Partition de disque dur

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Exemple de partitionnement d'un disque dur mixte Linux/Windows, avec des liens entre les partitions.

En micro-informatique, une partition est une partie d'un disque dur destinée à accueillir un système de fichiers.

La partition est une fraction d'un disque dur réel (matériel) en plusieurs disques virtuels (logiciels).

Chaque partition possède son système de fichiers, qui permettra de stocker ensuite les données.

Un disque peut contenir une ou plusieurs partitions. Lorsqu'il contient plusieurs partitions, celles-ci apparaissent au système d'exploitation comme des disques (ou « volumes ») séparés. Dans Windows, elles auront généralement des lettres de lecteur différentes (C:, D:, etc.). Dans Mac OS, elles apparaissent en général chacune avec son icône propre sur le Bureau. Sous UNIX, elles sont cachées de l'utilisateur final, les fichiers étant accédés à travers l'arborescence unique (ainsi d'ailleurs que les périphériques physiques) mais sont visibles à travers diverses commandes d'administration, notamment celles affichant les points de montage (mount, df).

On nomme « partition d'amorçage » (parfois par abus de langage « partition primaire ») celle qui prend le contrôle au démarrage, qu'elle contienne ou non le système d'exploitation.

Un disque dur peut être partitionné pour différentes architectures. On aura ainsi le partitionnement de type MBR (partitionnement Intel) pour la majorité des ordinateurs personnels (PC) ou GPT pour les architectures plus récentes (Macintosh, Linux et PC à venir).

Partitionnement Intel (PC)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Master boot record.

Cette partie traite de la manière historique de partitionner les disques dur d'ordinateurs compatibles PC, cette méthode a été inventée dans les années 1980 et perdure encore de nos jours (mais le remplacement des BIOS des ordinateurs personnels par l'EFI devrait achever la transition vers le mode de partitionnement GPT).

Tables de partitions[modifier | modifier le code]

Les informations sur les partitions sont conservées sur le disque lui-même dans des zones qu'on appelle tables de partitions. La table de partitions principale est contenue dans le premier secteur du disque ou secteur d'amorçage (Master boot record ou MBR) qui contient également le programme d'amorçage. Chaque ligne d'une table de partitions contient l'adresse de début de la partition et sa taille. Il peut s'agir de partitions primaires qui contiendront un système de fichiers ou de partitions étendues qui contiendront à leur tour une table de partitions ayant la même structure que la table principale.

Partitions primaires[modifier | modifier le code]

Seules les partitions primaires peuvent contenir la partition d'amorçage du système d'exploitation Windows.

Or il existe des restrictions sur les tables de partitions, certaines liées à la place occupée dans le secteur d'amorçage, d'autres pour simplifier le fonctionnement du système d'exploitation. Dans la table de partitions principale, on peut créer au plus quatre partitions, soit quatre partitions primaires, soit de 1 à 3 partitions principales puis une partition étendue (qui souvent est la dernière).

Partition étendue, partitions secondaires, etc.[modifier | modifier le code]

Lorsque l'on veut plus de quatre partitions, il faut donc créer une partition étendue. Cette dernière n'est ni plus ni moins qu'une partition primaire spéciale qui va contenir des partitions secondaires (souvent appelées partitions logiques). Le logiciel fdisk sous Linux gère jusqu'à 60 partitions : 3 principales et une étendue contenant 56 logiques.

Une partition étendue peut donc contenir plusieurs partitions secondaires et ne se distingue pas pour un programme utilisateur (ni pour le système) des autres partitions.

Seules les partitions primaires sont directement reconnues par le BIOS.

La table de partition étendue est contenue dans l'EBR.

L'EBR peut, lui aussi à son tour, contenir une partition étendue qui contiendra à ce moment-là des partitions tertiaires et ainsi de suite.

Détails en ce qui concerne le partitionnement avec GPT[modifier | modifier le code]

Article détaillé : GUID Partition Table.

Depuis l'arrivée des ordinateurs Apple équipés de processeurs Intel ainsi que des serveurs équipés de processeurs Itanium, le type de partitionnement employé par ces systèmes est différent. Celui-ci c'est généralisé avec les PC avec UEFI. GPT (GUID Partition Table) est le nom donné au nouveau format de partition d'un disque dur (ce modèle de partitionnement n'est pas lisible directement par un compatible PC équipé d'un BIOS ou par un Macintosh à PowerPC ou 680x0).

Auparavant les ordinateurs Apple utilisaient un système spécifique de partionnement, lisible sur tous les types de Macintosh mais ne permettant pas le démarrage sur un Mac Intel, lequel ne fonctionne que sur un PowerPC.

