Pogo (danse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pogo.

Le pogo est un style de danse où la foule saute de façon désordonnée et en se bousculant. Le pogo (qui tire son nom du pogo stick) a été décrit comme la réponse punk au disco, qui a connu une popularité énorme à peu près à la même époque[réf. nécessaire].

Il aurait été inventé par Sid Vicious des Sex Pistols, à un de leurs concerts, le 5 décembre 1975 (sources peu fiables). Lors de concerts auxquels il assistait, Sid Vicious avait pris l'habitude de sauter sur place, afin de mieux voir le groupe sur scène. Il reproduisait ce comportement en spectacle avec les Sex Pistols, et la foule l'aurait tout simplement suivi.

Un pogo

Variantes[modifier | modifier le code]

Le slam 
aussi appelé « body surfing », il consiste à se faire porter par la foule, allongé sur les mains du public.
Le stage diving 
plonger de la scène dans la foule en vue d'effectuer un slam.
Le Wall of death (mur de la mort ou braveheart ou encore le War
la fosse se sépare en deux, et au signal du chanteur le plus souvent, les deux parties se foncent dessus et se rencontrent violemment. Les groupes Dagoba, Disturbed, ou encore Trivium l'organisent régulièrement lors de leurs concerts et le groupe Caliban en a organisé un immense lors de l'édition du Wacken 2006. Il en est de même pour le groupe de hip-hop Foreign Beggars, lors du dernier jour du Dour Festival 2010 : ils ont organisé deux Braveheart qu'ils ont nommés "Split" pour l'occasion, en référence à l'album du groupe hollandais Noisia : Split the Atom. Plus récemment, le groupe français Mass Hysteria en lance un pour sa dernière chanson lors de son concert sur la scène principale du Hellfest 2013.
Le circle pit 
tout le public tourne dans le même sens, généralement au signal de l'un des membres du groupe présent sur scène comme l'a fait à plusieurs reprises le groupe Less Than Jake durant le Warped Tour. C'est une variante de la fin des années 1980 qui se voit encore aujourd'hui dans les concerts de metal, death metal, hardcore, emo, etc. Au Hellfest 2013, le chanteur et le guitariste de Mass Hysteria descendent dans le public et lancent un circle pit autour d'eux.
Le mosh pit 
proche du pogo, souvent plus violent, c'est la variante hardcore de celui-ci.
Le air fight 
c'est l'équivalent du air guitar version bagarre de rue, entraînant parfois des coups non désirés.[Quand ?]

Violence[modifier | modifier le code]

Le pogo « traditionnel » n'est pas une manifestation de violence et contrairement aux idées reçues, il est assez rare que des membres du public soient blessés lors du pogo. On observe d'ailleurs beaucoup de convivialité et de solidarité pendant le pogo. Par exemple, si une personne vient à tomber, elle est immédiatement relevée par les autres participants du pogo afin qu'elle ne soit pas blessée. Les comportements violents, tels que des mouvements non-maîtrisés, dû parfois à une trop grande consommation d'alcool, ne sont en aucun cas tolérés et même très sévèrement punis par les personnes participantes. Si un individu se montre dangereux et risque d'entraver le bon déroulement du pogo il est, dans un premier temps, rappelé à l'ordre, et s'il récidive, est éjecté du pogo plus ou moins violemment en fonction de son attitude.[réf. nécessaire]

On peut parfois voir lors des concerts de reggae ou de ska une variante moins rapide et mouvementée du pogo qui consiste en des coups d'épaule contre son voisin et des hochements de tête dans un sens puis dans l'autre suivant le rythme de la musique.

Vidéos[modifier | modifier le code]

[vidéo] Vidéo du wall of death géant de Caliban lors du Wacken Open Air 2006
[vidéo] Stage diving d'un spectateur se balançant de la structure de la scène dans le public
[vidéo] Circlepit géant lors du Graspop Metal Meeting 2006
[vidéo] ""Mosh" lors d'un concert