The Slits

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The Slits

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The Slits en 2007

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical punk rock, post-punk, reggae
Années actives 1976-1981
Labels Island Records
CBS
Composition du groupe
Membres Ari Up (chant)
Viv Albertine (guitare)
Tessa Pollitt (basse)
Bruce Smith (musicien) (batterie)
Anciens membres Palm Olive (batterie)
Kate Korus (guitare)
Suzi Gutsy (basse)
Budgie (musicien) (batterie)
Hollie Cook

The Slits (« les fentes » en anglais) est l'un des premiers groupes de punk rock féminin. Considérées comme les petites sœurs des Sex Pistols ou des Clash, elles furent sûrement parmi les premières musiciennes rock à s'affirmer avec autant d'énergie et de personnalité. The Slits demeure l'un des groupes importants de l'histoire du rock britannique et conservent des fans tels que Johnny Rotten ou John Peel.

Histoire du groupe[modifier | modifier le code]

Le groupe s'est formé au cours de l'été 1976[1] autour d'anciens membres des Flowers of Romance (avec Sid Vicious) et des Castrators. Ari Up (Ariana Foster, seule membre originelle restante qui n'a que quatorze ans lors de la formation du groupe[1]), Palm Olive (Paloma Romera qui rejoindra plus tard The Raincoats), Kate Korus et Suzi Gutsy sont les quatre filles qui forment le premier line-up. Un an plus tard, en 1977, elles sont remplacées par Viv Albertine, Tessa Pollitt et par le batteur Budgie (Pete Clarke, venu des Spitfire Boys, et futur membre de Siouxsie and the Banshees) qui sera lui-même remplacé en 1979 par Bruce Smith.

The Slits font parler d'elles la première fois en 1977, lorsqu'elle sont invitées par les Clash à jouer en première partie de leur tournée le White Riot Tour[2].

Ari Up est la personnalité marquante de ce groupe. La mère d'Ari Up a été l'amie de Chris Spedding et Jimi Hendrix et a épousé John Lydon. Ari prend sa première leçon de guitare avec Joe Strummer des Clash[1].

Leur musique est d'abord tournée vers un punk rock amusant et entraînant, néanmoins brut et rauque en live. Le groupe fait d'ailleurs l'objet de trois Peel Sessions[3], plus tard éditées en disque. Les Slits amorcent par la suite un tournant vers le reggae et le dub, perdant leur brutalité initiale.

Dennis Bovell produit Cut (Island Records), premier album fruit d'un mélange entre esprit punk et groove reggae. Sa couverture est elle aussi notable : les membres du groupe y posent en amazones dénudées, couvertes de boue. Malgré le succès auprès des critiques, l'album ne fait pas recette auprès du public et les Slits se retrouvent sans contrat.

Leurs sonorités et leurs attitudes sont progressivement devenues plus expérimentales et avant-gardistes au début des années 1980, lorsqu'elles se sont associées à The Pop Group, une formation post punk de Bristol avec qui elles ont partagé un batteur (Bruce Smith) et enregistré le single In The Beginning There was Rhythm/Where There's A Will (Y Records).

En 1981, les Slits enregistrent The Return of The Giant Slits (CBS), un nouvel album dont les tonalités sont plus apaisées et davantage influencées par la musique africaine. Le groupe est aidé par Steve Beresford (avant-gardiste new-yorkais) pour composer cet album sur lequel apparaît le jazzman Don Cherry. En 1982, Ari Up quitte Londres pour la Jamaïque et y devient mannequin-danseuse sous le nom de Babi Dolli ou Medusa (référant à ses nattes très longues)[1]. Le groupe se sépare début 1982[4].

En 2006, Ari Up reforme The Slits en compagnie de Tessa Pollitt et d'autres nouvelles musiciennes. Un premier EP trois titres, Revenge of the Killer Slits sort en 2006, suivi par un nouvel album intitulé Trapped Animal en octobre 2009[4].

Le 20 octobre 2010, Ari Up décède à 48 ans des suites d’une longue maladie[5].

Engagement féministe[modifier | modifier le code]

La chanson la plus connue des Slits reste Typical Girl. Cette chanson critique la place des femmes dans la société autour de la figure de la typical girl (femme moyenne). The Slits interpellent dans cette chanson sur l'enfermement des femmes (« elles ne peuvent pas penser, pas se rebeller, attendent leur mari »). Cet engagement féministe est aussi perceptible dans le nom du groupe The Slits, littéralement « les fentes ». Pour autant, le groupe ne se revendique pas du courant féministe mais elles affirment mépriser le « chauvinisme mâle »[6].

Discographie[modifier | modifier le code]

The Slits en 1981.
The Slits en 2008.

Albums Studio[modifier | modifier le code]

  • Cut (Island Records, 1979)
  • The Slits (Y, 1980)
  • Return of the Giant Slits (CBS, 1981)
  • Trapped Animal (Narnack, 2009)

Albums Live[modifier | modifier le code]

  • (Untitled) (Y Records / Rough Trade, 1980)
  • The Peel Sessions (Strange Fruit, 1988)
  • Live at The Gibus Club (Castle Music / Castle Communications, 2005)

Compilations / Rééditions[modifier | modifier le code]

  • In the Beginning (Jungle Records, 1997)
  • Cut (Deluxe Edition 30 titres bonus) (Island Records, 2009)

Singles/EP[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Dictionnaire du Rock, Assayas Michka (dir.), p. 1754-1755.
  2. Pierre Mikaïloff, Dictionnaire raisonné du punk, Éditions Scali, 2007.
  3. (en) Keep it Peel, BBC.
  4. a et b (en)« The Slits - Biography », sur AllMusic (consulté le 11 septembre 2014)
  5. Arianna RIP
  6. Alessandrini Marjorie, Le Rock au féminin, Albin Michel, Paris, 1980, p. 172.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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