Outils de partitionnement et/ou formatage[modifier | modifier le code]

Voici une liste non-exhaustive d'outils permettant de créer des partitions et (pour certains d'entre-eux) de formater ces partitions :

  • fdisk : Utilitaire utilisé sous DOS, Linux, Mac OS X et certains UNIX (comme FreeBSD) pour manipuler les partitions et la table de démarrage. Bien que le nom de cet outil soit identique sur ces quatre systèmes, il ne s'agit absolument pas du même programme. Sous DOS l'utilitaire est présenté sous forme de menus ; sous Linux, sous forme d'un outil en ligne de commande ; sous Mac OS X, il faut ouvrir une fenêtre Terminal pour l'utiliser de manière interactive et sous FreeBSD (par exemple) il prendra la forme d'un programme en console.
  • diskmgmt.msc est un gestionnaire de disques livré avec Windows NT/2000/XP pour manipuler les partitions.
  • DiskDrake est un utilitaire de Mandriva et de Mageia permettant de créer, enlever, redimensionner les partitions via une interface visuelle.
  • sfdisk est un utilitaire disponible sous Linux pour manipuler les partitions. C'est l'un des seuls utilitaires à pouvoir être utilisé en mode non interactif. Des problèmes sont rapportés lors de la création de partitions.
  • cfdisk est un utilitaire disponible sous Linux pour manipuler les partitions. Il est présenté sous forme de menus à la manière de fdisk sous DOS.
  • Partition Magic (créé à l'origine par PowerQuest pour Windows XP) est un utilitaire payant de la société Symantec Corporation fonctionnant sous DOS ou Windows. Norton PartitionMagic est notamment reconnu pour pouvoir redimensionner, déplacer ou fusionner une ou des partitions sans perdre les données qu'elle contient. Il permet diverses opérations impossibles à réaliser avec les outils fournis en standard par Microsoft comme convertir un système de fichiers NTFS en FAT (l'inverse est possible sous Windows (NT) grâce à la commande convert) ou réparer une table de partitions endommagée. Attention cependant à la compatibilité avec Microsoft Windows Vista. Il est connu un phénomène de disparition de partition difficilement réversible.
Nota bene : ces deux logiciels ne sont plus commercialisés par l'éditeur (site Symantec consulté le 21/01/2010) ; de nombreux sites en proposent le téléchargement gratuit, avec tous les risques que cela comporte.
  • EASEUS Partition Master est un logiciel gratuit et fiable sous Windows permettant de gérer toutes les partitions, créer, déplacer, redimensionner sans pertes de données.
  • GNU Parted est un éditeur de partitions. Il contient la bibliothèque libparted ainsi qu'un frontal en ligne de commande.
  • GNU fdisk se définit comme une alternative à GNU parted.
  • QtParted se définit comme « un clone de Partition Magic écrit en C++ en utilisant la bibliothèque graphique Qt ». Ce dernier est en fait une implémentation graphique de GNU parted.
  • GParted est une autre implémentation graphique de GNU parted. Il utilise la bibliothèque graphique GTK et peut manipuler de nombreux formats de systèmes de fichiers. À noter que Gparted existe en version LiveCD qui permet de préparer/modifier des partitions sans système installé sur la machine.
  • TestDisk est un programme qui permet de récupérer une partition dont la table aurait été effacée.
  • Atola Partition find and mount[1] est un programme gratuit qui permet de récupérer et réparer une partition sur un disque dur. Il est sans risque, ce qui n'est pas le cas de Testdisk.[non neutre] Fonctionne sous Windows.
  • fat32format, de Ridgecrop Consultants Ltd, permet de formater une partition de plus de 32 Gio en FAT32.
  • Disk director suite d'Acronis, édité en France par Micro Application sous le nom Partition suite 9, est très complet. Il permet le formatage, le déplacement sans pertes de données, la création, le redimensionnement, la copie, etc. des partitions de formats courants et moins courants. De plus un logiciel de gestion « multi-OS » est fourni afin de faciliter les changements de système sans redémarrage.
  • Partition Expert est un programme payant édité par Micro Application qui permet la gestion, le partitionnement, le nettoyage des disques durs. Il est très complet mais on rapporte des dysfonctionnements avec Microsoft Windows Vista.
  • Partition Manager 10 Professional, est un programme édité par Micro Application, qui permet la gestion complète des partitions : création, fusion, redimensionnement, copie, restauration des partitions perdues, effacées ou endommagées, gestion multi-OS, défragmentation. La gestion est effectuée sans pertes de données. Outil complet.
  • BootIt NG est un utilitaire payant édité par TeraByte Unlimited. Il permet de créer, copier et redimensionner des partitions. Il inclut un gestionnaire de démarrage permettant de définir plusieurs configurations différentes. Parmi ses spécificités, la possibilité de gérer plus de 4 partitions primaires via la création d'un MBR étendu (EMBR) et la possibilité de réaliser des backups de partitions complètes.
  • FIPS est un des premiers programmes (si ce n'est le premier) permettant de redimensionner une partition FAT16 ou FAT32 sans l'effacer. On le trouvait sur les CD d'installation des distributions Linux (Red Hat 5.2 par exemple), pour réduire les partitions de systèmes MS-DOS ou Windows. Il fonctionne sous MS-DOS[2].

