Plateau de Californie

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Vestiges de tranchées sur le plateau de Californie

Le Plateau de Californie situé au cœur du Chemin des Dames est, tout comme Verdun, un lieu emblématique de la Première Guerre mondiale en France. Ce plateau est la partie orientale du Chemin des Dames, dominant le village de Craonne. Son nom vient d'une « maison de plaisir » s'inspirant des saloons de l'Ouest américain et installé sur le plateau. Cet établissement s'appelait « La Californie ».

Véritable forteresse naturelle au cœur du dispositif défensif allemand, le plateau de Californie resta un objectif stratégique jusqu'en 1918 : le plateau était traversé par des tunnels débouchant sur des cavernes fortifiées (comme la Caverne du dragon). Mais alors que Verdun a été rapidement érigé en symbole national de la victoire, le plateau de Californie et le Chemin des Dames ont été longtemps associés à l'échec cuisant de l'offensive Nivelle d'avril 1917 et aux mutineries de Craonne qui ont suivi. Le nom de Craonne, située au coeur de la bataille du Chemin des Dames, a été popularisé par La Chanson de Craonne qui reste associée aux mutins de 1917 de la Première Guerre mondiale.

Après la guerre, le plateau fut classé en zone rouge : les cultures y sont interdites. On reboisa alors le plateau ; aujourd'hui encore, c'est une forêt domaniale exploitée par l'Office national des forêts.

En 1998, une sculpture monumentale de quatre mètres de haut a été érigée sur le plateau de Californie. Cette commande publique, réalisée par le sculpteur français Haïm Kern, célèbre le quatre-vingtième anniversaire de l’armistice de 1918. C'est Lionel Jospin, Premier ministre à l'époque, qui inaugura le monument le 5 novembre 1998. Dans son discours, Lionel Jospin a souhaité que les Soldats fusillés pour l'exemple, « épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond », qui « refusèrent d’être des sacrifiés », victimes « d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale. »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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