Petru Pavel Aron

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Petru Pavel Aron, alternativement Petru Pavel Aaron, de son nom laïc Petru Aron (n. 1709, Bistra, Transylvanie - d. 9 mars 1764, Baia Mare) a été un évêque de l'Église roumaine unie à Rome, entre les ans 1752-1764.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petru Pavel Aron, alternativement Petru Pavel Aaron, de son nom laïc Petru Aron est né en 1709, à Bistra, județ d'Alba, en Transylvanie. Son père Teodor Aron était prêtre gréco-catholique de la paroise de Bistra.

Après des études élémentaires, avec de très belles résultats, à Roșia Montană, le jeune Petru Aron a continué ses études au Collège des Jésuites de Cluj, ainsi que des cours de philosophie à Trnava, ville située en Slovaquie actuelle. Ensuite, il a été envoyé par l'évêque Inocențiu Micu-Klein au Collège urbain de Propaganda fide de Rome, où il a étudié entre 1734 et 1742. À Rome, il a été ordonné prêtre célibe, au Collège grec, par l'archevêque Denis Modin, le 30 juillet 1742.

L'impératrice Marie Thérèse a reconnu Petru Pavel Aron de vicaire général, par un décret émis le 31 août 1745. Après la démission de l'évêque Inocențiu Micu-Klein, Petru Pavel Aron a dirigé l'Église roumaine unie à Rome en tant qu'administrateur apostolique, et en 1751 il a été élu l'un des trois candidats pour la fonction d'évêque de Făgăraș et Alba Iulia. Le 28 février 1752, l'impératrice a nommé Petru Pavel Aron évêque, et le Saint-Siège a confirmé cette élection par la boule du 6 juillet 1752. Il a été sacré évêque le 1er septembre 1752, dans le monastère de Máriapócs[1], localité située dans le nord-est de la Hongrie actuelle, par l'évêque Ruthène Manuil Mihail Olsavszky.

En 1756, l'évêque Petru Pavel Aron a consacré la cathédrale de la Sainte-Trinité de Blaj, que son précurseur, l'évêque Inocențiu Micu-Klein, avait fondée.

L'évêque Petru Pavel Aron est mort à Baia Mare, le 9 mars 1764. Après son décès, sa dépouille a été apportée à Blaj, où il a été enterré.

Activité culturelle[modifier | modifier le code]

À Blaj, en 1754, l'évêque Petru Pavel Aron a ouvert la première école élémentaie ayant la langue d'enseignement le roumain, de tous les temps. À la suite, il a fondé non moins de 53 écoles roumaines[2], un peu partout dans la Transylvanie. Il a fondé, à Blaj, une imprimerie diocésaine et, lui-même a réalisé une traduction roumaine de la Bible[3], pendant les années 1760-1761, en partant de la variante Vulgate. Cette version roumaine de Saintes Écritures est restée en archives jusqu'en 2005, quand elle fut imprimée par les soins de l'Académie roumaine[4].

Travaux[modifier | modifier le code]

  • Sancti patris nostri Joannis Damasceni
  • Opera Philosophica et Theologica
  • Epistola consolatoria ex divinitus inspiratis Scripturis, Blaj, 1761
  • Exordium et definitio sanctae œcumenicae synodi Florentinae exantiqua graecolatina editione desumpta, 1762
  • Institutio docrinae christiane, 1764
  • Une traduction roumaine (faite entre 1760-1761) de la Bible, en partant de la variante Vulgate, imprimée à peine, en 2005, par les soins de l'Académie roumaine : Biblia Vulgata Blaj 1760-1761 (« Biblia lui Petru Pavel Aron »), édition princeps d'après un manuscrit inédit, coordonnateurs Ioan Chindriș et Niculina Iacob, I-V, Editura Academiei Române, 2005.

