, OPCW, PCA, UNCTAD, UNESCO, UNIDO, UPU, WCL, WFTU, WHO, WMO, WToO, WTrO

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Christian Krohn-Hansen, Political authoritarianism in the Dominican Republic, Palgrave Macmillan, New York, 2009, 249 p. (ISBN 978-0-230-60953-2)
  • (es) Franklin Franco, Las ideologías políticas dominicanas en síntesis, Cuesta-Veliz Ediciones, Santo Domingo, República Dominicana, 2009, 131 p. (ISBN 978-9945-8602-9-0)
  • (fr) Laura Faxas, République dominicaine : système politique et mouvement populaire, 1961-1990, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2005, 502 p. (ISBN 2-85816-733-8) (texte remanié d'une thèse de Sociologie, EHESS, 1996)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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