Paul Souriau

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Paul Souriau (1852-1926) est un philosophe français connu pour ses travaux sur la théorie de l'invention et l'esthétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il effectua ses études doctorales à l'École normale supérieure (France) où il composa sa thèse titrée « Théorie de l'invention », publiée en 1881. Dans cette thèse, il soutient que les inventions ne sont pas le résultat d'un processus scientifique rigoureux mais qu'elles se présentent plutôt comme conséquences inévitables déterministes de l'environnement de l'inventeur. Cette théorie fut contestée très tôt après sa publication dans l'édition 1882 de la « Revue Internationale de l'Enseignement» [1]. C'est aussi en 1882 que sa femme donna naissance à Étienne Souriau, qui deviendra lui aussi philosophe spécialisé en esthétique. Simultanément à sa thèse française, il écrit aussi une thèse latine titrée « De motus perceptione ». Cette thèse latine visait à déterminer l'importance de la vision pour la perception des mouvements. Le titre initial de la thèse était De visione motus [2]. La thèse était un précurseur à ses futurs travaux sur la perception du mouvement.

Il devint professeur à la Faculté des lettres de Lille peu de temps après sa fondation en 1887. En 1889, il publie ses réflexions sur l'esthétique du mouvement[3]. Le livre décrit deux niveaux d'esthétique du mouvement: la beauté mécanique (l'adaptation du mouvement à remplir son but) et l'expression du mouvement (la signification que le mouvement communique à un observateur extérieur). Ce faisant, Paul Souriau distingue le mouvement de la perception du mouvement, des concepts qui deviendront plus tard le sujet de la cognition motrice et de la psychophysique.

Pendant sa carrière et particulièrement au début du XXe siècle, Paul Souriau publie ses réflexions sur l'esthétique des arts. Pendant cette période, il est professeur à l'Université de Nancy[4],[5],[6],[7]. Pendant la majeure partie de sa vie, Félix Alcan est son éditeur principal.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Théorie de l’invention (1882) ;
  • L’Esthétique du mouvement (1889) ;
  • La suggestion dans l’art (1893) ;
  • L’imagination de l’artiste (1901) ;
  • La beauté rationnelle (1904) ;
  • La rêverie esthétique (1906) ;
  • Les conditions du bonheur (1908) ;
  • Traité de la beauté fonctionnelle (1910) ;
  • L’esthétique de la lumière (1913) ;
  • L’entraînement au courage (1926).

Écriture d’une douzaine de contes pour enfants (Les aventures de Mistigri ; La plume noire). Nombreux articles dans Revue de Paris, L’Année psychologique, Revue philosophique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Société de l'enseignement supérieur (1882) Revue internationale de l'enseignement, Volume 3, G. Masson, éd.
  2. Guyard MM. S., Havet L., Monod G., Paris G. (1882) Revue critique d'histoire et de littérature, Volume 1, Ernest Leroux, éd.
  3. Paul Souriau (1889) L'esthétique du mouvement, Félix Alcan, éd.
  4. Paul Souriau (1901) L'imagination de l'artiste, Librairie Hachette et Cie, ed.
  5. Paul Souriau (1904) La beauté rationnelle, Félix Alcan, ed.
  6. Paul Souriau (1906) La rêverie esthétique: essai sur la psychologie du poète, Félix Alcan, ed.
  7. Paul Souriau (1909) La suggestion dans l'art, Félix Alcan, ed.

Liens externes[modifier | modifier le code]

La bibliographie de Paul Souriau, OpenLibrary.