Pierre-Louis Parisis

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Mgr Pierre Louis Parisis
Image illustrative de l'article Pierre-Louis Parisis
Portrait de Mgr Parisis
Biographie
Naissance 17 août 1795
Orléans (France)
Ordination sacerdotale 1819
Décès 5 mars 1866 (à 70 ans)
Arras
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 8 février 1835 par
Mgr Hyacinthe-Louis de Quélen
Dernier titre ou fonction Évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer
Évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer
18511866
Précédent Hugues de La Tour d'Auvergne-Lauraguais Jean-Baptiste Joseph Lequette Suivant
Évêque de Langres
18341851
Précédent Césaire Mathieu Jacques-Antoine Guérin Suivant
Autres fonctions
Fonction laïque
Député du Morbihan

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Pierre-Louis Parisis
Fonctions
Député du Morbihan à l'Assemblée nationale constituante
4 mai 184826 mai 1849
Élection 23 avril 1848
Député du Morbihan à l'Assemblée nationale législative
28 mai 18492 décembre 1851
Élection 13 mai 1849
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Droite
Profession Évêque

Pierre Louis Parisis, né le 12 août 1795 à Orléans dans le Loiret. C'est le fils d'un modeste boulanger d'Orléans. Considéré comme turbulent pendant sa jeunesse il deviendra celui que ses contemporains surnommerons «le premier évêque de France ». Il sera ordonné prêtre en 1819 pour le diocèse d'Orléans. Nommé évêque du diocèse de Langres le 28 août 1834, il a été consacré le 8 février 1835 en ayant déjà pris ses fonctions depuis le 19 décembre 1834 succédant à Mgr Jacques-Marie-Adrien-Césaire Mathieu. Le 12 août 1851, il est nommé évêque du diocèse d'Arras en succession de Mgr Hugues de La Tour d'Auvergne-Lauragais décédé. Mgr Parisis décède à Arras le 5 mars 1866.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il entre au petit séminaire d'Orléans en 1807. Cinq ans plus tard, il est simultanément précepteur, surveillant et étudiant en théologie. En 1814, alors qu'il n'a que 19 ans, il est professeur de troisième, fonction qu'il assumera jusqu'à son ordination en 1819.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Après son ordination, il fut nommé professeur de rhétorique mais, préférant l'action fut ensuite nommé vicaire de la paroisse Saint-Paul d'Orléans. Son zèle et ses nombreux talents firent l'admiration de son curé ce qui lui valut d'être nommé à seulement 33 ans curé de Gien, paroisse de six mille âmes, mais où régnait une forte déchristianisation. Son zèle et sa volonté de fer lui permirent de redresser la situation de manière remarquable et, sans qu'il l'eut lui-même espéré, lui ouvrit les portes de l'épiscopat en succession de Mgr Matthieu, nommé archevêque de Besançon.

En tant qu'évêque de Langres, Mgr Parisis favorisa les congrégations religieuses, relança les synodes diocésains, intensifia les retraites et multiplia les visites pastorales et éleva un grand séminaire. Il essayait sans cesse de se rapprocher des ouailles qui lui avaient été confiées essayant même de rapprocher les dissidents de la Foi. S'il est donc vrai que son action pastorale dans son diocèse de Langres fut intense, son action la plus importante fut sans nul doute la réforme qu'il entreprit pour le rétablissement et le respect de la liturgie romaine.

« Si les compositions particulières et les systèmes nouveaux doivent être écartés, à quoi nous rattacherons-nous ? .... à la tradition ![1] »

— Lettre de Mgr Parisis adressée au pape Pie IX

Cette réforme eut d'ailleurs un retentissement qui dépassa largement les frontières de son diocèse, la France ayant encore une forte tendance gallicane. En outre, pendant la préparation du concile Vatican I portant sur l'infaillibilité pontificale, Mgr Parisis se fera le "champion de Rome" s'opposant à de nombreux évêques français à cette tendance, tel que Mgr Dupanloup. C'est avec ce bilan élogieux que Mgr Parisis fut nommé à succéder à Mgr de la Tour d'Auvergne-Lauragais en tant qu'évêque d'Arras le 12 août 1851.