Hommages rendus à l'évêque Petru Pavel Aron[modifier | modifier le code]

Plaque mémoriale à l'évêque Petru Pavel Aron, placée au centre de son village natal, Bistra
  • Une rue de Blaj porte son nom: strada Petru Pavel Aron.
  • Une rue de Bistra porte son nom: strada Petru Pavel Aron.
  • Une plaque mémoriale à l'évêque Petru Pavel Aron a été placée au centre de son village natal, Bistra.
  • Le 16 décembre 2009, la Banque nationale de Roumanie a émis, au but numismatique, une pièce de monnaie commémorative[5], ayant une valeur nominale de 10 lei, à l'occasion du 300e anniversaire de la naissance de l'évêque. La pièce est en argent, au titre de 999‰ et elle a été émise dans un tirage de 500 exemplaires. La pièce de monnaie est accompagnée d'un certificat d'autenticité, ainsi que d'une présentation succincte en roumain, anglais et en français de la vie et de l'activité de l'évêque Petru Pavel Aron[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À Máriapócs, il y a un sanctuaire gréco-catholique marial, L'Immaculée Baignée de larmes .
  2. Blajul - o mică Romă, Conștiința latinității, în ziarul Ziua, 4 octombrie 2004, ediția on-line
  3. Biblia Vulgata. Blaj, 1760-1761, vol. I-V, Editura Academiei Române, 2005
  4. Adrian Man, O monografie de referință, in Viața creștină, serie nouă, anul XVIII, nr. 7-8 (341-342), iulie-august 2007, Cluj-Napoca, p. 10
  5. La pièce de monnaie commémorative émise à 300 ans de la naissance de l'évêque Petru Pavel Aron
  6. Emisiune numismatică - monedă din argint dedicată împlinirii a 300 de ani de la nașterea episcopului Petru Pavel Aron / Émission numismatique - pièce de monnaie en argent dédiée à l'accomplissement de 300 ans de la naissance de l'évêque Petru Pavel Aron.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Augustin Bunea, Statistica românilor din Transilvania în anul 1750 făcută de vicarul episcopesc Petru Aron, Sibiu, 1901.
  • Augustin Bunea, Istoria românilor ardeleni de la 1751 până la 1764, Blaj, 1902.
  • Augustin Bunea, Episcopii Petru Paul Aaron și Dionisiu Novacovici sau Istoria românilor din Ardeal și Ungaria, Blaj, 1906.
  • Cornel Tatai, Un document revelator asupra activității culturale desfășurate de Petru Pavel Aaron, in „Apulum”, XII, 1974.
  • Ioan Chindriș, Biblia lui Petru Pavel Aron, in "Astra blăjeană", IX, Blaj, 2004, nr 3(32), p. 4.
  • Adrian Man, O monografie de referință, in „Viața creștină”, serie nouă, XVIII, nr. 7-8 (341-342), iulie-august 2007, Cluj-Napoca, p. 10.
  • Ioan Chindriș, Niculina Iacob, Petru Pavel Aron, Editura Astra, Blaj, 2007.
  • Eugen Simion, Școala Ardeleană, în „Viața creștină”, serie nouă, XVIII, nr. 7-8 (341-342), iulie-august 2007, p. 11 (Article pris du journal „Ziua”, XIV, nr. 3957, 16-17 iunie 2007, ediția națională).
  • Camil Mureșanu și Ioan Chindriș, Preludii la un eveniment cultural: prima traducere a Vulgatei în limba română, in "Academica", XV, 2005, nr. 34, p. 17-19.
  • Biblia Vulgata Blaj 1760-1761 ("Biblia lui Petru Pavel Aron"), ediție princeps după manuscris inedit, coordonatori Ioan Chindriș și Niculina Iacob, I-V, Editura Academiei Române, 2005.
  • Ion Brad, Biblia lui Petru Pavel Aron să fie lansată și în catedrala istorică a Blajului, în "Academica", XVI, 2006, nr. 47, p. 11-12.
  • Eugen Simion, Biblia lui Petru Pavel Aron, o ediție științifică, in "Academica", XVI, 2006, nr. 47, p. 2-4.
  • Camil Mureșanu, Biblia lui Petru Pavel Aron, monument de cultură al trezirii conștiinței naționale românești, in "Academica", XVI, 2006, nr. 47, p. 7-8.
  • Virgil Bercea, Biblia lui Petru Pavel Aron, Cartea Cărților, in "Academica", XVI, 2006, nr. 47, p. 6.
  • Virgil Cândea, Vulgata românescă, in "Academica", XVI, 2006, nr. 47, p. 9-10.
  • Niculina Iacob și Ioan Chindriș, Vulgata românească, in "Astra blăjeană", XI, 2007, nr 1(42), p. 2.
  • Dicționar Enciclopedic Român, Editura Politică, Vol. I, A - C, București, 1962.
  • Ioan M. Bota, Istoria Bisericii universale și a Bisericii românești de la origini până în zilele noastre, Casa de editură « Viața Creștină », Cluj, 1994.

Voir aussi[modifier | modifier le code]