Outils de lecture de partition[modifier | modifier le code]

  • explore2fs permet de lire le contenu d'une partition ext2 ou ext3 depuis Windows ;
  • ext2ifs Ext2 Installable File System for Windows
  • les Mtools permettent d'accéder au contenu de partitions FAT depuis UNIX ;
  • MacDrive permet de lire et d'écrire le contenu de disques durs et CD-ROM Macintosh (HFS Extended (HFS+) et HFS Standard (HFS)) depuis Windows.

Identificateur de partition[modifier | modifier le code]

Sur un ordinateur de type PC, un identificateur associé à chaque partition permet de connaître a priori quel type de système de fichier elle abrite. Cet identificateur occupe un octet, avec la table de correspondance suivante[3] :

ID Type
00 Vide
01 FAT12
02 XENIX root
03 XENIX /usr
04 FAT16 <32Mio (adressage CHS)
05 Étendue
06 FAT16
07 NTFS (et son prédécesseur HPFS)
08 AIX, voir JFS
09 AIX bootable
0a OS/2 Boot Manager
0b Win95 OSR2 FAT32 (adressage CHS)
0c Win95 OSR2 FAT32 (adressage LBA, appelée aussi FAT32X )
0e Win95 FAT16 (adressage LBA)
0f Étendue (adressage LBA)
10 OPUS
11 Hidden FAT12
12 Compaq diagnostic
14 Hidden FAT16 <32M
16 Hidden FAT16
17 Hidden HPFS/NTFS
18 AST SmartSleep
1b Hidden Win95 FAT32
1c Hidden Win95 FAT32 (LBA)
1e Hidden Win95 FAT16 (LBA)
24 NEC DOS
2f Smart File System
30 AROS RDB
39 Plan 9
3c PartitionMagic Recoverable Partition (PqRP)
40 Venix[4] 80286
41 PPC PReP Boot
42 SFS
4d QNX4.x
4e QNX4.x 2de partition
4f QNX4.x 3e partition
50 OnTrack DM
51 OnTrack DM6 Aux
52 CP/M
53 OnTrack DM6 Aux
54 OnTrackDM6
55 EZ-Drive
56 Golden Bow
5c Priam Edisk
61 SpeedStor
63 GNU HURD or Sys
64 Novell Netware
65 Novell Netware
70 DiskSecure Mult
75 PC/IX
80 Ancien Minix
81 Minix / ancien Linux
82 Swap Linux / pool ZFS
83 Ce type de partition est utilisé par les systèmes de fichiers ext2, ext3, ext4, ReiserFS et JFS
84 OS/2 hidden C:
85 Linux étendu
86 FAT16 volume set
87 NTFS volume set
8e Linux LVM
93 Amoeba
94 Amoeba BBT
9d SDF
9f BSD/OS
a0 IBM Thinkpad hi
a5 FreeBSD
a6 OpenBSD
a7 NeXTSTEP
a8 Darwin UFS
a9 NetBSD
ab Darwin boot
af HFS+
b7 BSDI fs
b8 BSDI swap
bb Boot Wizard hid / Acronis Hidden
bc Acronis Secure Zone
be Solaris boot
c0 Fichier CrashDump.sys CTOS-III PC (CTOS = système d'exploitation x86 [i386]
multi-tâche & multi-utilisateur de Bull & Unisys, porté sur PC au milieu des années 1990)
c1 DRDOS/sec (FAT-
c4 DRDOS/sec (FAT-
c6 DRDOS/sec (FAT-
c7 Syrinx
cd Système de fichiers (disque système ou disque de données) CTOS-III PC
(CTOS = système d'exploitation x86 [i386] multi-tâche & multi-utilisateur de Bull & Unisys, porté sur PC au milieu des années 1990)
da Non-FS data
db CP/M / CTOS /.
de Dell Utility
df BootIt
e1 DOS access
e3 DOS lecture seule
e4 SpeedStor
eb BeOS file system
ee EFI GPT
ef Partition système EFI (formatée en FAT12 ou FAT16 ou FAT32)
f0 Linux/PA-RISC b
f1 SpeedStor
f4 SpeedStor
f2 DOS secondaire
f7 MVTFS
fd Linux raid auto
fe LANstep
ff BBT

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]