"Une grosse masse inerte", voilà quelles étaient les premières impressions de Mgr Parisis vis-à-vis de son nouveau diocèse. Sa première tournée pastorale, où les différentes paroisses visitées lui réservèrent toutes un accueil triomphal, l'aidèrent à dissiper ce sentiment. Dans ce diocèse fortement industrialisé, il s'opposa fortement au travail dominical qui pouvait alors exister dans son diocèse. De plus, il imposa également dans son nouveau diocèse le respect de la liturgie romaine ainsi qu'en grégorien. Il instruit le procès en canonisation de Benoît-Joseph Labre. Il fonde en 1854 les religieuses hospitalières du Précieux-Sang[2]. Il se fit également connaître en créant le petit séminaire d'Arras. Mgr Parisis se fit également remarquer par sa noble opposition au livre de Renan "La Vie de Jésus" en 1863.

« Cette joie assurément bien grande que vous avez ressenti, Vénérable Frère, en rétablissant si aisément l'usage de la Liturgie Romaine dans votre Église d'Arras, dont vous avez ainsi, par cette marque de respect, resserré plus étroitement les liens avec cette Chaire de Pierre élévée au-dessus de toutes les autres et avec Nous-même, cette joie vous excite et vous anime maintenant à ne rien omettre de ce qui vous paraît tendre de toute manière à conserver cette même Liturgie et à maintenir chez vous les usages de l'Église Romaine. Aussi Nous avons reçu avec plaisir l'Instruction pastorale que vous avez récemment publiée sur le chant ecclésiastique, et, en même temps, il Nous a été très-agréable d'apprendre, par votre lettre du 12 juillet dernier, que vous n'aviez rien plus à cœur que de vous attacher, même cette matière, aux règles et aux traditions des Pontifes Romains Nos prédécesseurs. Il y a déjà deux ans, comme vous nous l'écrivez, que, à la satisfaction et au contentement de tous, et de vous en particulier, il est en usage dans votre Église cathédrale, ce chant Grégorien que vous assurez avoir été restauré nouvellement par le Graduel et l'Antiphonaire qu'à mis au jour le libraire de Paris Lecoffre. ......... Nous y joignons, comme le présage de ces faveurs comme le gage de Notre affection particulière pour vous, Notre bénédiction Apostolique, que Nous accordons avec effusion, du plus profond de Notre cœur, à vous-même, Vénérable Frère, à tout Clergé et aux Fidèles de votre Église d'Arras. Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 23e jour du mois d'août de l'année 1854, et de Notre Pontificat la IXe[3]. »

— Pie IX, le Bref Venerabilis frater, salutem et apostolicam benedictionem, texte original en latin

Mgr Parisis mourut en son diocèse d'Arras, le 5 mars 1866. Son corps repose dans la chapelle de la Sainte-Vierge de la cathédrale d'Arras. On peut d'ailleurs y observer son gisant.

Gisant de Pierre-Louis Parisis dans la Cathédrale d'Arras

Vie politique[modifier | modifier le code]

Orateur et auteur catholique connu, il est député du Morbihan de 1848 à 1851, siégeant à droite. Il préside le comité des Cultes lors de l'Assemblée constituante.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Charles Guillemant, Pierre-Louis Parisis (1795-1866), Paris, J de Girord, 1925

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en)Fiche sur catholic-hierarchy.org
  • Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62338236/f5.image
  2. Aujourd'hui rattachées aux Sœurs augustines de Notre-Dame de Paris
  3. http://www.gregorianbooks.com/gregorian/pdf/JDL/Graduale/1858_Graduale_LeCoffre.pdf